Création d'un réseau MJC pour la diffusion du spectacle vivant jeune public pour le Pays du Mans

De Anne-Sophie Montigny
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Sommaire

Remerciements

Je remercie mes maîtres de stage, Patricia Chevalier et Claude Morihain pour leur encadrement, leur soutien et leur gentillesse.

Mes remerciements vont également à toutes les personnes que j’ai rencontrées pendant mon stage, et qui ont contribué à la réussite de celui-ci.

Enfin, je remercie Laëtitia avec qui j’ai travaillé sur ce projet.

AVANT-PROPOS

Ce stage a été proposé par le Pays du Mans suite à la demande effectuée par le collectif Maison des Jeunes et de la Culture du Pays. Ce collectif est composé des neuf MJC et CSC :

  • La MJC de Ballon, représentée par Christine Vallée, présidente
  • LA MJC de Montbizot, représentée par Yannick Rebré, président
  • La MJC de Joué l’Abbé, représentée par Sophie Monclus, présidente
  • La MJC Prévert du Mans, représentée par Stéphane Lemesle, président
  • La MJC Plaine du Ronceray du Mans, représentée par Gilles Rouby, président
  • Le Centre François Rabelais de Changé, représenté par Joël Georges, président
  • La MJC Jacques Brel d’Arnage, représentée par Rémy Claude, président
  • Le Centre Simone Signoret de Mulsanne, représenté par Michel Rosensohn, président
  • Le Centre du Val’Rhonne, représenté par Francis Penez, président

Certaines MJC ont déjà travaillé ensemble sur des actions ponctuelles ou non. Pour exemple, les MJC de Moncé-en Belin, Changé et Mulsanne ont créé une programmation commune appelée les « trois saisons », consacrée à la saison jeune public dans le spectacle vivant. C’est sur cette expérience que la volonté de créer un réseau entre les MJC du territoire du Pays du Mans s’est fondée. Le Pays a pour objectifs de soutenir les initiatives locales et de répondre aux projets d’intérêt communautaire. L’idée de créer un réseau a été faite par le Conseil de Développement à l’équipe du Pays qui en tant qu’accompagnateur a donc proposé ce travail aux étudiants du Master 2 de l’Université du Maine. Bien plus que de répondre à la demande du collectif, le Pays souhaite également améliorer la qualité de ses aides auprès des MJC. Effectivement, plutôt que de financer les structures individuellement chaque année, le pays préfèrerait financer un projet global. Par ailleurs, le Pays envisage un conventionnement avec la Région sur trois ans afin de soutenir la création de ce réseau.

Avant le début du stage, le collectif MJC avait déjà imaginé une mise en réseau qui suivrait deux axes de conduite : l’itinérance artistique et l’émergence locale. Ces deux aspects sont des axes privilégiés que j’ai suivis tout au long de notre projet.

La méthode de projet est la suivante :

  • faire un état des lieux des missions du Pays du Mans, des MJC et CSC du territoire et des différentes actions de mise en réseau en France
  • Réaliser un diagnostic et un constat
  • Rédiger une stratégie d’actions
  • Aboutir à un mode d’emploi

Ce projet a été mené durant quatre mois, du 30 avril au 29 août 2008. J’ai été suivie par deux maîtres de stage, Patricia Chevalier, chargée de tourisme au Pays du Mans et Claude Morihain, initiateur du projet de réseau, directeur du Val’Rhonne à Moncé-en-Belin.

ÉTAT DES LIEUX

LE PAYS DU MANS

Le territoire

La situation géographique

Le Pays du Mans est situé au cœur du département de la Sarthe, à 200 km de Paris, 160 km de Nantes et 180 km d’Orléans et de Poitiers. Il est un des importants carrefours de l’ouest de la France avec la ligne du TGV ouest et une étoile autoroutière à cinq branches : l’A11 vers Paris et Nantes, l’A81 vers Rennes et la Bretagne et l’A28 vers Rouen et Tours.

La particularité du Pays tient dans son organisation spatiale. Le Pays associe en effet une agglomération de 200 000 habitants (la troisième des Pays de la Loire) avec son espace rural et périurbain périphérique.

Bien que polarisé sur la ville centre, le Pays du Mans offre pourtant une grande diversité de paysages ainsi qu’un patrimoine architectural et naturel d’une grande richesse. Le Pays du Mans est l’espace de vie de 260 000 personnes. Chaque espace joue son rôle autour d’un axe de développement commun : la complémentarité ville-campagne.

Les collectivités membres du Pays du Mans et ses principales missions

Le syndicat mixte du Pays du Mans est créé depuis le 14 octobre 2002. Il a pour objet l’aménagement et le développement durable du territoire. Il regroupe :

  • 48 communes sur 810 km2
  • 260 000 habitants (soit 49% de la population sarthoise) dont :
  • 6 communautés de communes (Antonnière, Bocage Cénomans, Orée du Bercé Bélinois, Portes du Maine, Rives de Sarthe, Sud-est du Pays Manceau)
  • Le Mans Métropole Communauté Urbaine
  • Les communes de Champagné et Ruaudin
  • Le Conseil Général de la Sarthe
le territoire Pays du Mans

Le syndicat a pour mission d’exercer des activités d’étude, d’animation et de gestion nécessaires à la mise en œuvre de projets économiques, sociaux, environnementaux, culturels et touristiques d’intérêt collectif et communautaire notamment prévus dans la charte de territoire. Le Pays du Mans est l’interlocuteur privilégié du Département, de la Région, de l’Etat et de l’Europe pour mettre en œuvre des programmes d’actions. Ils ont pour objectifs de soutenir les initiatives locales – CDL (Convention de développement Local), CTU (Contrat Territorial Unique), ORAC (Opération de Restructuration de l’Artisanat et du Commerce, – pour un développement cohérent du territoire comme décrit dans la charte de territoire du Pays du Mans.

L’Organisation du Pays du Mans

Le schéma de fonctionnement du pays

schéma de fonctionnement du Pays du Mans

Les membres du bureau syndical

Président : M. Jean-Claude BOULARD (Le Mans Métropole CU)

  • 1er Vice-Président : M. Jean-Marie GEVEAUX (CG)
  • 2 ème Vice-Président : M. Benoît CHARVET (CC Antonnière)
  • 3 ème Vice-Président : M. Franck BRETEAU (CC Bocage Cénomans)
  • 4 ème Vice-Président : M. Michel FRESLON (CC Orée de Bercé Belinois)
  • 5 ème Vice-Président : M. Janny MERCIER (CC Portes du Maine)
  • 6 ème Vice-Président : Mme Véronique CANTIN (CC Rives de Sarthe)
  • 7 ème Vice-Président : M. René LOGEREAU (CC Sud Est du Pays Manceau)

De plus, ce bureau compte aussi d’autres membres (un représentant pour chaque collectivité du Pays du Mans) qui viennent s’associer au président et vice-présidents mais aussi à un représentant de la Région (Mr Patrick DELPECH).

Les commissions de travail

  • Commission Economique - Technologique : Président M. Franck BRETEAU
  • Commission Environnement - Agriculture : Président M. Michel FRESLON
  • Commission Mobilité - Services : Président M. Benoît CHARVET
  • Commission Tourisme - Culture : Président M. René LOGEREAU
  • Commission Finances - Marchés : Présidente Mme CANTIN
  • Commission Projets Européens : Président M. Janny MERCIER

Le Conseil de Développement du Pays

Réuni en séance d’installation le 23 octobre 2002, le Conseil de Développement du Pays du Mans regroupe 142 membres parmi les acteurs du territoire. La charte de territoire du Pays du Mans a été validée par le Conseil de Développement en séance du 2 décembre 2002. La souche agglomération de ce conseil s’était réunie dès avril 2002 pour contribuer au projet d’Agglomération porté par Le Mans Métropole Communauté Urbaine. Le Conseil de Développement se compose de 5 collèges et s’organise autour de 4 commissions de travail:

Organisation du conseil de développement

Les commissions du Syndicat mixte et du Conseil de Développement ont volontairement les mêmes intitulés pour mettre en cohérence les réflexions de chacune des commissions. Les liens respectifs entre commissions sont réalisés par le chargé de mission responsable d’une thématique et par la commission du syndicat chargée des liens avec le Conseil de Développement.

La charte de territoire du Pays du Mans

Les principes fondateurs

Charte territoire.jpg

Le Pays du Mans inscrit chacune de ses actions dans le principe du développement durable. Trois principes sont à l’origine de sa création. Le premier est de renforcer le partenariat entre acteurs pour créer un territoire de solidarité. Pour cela, certaines actions sont valorisées : mettre en réseau les acteurs pour construire un pays à échelle humaine, faciliter l’effort de la démocratie participative ou encore mettre en place une communication à hauteur de ces ambitions.

Le second axe privilégié par le Pays est de connaître et observer le territoire, en créant par exemple un observatoire et un lieu de regroupement des principales données sociales et économiques.

Enfin, le dernier principe fondateur est d’évaluer en permanence les actions du Pays afin de répondre au mieux aux besoins du territoire. Pour mettre en œuvre cet axe essentiel, le Pays mesure les effets produits par la contractualisation avec les collectivités partenaires sur le développement local. Enfin, le Pays engage des relations fortes avec les autres Pays limitrophes.

Le premier enjeu du Pays : développer la qualité des échanges et des flux entre territoires

Nous l’avons vu le territoire du Pays du Mans est vaste et associe une partie urbaine à une autre partie bien plus rurale. La première action à mener pour développer les échanges au sein de ce territoire est de permettre un meilleur déplacement des populations. Le Pays encourage le réseau de transports en commun tout en prenant en compte la migration quotidienne domicile - travail et les liaisons espace périphérique – espace urbain central. Par ailleurs, dans le souci de toujours répondre à la notion de développement durable, le Pays incite à se déplacer plus proprement, en utilisant les transports en commun, en établissant des parcours et réseaux pour les modes de circulation douce en milieu rural, périurbain et urbain. Enfin la dernière action est d’accompagner le développement des flux immatériels en favorisant l’extension des réseaux à haut débit à partir de la ville du Mans, afin de rompre l’isolement des espaces périphériques.

Le deuxième enjeu : renforcer l’attractivité et le rayonnement du territoire autour et avec son agglomération

Pour renforcer l’attractivité du territoire, le Pays du Mans tente d’établir un système urbain équilibré. Optimiser l’organisation des services et la complémentarité des équipements sont des actions privilégiées par le Pays. Par ailleurs, un service urbain est équilibré si l’on s’appuie sur cette complémentarité des équipements, sur la diversité des commerces et des services de proximité. Le rayonnement du territoire est lié à la spécificité du Pays du Mans, sa complémentarité ville - campagne. Différentes actions du Pays sont directement guidées par cette particularité. Le Pays gère son territoire comme un nouvel espace de développement en pérennisant et entretenant les espaces agricoles, en construisant un pays touristique à fort rayonnement culturel et enfin en faisant vivre une complémentarité entre espaces dans le développement économique. La complémentarité ville - campagne peut également être mise au service d’une cohésion territoriale puisque le Pays fait du respect de l’environnement une priorité. Enfin la dernière action menée autour de cet enjeu, est celle d’imaginer la complémentarité ville - campagne comme un outil de lien social. Le lien social passe notamment par un meilleur dialogue entre les différents usagers de l’espace périphérique.

Le troisième enjeu : construire une identité commune en préservant les spécificités des territoires

Le dernier enjeu du Pays du Mans est assez commun à l’ensemble des Pays nés de la loi Chevènement. Il s’agit de construire une identité commune tout en préservant les particularités de chaque territoire constituant le Pays. Le Pays du Mans s’attache à préserver les paysages et leur dynamique en conservant l’identité rurale du territoire ainsi que les éléments identitaires du paysage. Le tourisme est un axe privilégié par le Pays c’est pourquoi le tourisme de découverte est valorisé par le Pays. La deuxième action menée par le Pays est de préserver et mettre en valeur le cadre de vie notamment en protégeant et en valorisant le patrimoine. Le Pays du Mans souhaite construire un Pays faire-valoir des spécificités de ses territoires tout en construisant une image forte et fédératrice. Connaître le territoire au sein duquel nous allons travailler est essentiel pour comprendre le cadre dans lequel s’inscrit le projet de mise en réseau. Cependant d’autres éléments sont aussi à prendre en considération dans l’état des lieux. Effectivement, les notions de Maison des Jeunes et de la Culture et de Centre Socioculturel sont aussi au cœur de notre étude, c’est pourquoi définir chacune d’elles est tout aussi important que de connaître le territoire du Pays du Mans.

LES MAISONS DES JEUNES ET DE LA CULTURE

Les Maisons des Jeunes et de la Culture (M.J.C), créées en 1948 par André Philip, sont des structures associatives. Elles existent principalement en France, dans les Départements d’Outre-Mer et dans certains pays francophones et sont rattachées, en France, au Ministère de la Jeunesse et des sports.

Les MJC, généralement installées au cœur des villes, des quartiers et des villages ont pour objectif de lier jeunesse et culture dans une perspective d’éducation populaire. Elles ont la capacité de réunir et de mettre en mouvement des citoyens et de développer des initiatives nouvelles et innovantes. Bâties sur des valeurs républicaines, d’éducation populaire, de laïcité, de solidarité, de tolérance et de responsabilité, les MJC intègrent aujourd’hui les attentes d’une société en évolution constante.   Leurs missions sont de :

  • favoriser l’autonomie et l’épanouissement des personnes
  • permettre l’accès à l’éducation et à la culture
  • contribuer à une société plus solidaire
  • lutter contre toutes les formes d’exclusions
  • développer la citoyenneté

Leurs priorités sont :

  • l’action éducative en direction des jeunes
  • maintenir et développer les liens sociaux sur un territoire

Leurs principes sont :

  • l’ouverture à tous
  • le respect des convictions personnelles
  • le pluralisme des idées et le principe de laïcité

Il existe deux fédérations nationales qui regroupent une partie des MJC de France : la confédération des maisons des jeunes et de la culture de France (CMJC) et la fédération française des maisons des jeunes et de la culture (FFMJC).

LE CENTRE SOCIOCULTUREL

Les premières « résidences sociales » sont créées à la fin du XIXème siècle dans les pays anglophones En France, la première résidence est installée à Paris en 1894. Mais c’est la Maison sociale de Levallois Perret fondée en 1908 qui s’impose comme la référence du genre, sans doute du fait de la personnalité de sa directrice, Marie-Jeanne BASSOT (1876 – 1935). En 1922, une vingtaine d’établissements se regroupent pour créer la Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France (FCSF) qui se déclare Association en 1927.

Les Centres Sociaux se multiplient à partir des années 1960 et sont de plus en plus nombreux à s’associer à la Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France :

  • en 1960 : 211 Centres
  • en 1970 : 450 Centres
  • en 1980 : 1000 Centres agréés CNAF dont 689 adhérents FCSF
  • en 2000 : 1200 Centres adhérents FCSF

L’augmentation rapide du nombre de Centres est liée au développement des cités, en périphérie des grandes villes, et à la mutation du monde rural. Les Caisses d’Allocations Familiales et la Mutualité Sociale Agricole jouent un rôle de taille dans le développement des Centres. Les Centres bénéficient également de la dynamique associative qui se manifeste à cette époque dans tout le pays.

Depuis les années 50, le Centre Social a changé. Il est devenu Centre Social ET Culturel (CSC) Il n’est plus seulement là pour résoudre des problèmes. Il est un lieu ressource, un support pour les habitants qui souhaitent dynamiser leur quartier, leur ville ou leur village. Des bénévoles animent les Centres, accompagnés par des salariés.

Comme toute association, le Centre socioculturel doit organiser des assemblées générales, constituées de tous les adhérents du CSC. Cette assemblée générale se réunit une fois par an et procède au vote du Conseil d’Administration (CA). C’est le CA qui élit les membres du bureau. Des commissions sont mises en place et proposent des projets au Conseil d’Administration qui entérine ces propositions. Enfin le bureau définit les moyens pour appliquer ces décisions et laisse aux professionnels le soin de les mettre en place.

Le Conseil d’Administration, représenté par son président, recrute les intervenants des activités du centre. Cependant, le président est souvent aidé dans cette tâche par la directrice, souvent mise à disposition par la mairie. Les intervenants sont payés par l’association.

Chaque CSC est unique : bénévoles et professionnels font vivre un projet d’animation sociale et culturelle adapté au territoire. Le projet est l’ensemble des activités et de services organisés par l’équipe du Centre en tenant compte des caractéristiques du territoire, de son histoire, sa culture, son économie, sa démographie…

Les Centres socioculturels entretiennent de nombreux partenariats : humains, matériels ou financiers. Ils interviennent avant, pendant ou après la mise en place d’un projet. Il s’agit de collectivités locales et territoriales, d’institutions (Caisse d’Allocations Familiales, Mutualité Sociale Agricole...), de services de l’Etat... Ces partenariats sont possibles parce que les Centres et leurs partenaires partagent les mêmes préoccupations éducatives, sociales, économiques et culturelles.

Chaque structure étant à présent définie, intéressons nous à présent aux Maisons des jeunes et de la culture et aux Centres socioculturels du Pays du Mans.

LES MJC ET CSC DU PAYS DU MANS

Pour réaliser notre état des lieux des MJC et CSC du Pays du Mans, nous avons rencontré les personnes référentes de chacune de ces structures. Nous avons soumis à chacune d’entre elles le même questionnaire rédigé suivant trois axes : l’identité de la structure, le spectacle vivant et la mise en réseau. En plus de répondre à nos questions, les acteurs nous ont fourni divers documents utiles à notre réflexion : organigramme, budgets, programmation et documents concernant le matériel disponible. À la suite de ces entretiens, nous avons rédigé un compte-rendu, réalisé une fiche identité de chaque structure et un récapitulatif sous forme de tableau. Tous ces documents sont restitués dans les annexes de ce rapport. Nous avons rencontré l’ensemble des MJC et CSC, cependant nous n’avons rencontré que très tard M.Rebré de la MJC de Ballon. Nous avons donc trouvé préférable d’aller à l’essentiel lors de l’entretien, à savoir la mise en réseau. Nous n’avons donc pas de document écrit précisant chacun des points du questionnaire. Néanmoins, nous avons compris et retenu le plus important : la MJC de Montbizot est très motivée par cette mise en réseau, elle dispose des moyens financiers et humains pour mener à bien ce projet. Après l’étude approfondie des résultats de nos entretiens, nous avons enfin rédigé un état des lieux en suivant les mêmes trois axes utilisés dans notre questionnaire.

La situation géographique et la gestion

La répartition des MJC et CSC sur le territoire Pays du Mans

Il existe 6 Maisons des jeunes et de la culture et 3 Centres Socioculturels sur le territoire du Pays du Mans. Les MJC Ronceray et Prévert sont situées dans la ville du Mans. Dans la communauté urbaine du Mans, on trouve également le CSC Simone Signoret à Mulsanne et la MJC Jacques Brel à Arnage. Dans le Nord du Pays du Mans, trois MJC sont représentées, la MJC Joël Sadeler à Ballon, la MJC Joué l’Abbé - La Guierche – Souillé et la MJC de Montbizot. Ces trois MJC sont regroupées sous le nom des MJC des Portes du Maine, nom de la Communauté de Communes du nord du Pays du Mans. Au sud du Pays du Mans, le Centre Socioculturel du Val’Rhonne est situé à Moncé en Belin. Enfin, dans la Communauté de Communes du Sud Est du Pays manceau, aux portes de la Communauté urbaine du Mans, on trouve le CSC François Rabelais de Changé.

Seules les trois MJC du nord du Pays du Mans sont gérées uniquement par des bénévoles. Les autres CSC et MJC sont à la fois gérés par des professionnels permanents et des bénévoles. Les activités proposées dans tous ces lieux sont animées par des professionnels. En général, les financements apportés viennent de la commune, du conseil général, de la communauté de communes, du Pays et parfois de la CAF pour les Centres Socioculturels. Pour les centres Simone Signoret de Mulsanne et Jacques Prévert du Mans, le Centre national de cinématographie apporte une aide pour l’activité cinéma. Cette activité particulière à ces deux centres fait partie de toute une programmation culturelle que nous allons maintenant aborder.

La programmation culturelle dans le spectacle vivant

L’état des lieux des MJC et CSC du Pays du Mans nous a conduit à nous interroger sur la programmation culturelle en matière de spectacle vivant. Effectivement, le collectif MJC souhaite orienter son réseau autour de cette thématique, il est donc essentiel de recenser d’abord ce qui se fait sur le territoire avant de proposer toute préconisation.

La MJC Jacques Prévert au Mans est essentiellement centré sur des activités liées à la radio ou au cinéma. Cependant, un lieu nommé « l’inventaire » est mis à la disposition d’une compagnie théâtrale, lui permettant ainsi d’avoir un espace de création. Cette troupe, en parallèle à son propre travail, propose durant l’année des spectacles dans cette salle installée dans les locaux de la MJC.

Le Centre Socioculturel Simone Signoret à Mulsanne dispose également d’une salle de cinéma, et mène notamment une vraie politique en direction des personnes dites différentes (publics sourds et malentendants). Les actions réalisées dans le spectacle vivant restent ponctuelles comme dans le cadre du festival «  à suivre de près ». Les autres MJC/CSC, quant à eux proposent tous, une programmation liée au spectacle vivant mais à des échelles différentes.

Dans le nord du Pays du Mans, la diffusion de spectacle est réalisée dans le cadre du regroupement des trois MJC de Ballon, Montbizot et Joué l’Abbé nommé MJC des Portes du Maine. Trois spectacles sont sélectionnés et proposés au public durant l’année. La MJC Jacques Brel à Arnage dispose d’un forum de 70 places qui lui permet de mener des actions ponctuelles dans le domaine du spectacle vivant notamment en proposant des pièces de théâtre ou des concerts.

Les MJC et CSC disposant de licences d’entrepreneurs comme le Val’Rhonne à Moncé en Belin, la Plaine du Ronceray au Mans et le Centre Rabelais à Changé offrent une programmation culturelle conséquente. Ces structures sont par ailleurs conventionnées « Scène jeune public » et dispose donc d’une aide de la part du Conseil Général de la Sarthe. Dans ce cadre, elles doivent programmer au minimum six spectacles en direction du jeune public. Les spectacles proposés sont présentés aux écoles, et des séances sont ainsi organisées à des horaires et des tarifs adaptés pour les scolaires.

Nous avons vu que certaines structures ont déjà de l’expérience dans la diffusion de spectacles. Il est maintenant intéressant de connaître les réseaux auxquels elles appartiennent. Cette démarche a deux objectifs : comprendre comment ces réseaux fonctionnent et leurs objectifs de création, et savoir le nombre de structures déjà inscrites dans cette logique partenariale et leur degré d’implication.

Le travail en réseau

Sur le territoire Pays du Mans, les MJC et CSC de Moncé en Belin, Mulsanne et Changé ont déjà travaillé ensemble sur la programmation spectacle vivant jeune public. Les « trois saisons » sont nées en 2006 et intègrent une programmation et une communication communes ainsi qu’une présentation aux enseignants. La programmation, baptisée « les petits yeux grand ouverts », se déroule sur trois territoires respectifs et s’adresse aux écoles, aux centres de loisirs mais aussi aux familles avec des spectacles en début de soirée. Cette année, le centre Simone Signoret s’est retiré des trois saisons mais la collaboration s’est étendue, notamment au centre Scélia de Sargé-les-Le-Mans avec le spectacle « l’île d’Ariel ».

Le centre Rabelais de Changé possède le label « scène du monde » et est membre fondateur du « collectif sarthois des musiques du monde et traditionnelles Caravanes » avec la MJC plaine du Ronceray du Mans. La MJC Plaine du Ronceray est également cofondatrice du réseau « le magnéto » dans le cadre de sa compétence en matière musicale. Ce réseau est le collectif départemental des musiques actuelles. De plus, cette MJC participe au réseau Théâtre amateur en Sarthe et au pôle de coopération des musiques actuelles en Pays de la Loire.

Plusieurs MJC et CSC font parties du réseau Chaînon qui a pour objectif de trouver des artistes en région : le Val’Rhonne, le Centre Rabelais et le Ronceray. Créé en 1987, le Chaînon, Fédération des Nouveaux Territoires des Arts Vivants (FNTAV) est une association nationale sous loi 1901. Elle fédère des équipements et projets culturels (près de 300) regroupés pour la plupart au sein de 11 fédérations régionales, qui oeuvrent dans le domaine des Arts vivants et qui constituent en Région un maillage de projets structurants, inscrits dans leurs territoires respectifs. Acteur dans le débat des politiques publiques, à travers un mouvement citoyen et un engagement professionnel définis dans son projet politique, le Chaînon/FNTAV est nourri des valeurs de l’éducation populaire et de l’éducation artistique et culturelle. Son influence s’exerce aussi au niveau international notamment au travers d’AREA (Association des Réseaux d’Evènements Artistiques - Canada, Suisse, Belgique, France, Aragon). Chaque année, le Chaînon/FNTAV organise un festival « le chaînon manquant » sur cinq jours qui propose une centaine de représentations répartie dans trois villes : Figeac, Capdenag-gare et Lunan. Le chaînon manquant est le plus important festival pluridisciplinaire de la jeune création.

La MJC Jacques Prévert du Mans intègre deux réseaux par le biais de ses deux média : Radio alpa et les cinéastes. D’un côté le réseau des radios associatives la FRAMA, qui regroupe toutes les radios associatives, et de l’autre côté la fédération nationale de cinéma d’arts et d’essais. Après avoir réalisé un état des lieux des M.J.C. et C.SC du Pays du Mans, nous avons établi un recensement exhaustif des différents lieux de diffusion du spectacle vivant sur le territoire. Ceci était la condition sine qua non pour avoir la vision la plus juste de l’offre culturelle proposée dans ce domaine.

LES AUTRES STRUCTURES DE DIFFUSION DU SPECTACLE VIVANT SUR LE TERRITOIRE

Le Centre culturel de la Sarthe propose essentiellement une programmation de musique de chambre avec notamment la saison musicale de l’Epau.

L’Espal au Mans, scène conventionnée pour la diffusion de la danse et de la création contemporaine, propose une saison de spectacles de notoriété nationale en théâtre, musique et danse. L’Espal développe également des actions culturelles de création et de sensibilisation, en partenariat avec les associations et établissements scolaires.

La Maison des Loisirs et de la Culture des Saulnières, située au Mans, offre une programmation principalement musicale, dans tous les genres que la musique peut compter : musiques actuelles, jazz, world musique, sans oublier la chanson française et la musique classique.

Le théâtre Paul Scarron, situé au Mans, est une scène conventionnée pour les écritures théâtrales contemporaines. Il est tout d’abord le lieu de création de la compagnie de l’Ephémère, mais développe également une programmation de spectacles et de lectures. Il propose aussi des rencontres et des débats, et accueille en résidence des auteurs.

Le théâtre de Chaoué, situé à Allonnes, est le lieu de création de la compagnie l’Enfumeraie, de formation pour les acteurs professionnels et de résidence pour des metteurs en scène invités.

L’inventaire, situé au Mans, est une scène ouverte à tous les publics et artistes qui souhaitent monter un projet artistique.

L’Ecluse est une salle de spectacle Mancelle aménagée et équipée pour recevoir des compagnies en création.

La Fonderie (également appelée théâtre du Radeau) au Mans est une scène qui accueille des compagnies et des artistes, français ou étrangers, menant une recherche dans les domaines du théâtre, de la danse ou de l’écriture.

La Péniche excelsior à Allonnes est un équipement aménagé pour l’organisation de concerts et l’accueil de groupes en répétition. Depuis 1998, la programmation de la Péniche et de la Salle Jean Carmet, également située dans la ville d’Allonnes, a reçu le label « Scène de musiques actuelles » dans le cadre d’un conventionnement pluriannuel avec la DRAC. La salle Jean Carmet et la Péniche excelsior programment à la fois des artistes reconnus et des artistes émergents, et accueillent régulièrement des artistes en résidence ou des groupes amateurs en répétition. L’équipe de ces deux salles travaille par ailleurs à la programmation et à la mise en œuvre de spectacles de théâtre dans le cadre d’une programmation annuelle « En famille » (qui se doit être renommée prochainement en «  les spectaculaires »). Des actions en direction du jeune public sont également menées. Le Scélia, situé à Sargé-lès-le-Mans, est un espace culturel municipal dont la programmation culturelle est pluridisciplinaire. Les spectacles sont essentiellement prévus pour un public familial, néanmoins deux à trois séances « jeune public » sont proposés aux scolaires. L’espace culturel propose également deux à trois fois dans l’année, des spectacles de jeunes compagnies de la région.

Le Centre culturel du Val de Vray situé à Saint Saturnin programme divers spectacles durant toute l’année, et privilégie notamment les compagnies locales.

L’Espace culturel Henri Salvador à Coulaines offre une programmation variée, et propose des spectacles « jeune public ». En parallèle, des séances de cinéma y sont également organisées. Dans notre réfléxion sur le projet de mise en réseau des MJC et CSC, nous avons été amenés à chercher d’autres exemples en France. Certains cas ont attiré davantage notre attention car ils étaient assez proches de notre projet. Nous avons donc étudié précisément ces exemples pour puiser des idées pour notre mise en réseau.

LES EXEMPLES D’ACTIONS EN FRANCE

Les réseaux culturels

L’association « au fil des scènes » du Pays d’Ancenis

Au fil des scènes est une association créée en mars 2006 qui rassemble une trentaine de membres, élus, bénévoles, et professionnels des 11 communes et 7 associations adhérentes du Pays d’Ancenis. Souhaitant développer les coopérations entre les villes et réfléchir à un projet culturel de territoire, ils ont donné naissance, d'abord à un réseau informel, puis à une association officielle.

Les salles adhérentes au réseau ont adopté une charte qui définit les conditions d'admission et leur volonté de travailler ensemble sans esprit de concurrence tout en gardant chacune son indépendance :

Les communes adhérentes « au fil des scènes » affichent leur volonté municipale de créer une saison culturelle pour le public local mais également intercommunal. La programmation culturelle est confiée à une équipe, une association ou un programmateur chargé d’élaborer la saison.

« Au fil des scènes » veut donner une image culturelle dynamique du Pays d’Ancenis par la diversité des spectacles proposés et participer ainsi à la qualité de la vie locale. « Au fil des scènes » permet aux abonnés des différentes structures de bénéficier d’un tarif préférentiel dans toutes les salles du réseau afin de favoriser les échanges de public. « Au fil des scènes » veut faire découvrir des spectacles à tous les publics et, organiser en commun des événements sur une thématique définie.

Le Pays de Loiron

Le Pays de Loiron propose aux habitants une offre culturelle de qualité tant sur le plan des services que des manifestations proposées. Il a notamment mis en place un réseau spectacle vivant qui contribue à faire du pays un territoire attractif qui ne néglige pas sa mission de service public. Le but de ce réseau est de permettre à la population d’assister à des spectacles de qualité artistique sans avoir besoin de se déplacer dans des grandes villes. De septembre à juin, le théâtre, la danse, la chanson et la musique investissent donc les salles communales mais également les cafés, les médiathèques et se déplacent même parfois chez l’habitant. De nombreuses rencontres et ateliers sont organisés en partenariat avec des associations locales ou départementales autour des spectacles diffusés.

Les similitudes avec notre projet

Dans le cadre du projet de mise en réseau des MJC/CSC du Pays du Mans, il s’agit d’associer plusieurs acteurs sur un même projet de territoire. Il est même question de réunir des centres culturels autour de la thématique d’un réseau spectacle vivant jeune public. Cela se rapproche des deux exemples cités ci-dessus car le public a la possibilité d’assister à des spectacles de qualité à la fois dans des salles de proximité et dans des salles du réseau prévues uniquement à l’accueil de spectacles. Le principe des échanges avec le public, des rencontres, et des ateliers organisés autour des spectacles diffusés pourra être repris dans un des plans d’actions prévus dans le projet. La programmation des spectacles serait réalisée par l’ensemble des acteurs du réseau. Au fil de nos recherches sur les exemples de réseaux en France, nous avons également cherché des exemples de conventions culturelles. Effectivement, la convention culturelle pourrait être un moyen d’associer la région à ce projet de développement culturel de territoire.

Les conventions culturelles

Le Pays du Val de Lorraine

Le Pays du Val de Lorraine s’est attaché à la création et à la modernisation d’équipements culturels, dont les principaux sont le théâtre Gérard Philipe de Frouard, le centre culturel Pablo Picasso et l’abbaye des Prémontrés. Dans cette démarche deux conventions de développement culturel ont été signées entre le département de Meurthe et Moselle et le Pays. La dernière convention de trois ans 2006-2008 avec le département a retenu trois axes prioritaires :

  • le spectacle vivant : promotion de la création, de la diffusion, et de l’éducation artistique (des projets de festivals ont ainsi été soutenus
  • les arts plastiques : le soutien de la création et le développement de la pratique
  • la lecture publique

Les aides aux projets sont soumis à quatre critères :

  • l’association doit être intégrée au projet de développement culturel du Pays
  • il doit s’agir de dynamiques culturelles soutenues par des professionnels
  • le projet doit entrer en cohérence et être complémentaire avec les actions culturelles menées sur le territoire
  • le projet doit bénéficier d’un financement intercommunal

Le Conseil général intervient à 50% du coût global du projet, dans la limite des participations intercommunales, au moyen d’une enveloppe de 92 881 euros.

Le Pays des Portes de Gascogne

Le pays des portes de Gascogne apporte une grande importance au développement culturel de son territoire. Dans ce contexte, le pays a défini un projet culturel de territoire permettant de soutenir les différentes initiatives locales et d'aider les acteurs dans la réalisation de leurs volontés. Par le biais de ce projet culturel comportant trois axes de développement - cohérence et organisation, action culturelle, et patrimoine - le Pays Portes de Gascogne a passé une convention de trois ans avec le Conseil régional de Midi-Pyrénées et bénéficie d'une aide aux projets de 76 500 € par an. Les projets soutenus doivent s’inscrire dans une certaine logique notamment le partenariat public-privé, la mise en réseau des acteurs, et l’expérimentation. Depuis 2005, deux associations de développement culturel ont été créées afin d’aider le Pays dans sa mise en œuvre de projet culturel.

La Région Champagne Ardenne

La Région Champagne Ardenne propose une convention d’animation culturelle, permettant de développer la diffusion du spectacle vivant en région. Cette aide accordé pour l’accueil de spectacles professionnels est accessible aux associations, communes de moins de 50 0000 habitants et regroupements de communes. Ce conventionnement porte sur deux volets, un obligatoire et l’autre optionnel.

Le volet obligatoire de programmation comprend :

  • un minimum de deux spectacles professionnels soutenus par la Région et figurant dans ses propositions de spectacles, ainsi qu’un spectacle professionnel n’appartenant pas à cette liste pour les communes et groupements de communes de moins de 5000 habitants.
  • un minimum de trois spectacles professionnels soutenus à la création par la Région et figurant dans ses propositions de spectacles, ainsi qu’un à deux spectacles n’appartenant pas à cette liste pour les communes ou groupements de communes de plus de 5000 habitants.

Le volet optionnel « découverte » de sensibilisation des publics concerne quant à lui :

  • la programmation de trois spectacles d’un même langage (danse, marionnettes…) et la mise en place d’actions de médiation, dans le cadre d’un volet de programmation identifié et poursuivant des objectifs de développement des publics.

Les signataires de la convention s’engagent à respecter ces engagements :

  • désigner une personne chargée de la communication et un responsable technique pour l’accueil des spectacles.
  • mettre en place une communication suffisante autour des spectacles et stipuler le soutien de la région Champagne Ardenne.
  • développer des actions de médiation des publics autour du volet optionnel.

Le montant de l’aide accordée dans le cadre de cette convention s’élève à 35% du montant des cachets des trois à six spectacles professionnels retenus dans la convention pour le volet obligatoire de programmation. Elle s’élève à 50% du montant des cachets des trois spectacles professionnels et de l’action culturelle afférente retenus au titre du volet optionnel de découverte. Le montant des cachets pris en compte est plafonné à 7 250 € par spectacle.

Le soutien du Conseil Régional Midi-Pyrénées aux actions en faveur du développement culturel et du patrimoine

Le Conseil Régional Midi-Pyrénées a décidé d’apporter une dimension culturelle à sa politique d’aménagement du territoire en encourageant les Pays, les Agglomérations et les Parcs Naturels Régionaux à définir des projets culturels de territoire. Le dispositif proposé prévoit :

  • de soutenir la réalisation d’une étude en vue de l’émergence d’une politique culturelle dans les territoires. L’Etat (DRAC Midi- Pyrénées) accompagne cette démarche.
  • d’aider de manière dégressive et conjointement avec l’Etat sur trois ans au recrutement d’un chef de projet culturel chargé de la mise en œuvre du projet
  • de développer des conventions visant à aider les territoires à structurer leurs projets culturels.

À partir des résultats de l’étude menée sur le territoire du Parc naturel régional et après plusieurs réunions de concertation impliquant élus, techniciens, acteurs culturels, bénévoles associatifs, partenaires institutionnels, trois orientations ont été retenues pour la période 2006-2009 :

  • la connaissance, la préservation et la valorisation des patrimoines culturels
  • l’accueil, la diffusion et le soutien à une offre artistique et culturelle de qualité
  • la sensibilisation et la transmission (éducation au patrimoine, éducation artistique, médiation).

Dans ce cadre, le Conseil Régional de Midi-Pyrénées a signé une convention de développement culturel avec le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy. Celle-ci est dotée d’un financement total de 76 500 euros par an, pendant trois ans. Le cofinancement apporté par le Conseil régional de Midi-Pyrénées est au maximum de 25% du montant total de l’action.

Critères de la Région Midi-Pyrénées :

  • Le coût global de l’action doit être au minimum de 2 000 €.
  • Est exclue toute manifestation ponctuelle à caractère commercial, commémoratif ou national (fête de la musique, journée du patrimoine, fête du livre...).
  • Pour les services culturels à la population (lecture publique, enseignement artistique, diffusion de proximité), la Région intervient à condition que le projet soit conduit par un professionnel reconnu (soit qualifié, soit en cours de qualification).

Contenu de la Convention de développement culturel :

Convention de développement culturel : axe 1
Convention de développement culturel : axe 2
Convention de développement culturel : axe 3
Les similitudes avec notre projet

Le Pays du Mans souhaite soutenir la demande du collectif MJC de créer un réseau culturel des MJC/CSC du territoire. Dans le cadre de ce projet, elle souhaite faire une demande de conventionnement de la Région sur trois ans. Cette convention devra permettre d’établir comme les exemples ci-dessus des axes prioritaires et des critères d’attribution afin de structurer un éventuel partenariat entre le Pays du Mans et la Région des Pays de la Loire.

L’exemple de la convention signée entre le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy et la Région Midi-Pyrénées est très proche de ce que nous souhaitons réaliser avec le réseau MJC spectacle vivant sur le territoire Pays du Mans. Une telle convention propose des axes similaires à ceux que nous développons. Ainsi, le deuxième point de la présente convention s’attache à améliorer l’irrigation du territoire, à mutualiser les moyens et à organiser un vrai réseau de diffuseurs. Pour notre réseau, il s’agira de créer des liens entre les MJC/CSC afin de proposer une itinérance des spectacles tout en partageant les moyens de chacun (communication commune, emplois communs, programmation commune). Le troisième axe de la convention régionale de Midi Pyrénées prévoit de soutenir l’éducation, la médiation et les pratiques amateurs. Les MJC et CSC pourraient tout autant envisager de travailler ensemble à l’éducation du spectateur, mais également à favoriser les échanges entre amateurs et professionnels. Notre seconde préconisation est d’ailleurs concentrée sur les actions pédagogiques avec les écoles.

En dehors des conventions et des réseaux, nous avons d’autres exemples qui pouvaient être utiles à notre réflexion puisqu’ils touchaient un des aspects du projet. Deux exemples ont été particulièrement enrichissant, l’aide à la diffusion en région Midi-pyrénées et l’annuaire en ligne du Pays de Gâtine.

Les autres exemples

L’aide à la diffusion en région Midi-Pyrénées

Dans le cadre de sa politique de soutien au spectacle vivant, la Région Midi-Pyrénées a mis en place un système d’aide à la diffusion qui permet aux communes, intercommunalités et associations à vocation culturelle d’accueillir des spectacles de qualité à des conditions financières privilégiées. L’objectif de ce dispositif est double : d’une part, favoriser une meilleure circulation des spectacles et un allongement de leur durée d’exploitation et d’autre part, assurer un meilleur équilibre territorial en termes d’offre culturelle pour garantir ainsi à tous les habitants de Midi-Pyrénées un égal accès à la culture. Il s’agit également d’encourager les diffuseurs à accomplir un travail de fidélisation du public par la mise en place de « petites saisons culturelles » grâce à une aide majorée à partir du 3ème spectacle agréé acheté. Afin d’atteindre ces objectifs, la Région sélectionne un certain nombre de spectacles couvrant toutes les disciplines artistiques : musique, danse, théâtre, arts de la rue, arts du cirque, marionnettes. Les diffuseurs qui accueillent ces spectacles bénéficient d’une subvention régionale.

La participation régionale est modulable pour le 1er et le 2e spectacle programmé :

Communes et associations.jpg
Structures intercommunales.jpg

À partir du 3e spectacle acheté et au-delà, la participation régionale est de 50% du cachet. Elle est alors appelée « aide à la saison ». La participation régionale porte uniquement sur le prix de vente du spectacle hors taxe mentionné dans le contrat de cession. Le prix de vente pris en compte ne peut dépasser celui déclaré par la compagnie au moment de l'agrément. Pour la diffusion de certaines créations musicales, la participation régionale peut être forfaitaire. Les défraiements (transport, hébergement et restauration) et la location du matériel technique restent à la charge du diffuseur. Le plafond de l'aide est fixé à 2 300 € par spectacle. Le nombre de demandes d’aide à la diffusion est limité à 8 par saison et par diffuseur. Le diffuseur ne peut être aidé qu'une seule fois pour un même spectacle. Les représentations à destination des scolaires ne peuvent être soutenues. Chaque spectacle agréé par la Région bénéficie de l'aide à la diffusion pour un nombre maximum de dix représentations, sur deux saisons, achetées par des diffuseurs différents. Pour notre projet, le concours de la région peut être envisagé. Cependant, contrairement à l’exemple de la Région Midi Pyrénées, le choix des spectacles sera déterminé par les MJC et CSC eux-mêmes car toute la démarche est née de leur initative. Un partenariat avec la région permettrait de construire un vrai projet de territoire visant à le structurer et à proposer une programmation de qualité à la population. De plus, la majorité des MJC de la Région Pays de la Loire réside en Sarthe, cela pourrait être le moteur pour obtenir une aide de la région par l’intermédiaire de la Fédération Régionale des MJC.

Le Pays de Gâtine

Le Pays de Gâtine a mis en place un annuaire en ligne sur son site, de toutes les associations présentes sur son territoire. Des menus déroulant permettent de sélectionner la recherche par canton, par commune et par thème. Une autre possibilité s’offre à l’internaute, celle d’inscrire le nom du président de l’association ou celui de l’association pour accéder à plus d’informations. Les associations trouvées sont ensuite listées sous la forme d’un tableau dans lequel apparaissent le nom de l’association, le nom du président et les informations relatives au moyen de le contacter. La page web du Pays de Gâtine est réalisée de manière à pouvoir cliquer sur le nom de l’association afin d’en faire apparaitre une fiche plus détaillée.

L’annuaire a été réalisé à la suite d’une enquête directe auprès des associations et en exploitant le journal officiel. Il est mis à jour tous les cinq ans. À ce jour, le Pays de Gâtine a recensé 1 642 associations.

Ce type d’annuaire en ligne pourrait être repris par le Pays du Mans pour son annuaire des acteurs culturels. Néanmoins, il serait souhaitable que le site soit plus régulièrement mis à jour, tous les 6 mois par exemple. Pour réaliser l’annuaire, il serait judicieux de rentrer en contact avec les centres de ressources départementaux, notamment le crim ou kakophonie. L’annuaire serait plutôt classé par thème : musique, danse, théâtre, cirque.

Fédération Départementale des MJC de Moselle, Réseau spectacle jeune public

En 2001, les MJC de Moselle ont décidé d’accentuer leur rôle dans le développement des pratiques culturelles liées au spectacle vivant. Ce rôle s’articule autour de deux axes essentiels : permettre le déplacement des enfants au spectacle et accueillir des spectacles dans les MJC et dans d’autres locaux tels que les locaux municipaux. La FDMJC a donc sollicité l’aide du département pour ce projet. Le conseil général a ainsi conventionné un poste unique afin de n’avoir qu’un seul interlocuteur. En réalité, deux postes à temps partiel gèrent cette mise en réseau. Les tâches définies par ce poste sont de visionner les spectacles, de choisir la programmation, de traiter toutes les contraintes matérielles et les dossiers de subventions pour les associations et enfin de gérer la communication. Cependant, les associations contractualisent elles-mêmes avec les compagnies et reçoivent directement les subventions. La fédération gère les compagnies en tournées. Cet exemple de mise en réseau est très proche du réseau que nous souhaitons mettre en place. Nous traitons également du spectacle vivant jeune public, et nous souhaitons le diffuser dans les MJC et peut-être étendre la diffusion à d’autres lieux culturels intéressés. Le Pays du Mans se positionne comme le conseil général de cet exemple, puisqu’il souhaite accompagner ce projet né d’une initiative de ses acteurs. Il privilégie le soutien au projet qui associe plusieurs acteurs. Le projet commun de mise en réseau serait donc un bon moyen d’accompagner un seul et même projet et par la même occasion un seul interlocuteur. Cependant l’aide du Pays se consacrerait plutôt à la communication commune qui représente un certain budget pour le réseau. Par ailleurs, dans le cadre du futur réseau et en comparaison avec la FFMJC de Moselle, aucun poste supplémentaire n’est pour l’instant prévu. Les structures travailleront ensemble pour que le réseau fonctionne. Cependant certains postes à temps partiel présents dans des structures du réseau pourront être complétés tels que ceux de chargé de communication et régisseur.

L’état des lieux s’achève sur ces exemples. Nous avons particulièrement soigné cette étape de la réflexion pour répondre le plus justement à la requête du collectif. À la suite de cet état des lieux, nous avons constitué un diagnostic puis un constat avant de réfléchir à nos plans d’actions.

DIAGNOSTIC

Analyse AFOM (atouts, faiblesses, opportunités, menaces)

CONSTAT

Après avoir réalisé un état des lieux et suite aux divers entretiens que nous avons pu avoir avec les MJC et CSC du Pays du Mans, nous pouvons constater de fortes inégalités entre les structures elles-mêmes. En effet, elles ne disposent pas toutes des mêmes moyens techniques pour accueillir un spectacle, certaines n’ayant pas d’équipement sont d’ailleurs contraintes d’emprunter les salles communales, rarement adaptées à la diffusion de spectacles. De plus, les structures ne sont pas toutes gérées de la même façon ce qui créent des disparités dans l’offre culturelle proposée au sein du territoire. Un des problèmes majeurs reste le manque de liens entre certaines MJC et CSC, rendant le travail en collaboration difficile.

Malgré ces faiblesses une forte volonté de travailler ensemble est présente. D’ailleurs, la diffusion du spectacle « l’île d’Ariel » est un exemple concret de ce début d’action mené en réseau entre plusieurs équipements du Pays du mans. Effectivement, ce spectacle venu d’Italie va tourner plusieurs jours en Sarthe dans trois structures : le Val’Rhonne, le Centre François Rabelais, le Scélia et le Val de Vray. Par ailleurs, trois structures du territoire pourraient être moteur du réseau grâce à leurs compétences « scène conventionnée jeune public », et à leurs moyens techniques et matériels. Enfin, la diversité de ces MJC et CSC permet de multiplier les échanges d’expériences, et peut être les fondations d’un réseau correctement structuré.

Le futur réseau est construit autour d’un projet commun de diffusion de spectacle jeune public qui peut présenter un intérêt pour d’autres structures comme des centres culturels : le Val de Vray à Saint Saturnin et l’Espace Scélia à Sargé-lès-le-Mans. De plus, le spectacle jeune public est non concurrentiel. Il n’apparait donc pas comme une menace pour les acteurs du réseau et garantit même une fréquentation du public. Enfin, le projet de mise en réseau a été faite à la structure Pays du Mans. Dans ce cas, le Pays nous apparait comme l’echelle adéquate à la création d’un réseau des MJC/CSC, d’autant que la majorité des structures de la Sarthe se situent dans le périmètre du territoire. Le pays est également un soutien important pour solliciter une convention culturelle sur trois ans à la Région, une aide qui permettrait de concrétiser la création d’un réseau culturel.

Réflexion pour déterminer la stratégie

STRATÉGIE

La méthode de projet prévoit après l’état des lieux, le diagnostic et le constat, de rédiger une stratégie. Cette étape de réflexion a pour objectifs de définir les grandes orientations du réseau, leurs intérêts et les actions à mettre en place. La stratégie précède l’étape finale du projet, le mode d’emploi, phase bien plus fonctionnelle, apportant des documents pratiques tels que les budgets et les calendriers prévisionnels.

Axe n° 1 : Favoriser l’émergence de troupes locales

Contrairement au festival « à suivre de près » consacré à la musique, il n’existe aujourd’hui aucune action favorisant réellement l’émergence de troupes locales dans le spectacle vivant. Les MJC elles-mêmes ne privilégient pas les artistes locaux. Néanmoins, il y a une offre variée de spectacle vivant sur le territoire du Pays du Mans et dans la Sarthe en général.

L’intérêt de l’émergence est de :

  • Diversifier l’offre culturelle.

L’offre culturelle sur le territoire est riche (voir tableau des lieux de diffusion page 118) cependant il s’agit surtout de spectacles de troupes déjà lancées. De même dans les festivals, on trouve assez peu de thème associant spectacle vivant et émergence locale en dehors de la musique.

  • Améliorer le soutien aux acteurs locaux

La plupart des professionnels et associations de soutien à la création travaille dans le domaine musical. Le Pays et les MJC, qui accueillent déjà des troupes de spectacle vivant, pourraient devenir le meilleur soutien aux troupes de théâtre, de danse et de spectacle de rue. Il faut mettre en avant le rôle des MJC au niveau du premier accès à la scène dans le paysage de la diffusion culturelle du Pays du Mans.

Actions à mettre en place :

Action n°1 : Mieux connaitre les acteurs du spectacle vivant

  • Par la réalisation d’un recensement des acteurs
  • Par le partenariat avec les collectifs ressources pour le relais d’informations

Action n°2 : Recenser les actions favorisant l’émergence

  • En listant les festivals liés au spectacle vivant et les objectifs de leur création
  • En trouvant les associations ou professionnels qui oeuvrent à l’émergence d’artistes

Action n°3 : Soutenir les actions et projets liés à l’émergence locale

  • Par l’apport de subventionnements du Pays du Mans voire du département et de la région
  • Par la communication
  • Par la mutualisation des moyens
  • Par la mise à disposition de locaux non occupés pour les troupes locales

Axe n°2 : Favoriser l’itinérance artistique

Le double intérêt :

Créer une dynamique territoriale structurante en renforçant les liens entre structures et en mettant les subventions du Pays au profit d’un projet commun de territoire. Proposer une meilleure irrigation du territoire, en offrant plusieurs temps de diffusion à des troupes sur l’ensemble du territoire du Pays du Mans. L’itinérance permet de pallier à des inégalités entre le nord du Pays du Mans et le reste du territoire.

Actions à mettre en place :

Action n°1 : Connaître les lieux de diffusion

  • Par le recensement des salles susceptibles d’accueillir des spectacles
  • Par la réalisation d’une carte représentant la répartition géographique des salles
  • Par la création de fiches-identités des MJC/CSC

Action n°2 : Développer les partenariats entre les lieux

  • Par la création d’un projet commun autour d’une convention d’objectifs
  • Par la mutualisation des moyens

Action n°3 : Adapter un équipement à l’accueil de spectacles dans le nord du Pays du Mans

  • Par la rédaction d’un projet sensibilisant l’intercommunalité
  • Par une demande de subventions auprès d’accompagnateurs de projets

MODE D’EMPLOI

schéma du mode d'emploi

FONCTIONNEMENT DE BASE DU RÉSEAU

Le fonctionnement de base

Rencontres entre les acteurs

Pour que le réseau fonctionne correctement, les acteurs doivent se connaître. Il serait intéressant d’organiser des réunions régulières pour que chacun découvre ce que proposent les MJC et CSC du Pays du Mans.

Mutualisation des moyens

Le réseau a pour intérêt de favoriser les échanges entre les acteurs. Chaque MJC et CSC possède des moyens techniques et financiers qu’il serait intéressant de mutualiser. Lors de la première réunion entre les acteurs, chacun pourrait apporter une liste des moyens techniques et humains qu’il pourrait mettre à disposition des autres acteurs.

Création d’un annuaire des acteurs culturels en ligne et partenariats avec les centres de ressources du département

La création d’un annuaire va permettre de mieux connaître les différents acteurs du spectacle vivant sur le territoire et de favoriser ainsi l’émergence locale. Le partenariat avec les centres de ressources départementaux de théâtre, de musique, de danse et de cirque, est un outil nécessaire à la réalisation de cet annuaire et à sa mise à jour régulière.

Désignation d’un coordinateur du réseau

Un coordinateur assurera le bon fonctionnement du réseau. Il pourra être choisi par le réseau et être remplacé tous les deux ans.

Une communication commune

Le réseau pourra posséder une communication commune pour simplifier la diffusion de la programmation des MJC et CSC. Une personne chargée de la communication sera mise à disposition du réseau pour réaliser la plaquette de communication et pourra être rémunérée par le réseau (voir fiche de poste). 

Fiche de poste

Intitulé du poste : Chargé/e de communication

Missions : Le titulaire du poste développe la création, la qualité et la cohérence des formes et des contenus de communication interne ou externe, au service de la stratégie fixée par le réseau. Il conçoit ou met en oeuvre tout moyen, action, réseau de communication visant à faciliter les relations du réseau avec son environnement. Il peut réaliser l'ensemble ou une partie des activités techniques de communication. Il pourrra également coordonner les plans de développement de la communication pour assurer la promotion de l'identité et de l'image du réseau.

Activités spécifiques :

Réalisation de supports de communication :

  • Ecrits (journaux internes, communiqués, revues, dossiers de presse, bilans, catalogues, plaquettes, préparations de discours, rapports d'activité, notes, affichages...).
  • Oraux, événementiels (animation de réunions, conférences de presse, discours, activités de relations publiques, de porte-parole...).
  • Visuels (affiches, logos...).
  • Audiovisuels (animations…).
  • Documents multimédias.
  • Autres
  • Organisation et coordination du réseau :
  • Plans et budgets annuels de la communication

PLAN D’ACTIONS N°1

Plan d'actions 1

Objectif

L’objectif est d’améliorer la diffusion du spectacle vivant jeune public, l’irrigation culturelle du territoire, et l’émergence locale.

Constat

Le spectacle jeune public est peu développé voire inexistant dans certaines MJC ou CSC. De plus, il n’apparaît pas comme un axe privilégié ou réellement mis en exergue dans les programmations culturelles proposées sur le territoire du Pays du Mans.

De nombreuses structures ne possèdent pas de salles adaptées ou de matériel nécessaire à l’accueil d’un spectacle.

Contenu

Développer une programmation spectacle vivant jeune public

La création du réseau pourra permettre de créer une programmation spectacle vivant jeune public commune à plusieurs MJC/CSC et Centres Culturels. La première année deux spectacles pourraient être diffusés, ce chiffre pourrait par la suite être augmenté d’un nouveau spectacle jeune public. Cette diffusion, pour être efficace, devrait se faire dans au moins quatre structures du réseau.

Favoriser l’émergence locale

Le réseau pourrait à travers la programmation spectacle vivant jeune public favoriser la diffusion de troupes émergentes locales. Il serait notamment intéressant que sur les deux ou trois spectacles sélectionnés dans l’année l’un des spectacles choisis soit celui d’une compagnie locale (Département).

Ouverture aux structures culturelles autres que MJC/CSC

L’irrigation du territoire ne peut être réellement efficace qu’en s’appuyant sur tous les lieux existants. L’ouverture à d’autres structures est donc indispensable. En effet, la diffusion est le projet commun de plusieurs établissements culturels, qu’ils soient affiliés ou non à la FFMJC. La convention du réseau doit donc être proposée à des centres culturels susceptibles d’être intéressés par cette démarche.

Réadapter une structure existante en équipement culturel dans la CC des Portes du Maine

Sur le long terme, il est indispensable de réaménager un des équipements existants au Nord du Pays du Mans, afin que celui-ci soit adapté à l’accueil de spectacles vivants. La création du réseau peut être un moyen de sensibiliser l’intercommunalité des Portes du Maine à ce projet et de créer ainsi une dynamique plus importante.

Favoriser la diffusion des troupes en résidence d’artistes au sein des structures du réseau

Il serait enrichissant de permettre aux compagnies en résidence dans les structures du réseau de présenter leurs créations dans l’ensemble des MJC CSC ou centres culturels partenaires.

Désignation d’un coordinateur de réseau

Le coordinateur est le même qui se charge du fonctionnement de base du réseau. Cependant ses fonctions sont plus nombreuses dans le cadre de la diffusion de spectacles jeune public et sollicitent donc une rémunération en conséquence, attribuée par le réseau. Le coordinateur aura en effet pour tâches de contacter les compagnies sélectionnées pour la programmation commune du réseau, et de négocier les tarifs. Il pourra également s’informer sur les troupes émergentes locales afin de les présenter à l’ensemble du réseau (voir le point évoqué plus haut sur « favoriser l’emergence locale »).

Coût prévisionnel (voir la justification en annexes)

Exemple de financement 1

Budget1 1.jpg
Budget1 2.jpg
Budget1 3.jpg

Exemple de financement 2

Budget2 1.jpg
Budget2 2.jpg
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Calendrier

Voici un exemple de calendrier qui peut être utilisé pour réaliser le plan d’actions n°1:

Année 2008

Mai - juin

  • État des lieux des MJC et CSC du Pays du Mans
  • Ébauche d'un annuaire des acteurs du spectacle vivant sur le territoire
  • Diagnostic de territoire

Juillet

  • Stratégie d'actions
  • Rédaction de la convention
  • Poursuite de l'annuaire avec prise de contact avec les centres de ressources
  • Réflexion sur les plans d’actions
  • Récolte d’informations en vue de la réalisation des budgets

Août

  • Réalisation des budgets
  • Rencontre avec Yannick Rebré de la MJC Montbizot
  • Finalisation du projet de réseau

Septembre

  • Restitution du projet de mise en réseau devant les acteurs des MJC, CSC et centres susceptibles d'être intéressés
  • Présentation et distribution de la convention
  • Préparation de propositions de spectacle avec support pour la rentrée 2009

Novembre

  • Signature de la convention par les acteurs

Décembre

  • Choix des spectacles et du calendrier

Année 2009

Fin mars

  • Réunion bilan au Pays avec présentation du budget prévisionnel
  • Les spectacles sont réservés par le coordinateur
  • Proposition d'une charte graphique pour la communication
  • Annuaire des acteurs, des lieux et des organismes de soutien du spectacle vivant mis en ligne sur le site du Pays du Mans

Avril

  • Réalisation de la plaquette et mise à jour du site internet pour la programmation

Début juin

  • Présentation de la plaquette aux acteurs

Fin juin

  • Plaquette validée et lancée à l'impression

Fin août - début septembre

  • Distribution et communication

Septembre

  • Programmation en ligne

Octobre

  • Mise à jour de l'annuaire

Novembre

  • État des lieux de la programmation 2009-2010
  • Proposition de spectacles pour 2010 - 2011 par les 4 personnes chargées de les sélectionner dans les festivals

Décembre

  • Choix des spectacles et du calendrier

Année 2010

Fin mars

  • Réunion bilan au Pays avec présentation du coût prévisionnel
  • Les spectacles sont réservés
  • Proposition d'une charte graphique pour la communication

Avril

  • Réalisation de la plaquette et mise à jour du site internet pour la programmation
  • Mise à jour de l'annuaire

Mai

  • Réunion bilan sur l'organisation du réseau au Pays avec présentation du coût prévisionnel

Début juin

  • Présentation de la plaquette aux acteurs

Fin juin

  • Plaquette validée et lancée à l'impression

Fin août - début septembre

  • Distribution et communication

Octobre

  • Désignation d'un nouveau coordinateur
  • Mise à jour de l'annuaire

Novembre

  • État des lieux de la programmation 2010-2011
  • Proposition de spectacles pour 2011 - 2012 par les 4 personnes chargées de les sélectionner dans les festivals

Décembre

  • Choix des spectacles et du calendrier

Année 2011

Mars

  • Réunion bilan au Pays avec présentation du budget prévisionnel
  • Les spectacles sont réservés
  • Proposition d'une charte graphique pour la communication

Avril

  • Réalisation de la plaquette et mise à jour du site internet pour la programmation
  • Mise à jour de l'annuaire

Début mai

  • Réunion bilan sur l'organisation du réseau au Pays avec présentation du budget prévisionnel

Début juin

  • Présentation de la plaquette aux acteurs

Fin juin

  • Plaquette validée et lancée à l'impression

Fin août - début septembre

  • Distribution et communication

Octobre

  • Mise à jour de l'annuaire

Novembre

  • Proposition de spectacles pour 2012 - 2013 par les 4 personnes chargées de les sélectionner dans les festivals
  • Etat des lieux de la programmation 2011-2012

Décembre

  • Choix des spectacles et du calendrier

PLAN D’ACTIONS N°2

Plan d'actions 2

Objectif

L’objectif est de favoriser, en parallèle à une programmation « jeune public », les rencontres entre les professionnels et le public au sein des MJC/CSC et des écoles.

Constat

Les relations entre les MJC /CSC du territoire du Pays du Mans et les écoles environnantes sont peu développées. Les actions pédagogiques menées autour des spectacles diffusés restent ponctuelles et ne sont pas exploités dans toutes les structures.

Contenu

Sortir le spectacle de son cadre habituel

S’il est important pour l’enfant de découvrir une vraie salle de spectacle, il peut être intéressant de lui donner un autre regard sur le monde scolaire et sur celui du spectacle vivant. Le principe serait donc de recréer l’espace du spectacle dans une salle de classe. Un travail préparatoire en classe autour du spectacle programmé pourrait être envisagé, ainsi qu’une rencontre entre les acteurs et les élèves.

Collaborer régulièrement avec des troupes locales sur des ateliers pédagogiques

Plusieurs MJC/CSC du réseau pourraient proposer une fois par trimestre des ateliers de trois heures ouverts au jeune public, et qui seraient gérés et animés par des troupes locales.

Entretenir des relations privilégiées avec les écoles

Le réseau des MJC/CSC et centres culturels intéressés devrait prendre connaissance des établissements scolaires proches de leur implantation afin de rentrer en contact avec eux. Une enquête rédigée par les acteurs du réseau pourrait être réalisée. Cette démarche pourrait se concrétiser par la présentation de la programmation « jeune public » et favoriserait les actions pédagogiques à mener avec les établissements scolaires.

Favoriser les échanges entre les activités de chaque structure

Il serait intéressant de faire travailler les ateliers du réseau ensemble ou alors de leur permettre de se produire ailleurs que dans leur MJC CSC d’origine.

Coût prévisionnel

Budget plan dactions2.jpg

Calendrier

Année 2008

Mai - juin

  • État des lieux des MJC et CSC du Pays du Mans avec entretiens
  • Ébauche d'un annuaire des acteurs du spectacle vivant sur le territoire
  • Diagnostic de territoire

Juillet

  • Stratégie d'actions
  • Rédaction de la convention
  • Poursuite de l'annuaire avec prise de contact avec les centres de ressources
  • Rédaction des plans d'actions
  • Récolte des informations en vue de réaliser les budgets

Août

  • Réalisation des budgets
  • Rencontre avec Yannick Rebré de la MJC Montbizot
  • Finalisation du projet de réseau

Septembre

  • Restitution du projet de mise en réseau devant les acteurs des MJC, CSC et centres susceptibles d'être intéressés
  • Présentation et distribution de la convention
  • Préparation de propositions de spectacles pour la rentrée 2009

Début novembre

  • Signature de la convention par les acteurs
  • Réalisation du questionnaire concernant les écoles
  • Choix des troupes locales qui feront un atelier dans les MJC qui le souhaiteront, en accord avec la volonté de mener des actions régulières avec les troupes locales.
  • Impression du questionnaire pour les écoles et envoi aux établissements

Année 2009

Janvier

  • Contacter les troupes locales qui feront les ateliers et choisir le calendrier

Fin février

  • Enquête terminée auprès des écoles et renvoyée dans chaque MJC

Fin mars

  • Réunion bilan au Pays avec présentation du budget prévisionnel
  • Les spectacles sont réservés
  • Proposition d'une charte graphique pour la communication de la plaquette « tout public » et de la plaquette école
  • Récolte par chaque MJC/CSC des informations données par les écoles
  • Annuaire des acteurs, des lieux et des organismes de soutien du spectacle vivant mis en ligne sur le site du Pays du Mans

Avril

  • Réalisation des plaquettes et mise à jour du site internet pour la programmation

Début mai

  • Présentation et validation par le réseau de la plaquette école et impression

fin mai

  • Présentation de la plaquette école aux établissements dans 3 MJC du territoire

Début juin

  • Présentation de la plaquette « tout public » aux acteurs

Fin juin

  • Plaquette validée et lancée à l'impression

Fin août - début septembre

  • Distribution et communication

Septembre

  • Programmation en ligne
  • Les écoles ont renvoyé les bons de réservation et ont fait part de leur souhait de recevoir un spectacle dans leur établissement

Octobre

  • Mise à jour de l'annuaire
  • Réunion dans laquelle le réseau sélectionne les écoles qui recevront un spectacle

Novembre

  • État des lieux de la programmation 2009-2010
  • Proposition de spectacles pour l'année 2010-2011
  • Contacter les écoles qui recevront un spectacle

Décembre

  • Choix des spectacles et du calendrier 2010 - 2011
  • Choix des troupes locales qui feront un atelier dans les MJC qui le souhaiteront, en accord avec la volonté de mener des actions régulières avec les troupes locales.

Année 2010

Janvier

  • Contacter les troupes locales qui feront les ateliers et choisir le calendrier

Fin mars

  • Réunion bilan au Pays avec présentation du budget prévisionnel 2010 - 2011
  • Les spectacles sont réservés
  • Proposition d'une charte graphique pour la communication de la programmation école et tout public

Avril

  • Réalisation des plaquettes et mise à jour du site internet pour la programmation
  • Mise à jour de l'annuaire

Début mai

  • Présentation et validation par le réseau de la plaquette école et impression

Mai

  • Réunion bilan sur l'organisation du réseau au Pays avec présentation du budget prévisionnel

fin mai

  • Présentation de la plaquette école aux établissements dans 3 MJC du territoire

Début juin

  • Présentation de la plaquette « tout public » aux acteurs

Fin juin

  • Plaquette validée et lancée à l'impression

Fin août - début septembre

  • Distribution et communication

Septembre

  • Les écoles ont renvoyé les bons de réservation et ont fait part de leur souhait de recevoir un spectacle dans leur établissement

Octobre

  • Désignation d'un nouveau coordinateur
  • Mise à jour de l'annuaire
  • Réunion dans laquelle le réseau sélectionne les écoles qui recevront un spectacle

Novembre

  • Contacter les écoles qui recevront un spectacle
  • Proposition de spectacles pour l'année 2011-2012
  • État des lieux de la programmation 2010-2011

Décembre

  • Choix des spectacles et du calendrier
  • Choix des troupes locales qui feront un atelier dans les MJC qui le souhaiteront, en accord avec la volonté de mener des actions régulières avec les troupes locales.

Année 2011

Janvier

  • Contacter les troupes locales qui feront les ateliers et choisir le calendrier

Mars

  • Réunion bilan au Pays avec présentation du budget prévisionnel
  • Les spectacles sont réservés
  • Proposition d'une charte graphique pour la communication de la programmation « jeune public » et tout public

Avril

  • Réalisation des plaquettes et mise à jour du site internet pour la programmation
  • Mise à jour de l'annuaire

Début mai

  • Réunion bilan sur l'organisation du réseau au Pays avec présentation du budget prévisionnel
  • Présentation et validation par le réseau de la plaquette école et impression

Début juin

  • Présentation de la plaquette « tout public » aux acteurs

Fin juin

  • Plaquette validée et lancée à l'impression

Fin août - début septembre

  • Distribution et communication

Septembre

  • Les écoles ont renvoyé les bons de réservation et ont fait part de leur souhait de recevoir un spectacle dans leur établissement

Octobre

  • Mise à jour de l'annuaire
  • Réunion dans laquelle le réseau sélectionne les écoles qui recevront un spectacle

Novembre

  • Proposition de spectacles pour l'année 2011-2012
  • État des lieux de la programmation 2010-2011
  • Contacter les écoles qui recevront un spectacle

Décembre

  • Choix des spectacles et du calendrier
  • Choix des troupes locales qui feront un atelier dans les MJC qui le souhaiteront, en accord avec la volonté de mener des actions régulières avec les troupes locales.

CRÉATION D’UN FESTIVAL

Objectif

La création d’un festival pourrait être le temps fort d’un travail commun et de mise en relation entre les bénévoles et les professionnels du réseau. Il marquerait une nouvelle étape et serait l’aboutissement du commencement de ce réseau des MJC /CSC et centres culturels intéressés du Pays du Mans.

Principe

Ce festival pourrait avoir lieu au bout des trois années de mise en réseau des MJC/CSC, et serait centré sur l’émergence locale. Il pourrait par exemple avoir comme thématique « premiers pas sur scène ».

Le principe serait de permettre aux compagnies d’émergence locale, programmées au cours des trois années, de revenir se produire durant le festival, mais également de mettre en avant le travail des différents ateliers proposés au sein des MJC/CSC et centres culturels du réseau. 

Exemple de déroulement du festival « Premiers pas sur scène »

Le festival pourrait avoir lieu du 9 au 20 mai 2011 :

Première semaine

Lundi soir : Spectacle n°1 à la MJC de Ballon

Mardi soir : Spectacle n°1 au Centre du Rabelais à Changé

Mercredi : Atelier/rencontres de 14h à 18h à Arnage avec la compagnie du spectacle n°1 (atelier ouvert en priorité aux personnes ayant assistées au spectacle)

Mercredi soir : Représentation du spectacle n°1 à Arnage

Jeudi soir : Spectacle n°2 à Sargé-lès-le-Mans

Vendredi soir : Spectacle n°2 à Ronceray

Samedi : Toute la journée au Centre Rabelais à Changé, présentation des ateliers des MJC/CSC du réseau (intérieur et plein air)

Samedi soir : Présentation du spectacle commun

Dimanche : Atelier/rencontres de 10h à 12h puis de 14h à 16h avec la troupe du spectacle n°2 à Changé

Dimanche soir : Représentation du spectacle n°2 à Changé

Deuxième semaine

Lundi soir : Spectacle n °3 à Ronceray

Mardi soir : Spectacle n°3 à Saint-Saturnin

Mercredi : Atelier/rencontres de 14h à 18h à Moncé avec la compagnie du spectacle n°3 (atelier ouvert en priorité aux personnes ayant assistées au spectacle)

Mercredi soir : Représentation du spectacle n°3 à Moncé

Jeudi : Émission de radio à Radio Alpa avec un bilan sur le festival et l’entretien de ceux qui ont participé à l’atelier commun

Vendredi soir : Représentation du spectacle de l’atelier commun à Sargé-Lès-Le-Mans

En parallèle, il pourrait être présenté durant les deux semaines du festival des projections de deux films différents à la MJC de Mulsanne et aux Cinéastes.

Coût prévisionnel

Budget festival.jpg

RECAPITULATIF

Les étapes de réflexion du projet

BILAN DU STAGE

LES POINTS NEGATIFS

Au début du stage, le travail sur le terrain a été assez long à se mettre en place car nous nous sommes beaucoup attardés sur notre questionnaire. Mais une fois le questionnaire achevé, les rendez-vous se sont succédés assez rapidement même s’il a été parfois difficile de convenir d’une date de rendez-vous avec nos interlocuteurs. Cela s’explique par la période à laquelle nous avons travaillé. Effectivement, les mois de mai et juin sont souvent employés à achever la programmation de la rentrée avant l’envoi à l’impression en juillet-août. À cela s’ajoute le fait que tous les CSC et MJC sont fermés au mois d’août, et que nous devions donc procéder assez rapidement.

Nous avons rencontré une autre difficulté lors de nos recherches sur les acteurs du spectacle vivant. Effectivement, nous n’avons pas trouvé de base de données nous permettant de réaliser notre annuaire, mission annexe à notre stage. Cependant, nous avons été beaucoup aidées par l’association « France Bénévolat » qui possédait la liste de toutes les associations du spectacle vivant. Cette difficulté nous a d’autant plus convaincu de l’importance de ce travail d’inventaire des acteurs culturels du territoire. 

LES POINTS POSITIFS

Les quelques aspects négatifs de mon stage sont infimes par rapport à tout ce que ce stage a pu m’apporter.

À l’origine de tous ces points positifs, ce trouve un sujet intéressant, très motivant car émanant d’une vraie demande du collectif MJC, et surtout un très bon encadrement. Patricia et Claude ont été très présents tout au long du stage. Ils m’ont permis de travailler en autonomie tout en étant disponibles pour orienter mon travail et suivre la réflexion que je menais sur ce projet.

J’ai tout d’abord appris à connaître le fonctionnement d’un pays, puis celui des différentes structures culturelles : MJC et CSC. Le spectacle vivant était un domaine que j’appréciais tout particulièrement mais dont je ne connaissais pas le fonctionnement. À présent, il m’est familier et devient un atout considérable pour la recherche d’un futur emploi.

Ce stage était un réel stage de fin d’études, me permettant de travailler sur le terrain et d’obtenir toutes les clés pour entrer dans le monde du travail. J’ai appris à mener un projet à terme en suivant une méthode précise qui me sera utile dans mon avenir professionnel. J’ai rencontré les vrais acteurs du territoire : des élus, des bénévoles mais aussi des professionnels de la culture. Malgré leurs emplois du temps souvent surchargés, chaque interlocuteur m’a accordé de son temps. Tous les entretiens se sont très bien déroulés et j’ai à chaque fois été très bien accueillie, ce qui a évidemment contribué à la réussite de ce stage.

En conclusion, j’ai acquis lors de ces trois mois de stage une expérience enrichissante, diversifiée et très formatrice tout en appréciant chaque jour de travailler sur la mission qui m’a été confiée.

BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES ET REVUES

  • Baron Eric, Les établissements publics de coopération intercommunale, in L’observatoire des politiques culturelles, n°24, 2003
  • Brando Carolina, Rousseau Virginie, Valentin Julia, Réflexion préalable à la mise en place de rencontres départementales de la culture en Sarthe, projet tutoré de Master 2 valorisation du patrimoine culturel et développement local, Université du Maine, 2007 – 2008
  • Fourny Marie-Christine, La région, la culture et le réseau, in L’observatoire des politiques culturelles, n°24, 2003
  • Thuriot Fabrice, L’interrégionalité en matière culturelle : Le cas du spectacle vivant, in L’observatoire des politiques culturelles, n°25, 2003

SITES INTERNET

Site de culture et départements : www.culturedepartements.org

Sites de Pays :

  • www.paysdumans.fr
  • www.hautemayenne.org
  • www.gatine.org
  • www.paysdesmauges.fr
  • www.cc-paysdeloiron.fr
  • www.pays-ancenis.com

Site du Parc des Causses du Quercy : www.parc-causses-du-quercy.org

Sites de régions :

  • www.paysdelaloire.fr
  • www.midipyrenees.fr

Sites d’acteurs culturels :

Site de la ville du Mans : www.ville-lemans.fr

Site du journal officiel : www.journal-officiel.gouv.fr

Sites des MJC et CSC :

ANNEXES

Organigramme de l’équipe du Pays du Mans

L'équipe du Pays du Mans

Proposition de convention pour le projet

Convention d’objectifs relative à la mise en œuvre d’un réseau culturel


EXPOSÉ DES MOTIFS


Considérant la volonté du Pays du Mans de soutenir un projet commun de diffusion du spectacle vivant et d’émergence locale sur le territoire ;

Considérant la demande du collectif MJC du Pays du Mans de réfléchir à la réalisation d’un réseau axé sur le spectacle vivant jeune public ;

Considérant les premières actions menées en partenariat entre certaines MJC et Centres socioculturels ;

Considérant l’inégalité de la diffusion du spectacle vivant sur l’ensemble du territoire du Pays du Mans ;

Il est convenu ce qui suit :

Entre :
D’une part,
Le Pays du Mans, représenté par Jean-Claude Boulard, président du Pays du Mans,
et d'autre part,
  • La MJC de Ballon, représentée par Christine Vallée, présidente
  • LA MJC de Montbizot, représentée par Yannick Rebré, président
  • La MJC de Joué l’Abbé, représentée par Sophie Monclus, présidente
  • La MJC Prévert du Mans, représentée par Stéphane Lemesle, président
  • La MJC Plaine du Ronceray du Mans, représentée par Gilles Rouby, président
  • Le centre François Rabelais de Changé, représenté par Joël Georges, président
  • La MJC Jacques Brel d’Arnage, représentée par Rémy Claude, président
  • Le centre Simone Signoret de Mulsanne, représenté par Michel Rosensohn, président
  • Le centre du Val’Rhonne, représenté par Francis Penez, président

Article 1er : Fonctionnement du réseau

Le réseau culturel s’engage :

  • à contribuer à une émergence locale
  • à prendre en compte l’ensemble du territoire : actions de proximité et mise en mobilité des publics.
  • à valoriser l’existant par le biais de structures professionnelles et du tissu associatif
  • à partager un projet commun et à inventer une nouvelle façon de travailler ensemble entre professionnels de la culture, pratiques amateurs et associations culturelles.
  • à travailler ensemble pour une meilleure irrigation du territoire
  • à favoriser une itinérance du spectacle

Article 2 : Critères d’attribution d’une aide du Pays du Mans

  • Faire partie du réseau et avoir signé la convention culturelle de celui-ci
  • Le réseau s’engage à recevoir trois spectacles « jeune public » dans l’année dont un d’émergence locale et un nécessitant des moyens techniques réduits
  • Les spectacles doivent être diffusés dans quatre structures du réseau minimum

Article 3 : Territoire concerné

Le réseau intervient dans le territoire du Pays du Mans comprenant les Communautés de communes des rives de Sarthe, des Portes du Maine, de l’Antonnière, du Bocage Cénomans, de l’Orée de Bercé Belinois et du sud-est du Pays Manceau, la Communauté Urbaine du Mans, et deux communes indépendantes, Ruaudin et Champagné.

Ce réseau culturel prévoit toutefois d’examiner les problématiques susceptibles d’être développées à une échelle plus vaste, permettant la prise en compte des autres pays ou villes qui composent le département de la Sarthe.

Article 4 : Nature de la convention

Cette convention donne les grandes orientations de l’action à conduire sur les trois années à venir et fixe les conditions de leur mise en œuvre.

C’est sur cette base que sera défini chaque année un programme opérationnel d’actions et que seront arrêtées les conditions financières de leur prise en compte.

Article 5 : Mutualisation des moyens

Les signataires de la convention mettent en commun leurs compétences et leurs moyens aux fins d’une action concertée, forte et cohérente au profit des différents programmes proposés au public.

Article 6 : Partenariats

Les signataires de la convention recherchent ensemble dans le cadre de leurs actions communes, les partenaires publics et privés pour obtenir les moyens nécessaires à la réalisation des projets et des objectifs inscrits dans cette convention. Article 7 : Dynamique de réseau

Les signataires de la convention établissent de manière concertée un réseau d’acteurs, de compétences et de structures au service des objectifs fixés dans l’article 1.

LES JUSTIFICATIFS DES BUDGETS

Budget du plan d’action n°1

Frais fixes

Chargée de communication : 200 h/an X le smic c'est-à-dire 8,71 € + 40% de charges sur salaires.

Technicien (gestion des prêts de matériels + autre) : 24h/an X le smic + 40% de charges sur salaires.

Impression : sur la base du site internet graphiste-imprimeur .com sur des dépliants A4 ouvert en quadri, 2 plis/ accordéon à environ 50 000 exemplaires, chiffre validé par le Pays du Mans. Gestion du site internet : renseignements fournis par Patricia Chevalier.

Frais administratifs : moyenne estimée en comparaison aux frais administratifs trouvés dans les budgets des MJC et CSC rencontrés.

Frais jeune public

Frais de cachet : Le montant du cachet s’élève à 1500 € (chiffres donnés régulièrement lors de nos entretiens avec les MJC et CSC du Pays du Mans).
La première année 2 spectacles seront diffusés dans au minimum 4 structures et 2 fois dans chaque structure donc au total il y aura 16 représentations = 16 X 1 500 = 24 000 €.</br>
Les autres années le nombre de spectacles diffusés passe à 3 il y aura donc 24 représentations = 24 X 1 500 = 36 000 €.</br>

Transport : Les frais de transport ont été calculés sur une moyenne kilométrique entre une ville très éloignée du Mans et une située dans la même région :

  • Le Mans – Marseille : 888 km
  • Le Mans – Nantes : 187 km

Ce qui nous donne une moyenne de 537,5 km donc environ 550 km X 0,582 (8 CV), prix indiqué sur une feuille fournie pendant notre parcours universitaire par le directeur d’un centre culturel. Ce qui nous donne 550 X 0,582= 320,10 € pour un aller. L’aller/retour coûte 640,20 €.
Les frais de transport pour 2 spectacles = environ 1 400 €.</br>
Les frais de transport pour 3 spectacles = 1 875 €.</br>

Hébergement : Chambre simple avec petit déjeuner = 40 € (comparaison avec des prix indiqués dans les budgets de MJC/ CSC.
Nous avons considéré qu’il y avait au mois 3 personnes par spectacle et qu’ils restaient 7 nuits.</br> Pour 2 spectacles, 6 personnes sont à héberger pour 7 nuits donc 6 X 7 = 42 nuits d’où 42 X 40 €/nuit = 1 680 €.
Pour 3 spectacles, 9 personnes passent 7 nuits donc 9 X 7 = 63 nuits d’où 63 X 40 = 2 520 €.</br>

Restauration : Pour la première année, avec 2 spectacles, nous nous sommes basées sur une moyenne de 15 € par repas en comptant 2 repas par jour donc pour une semaine on compte 14 repas pour 6 personnes. Ce qui nous donne 14 X 6= 84 repas X 15 € par repas = 1 260 €.
Pour les années suivantes avec 3 spectacles, 14 X 9= 126 repas par 15 € par repas = 1 890 €.</br>

Frais de déplacement dans un festival : Prix calculé en fonction des données fournies par Claude Morihain, directeur du centre socioculturel du Val’Rhonne :

  • Hotel: 325 €
  • Denrées: 313,60 €
  • Véhicule: 550 €
  • Péage: 32,70 €
  • Essence: 61,27 €
  • Pass spectacles: 260€

Total: 1 542,57€ pour 2 personnes soit 771,28 € par personne. Si 4 personnes vont dans un festival alors cela revient à 2 X 1 542,57= 3 085,14 € au total. Location de matériel : Moyenne réalisée en fonction de ce que l’on a pu voir dans les budgets des MJC et CSC.

Régisseur : Renseignements fournis par le directeur du centre socio culturel du Val’Rhonne. 300 € par spectacle ce qui nous fait 300 € X 16 représentations la première année = 4800 € + charges sur salaires.
À partir de la deuxième année : 300 € X 24 représentations = 7200 € + charges sur salaire.</br>

Radio : Estimation

Dossiers de presse : Estimation = environ 12 € le dossier de presse ce qui fait 12 X 20 = 240 €.

Billetterie : Pour la billetterie, nous avons évalué une moyenne de spectateurs par structure et par soir de représentation en fonction du nombre de places disponibles dans les salles d’Arnage, de Moncé, de Changé, de Ballon, du Ronceray, du Val de Vray, du Scélia, de Joué l’abbé et de Mulsanne.

  • Val de Vray : 138 places
  • Moncé : 400 places
  • Ballon : 100 places
  • Mulsanne : 252 places
  • Arnage : 70 places
  • Ronceray : 300 places
  • Changé : 420 places
  • Joué L’abbé : 250 places
  • Le Scélia : 360 places

Total = 2290 places ce qui nous fait une moyenne de 254 personnes par structure. Donc pour un spectacle diffusé dans 4 structures nous avons 1 016 spectateurs potentiels.
Si l’on considère que sur les 16 représentations la moitié des places est consacrée aux scolaires et en se basant sur un tarif de 3,5 € pour les scolaires cela nous donne : 2 032 spectateurs sur 8 séances X 3,5 € = 7 112 €.</br>
Le reste des places est attribué au tout public : 2 032 * 6 € (tarif tout public) = 12 192 € donc le total de la billetterie des scolaires et du tout public = 19 304 €.</br>  

Budget du plan d’action n°2

Frais actions pédagogiques

12 ateliers de 3h : 40 € par heure et par intervenant, en sachant qu’il y a deux intervenants, cela nous donne 2 X 40 € = 80 € par heure X 3 = 240 € pour un atelier.
Soit 240 € X 12 ateliers = 2 880 €.</br>

Déplacements des intervenants dans les MJC/CSC : moyenne kilométrique entre Ballon et Marigné Laillé, cela nous fait 32,5km X 0,582 = 19 €.
Soit 38 € l’aller/retour pour un atelier donc 38 X 12 = 453,96 € soit 454 €.</br>

Déplacement des artistes à l’école : moyenne kilométrique des villes les plus éloignées au sein d’une même Communauté de communes. Pour exemple, moyenne entre Changé et Saint-Mars-D’outillé et entre Moncé-en-Belin et Marigné Laillé = 17 km environ soit 40 €.
Salaires des artistes après la représentation du spectacle à l’école : 2 intervenants pour 2h soit 4 X 40 €= 160 €.</br>

Location d’un camion pour transporter un spectacle dans une école : site internet chez Sixt moyenne entre les prix de différents camions = 79 € donc pour 2 spectacles = 158 €.

Impression programmes école : dossier A4 couleurs quadri 5 feuilles recto/verso en 500 exemplaires soit environ 4 € l’exemplaire cela nous donne : 500 X 4 € = 2 000 €.

Impression questionnaires école : estimée en fonction de données fournies par les MJC/CSC. 

Budget du festival

Frais artistiques

Cachet : 3 spectacles de 3 représentations chacun dont le cachet est d’un montant de 1 500€. Ce que qui nous donne 9 (représentations)X 1 500 €= 13 500€. Transport : moyenne kilométrique estimée à 31 km pour un aller/retour entre la salle de représentation et le lieu d’installation de la compagnie. 31 X 0,582 = 18 € aller/retour ce qui nous donne pour 9 représentations un total de 162 €.

Restauration : Estimation basée sur une trentaine de bénévoles actifs pour la préparation du festival sur 3 jours (vendredi, samedi et dimanche) et sur les repas des compagnies.

Ateliers : 2 intervenants par atelier sur 3 ateliers de 4h à 40 € de l’heure et par personne = 960 €

Frais techniques

Tarifs estimés en fonction d’informations fournies par les professionnels des MJC et CSC.

Régisseur payé 300 € par représentation.

Frais de communication

Chargée de communication : 12€ de l’heure sur 22h soit 264€

Impression : Tarifs établis en fonction du site internet graphiste-imprimeur.com.

Administration

Frais basés en fonction d’informations données par les MJC et CSC