Le développement culturel du Pays de la vallée de la Sarthe

De Anne-Sophie Montigny
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Sommaire

Présentation du projet

Ce projet s'inscrit dans le cadre de mon Master 2 professionnel "Valorisation du patrimoine culturel et développement local". Il s'agit d'une commande du Conseil Général de la Sarthe. Le projet était un projet en groupe, j'ai donc travaillé avec Laëtitia Marquès et Sophie Barrat pendant 7 mois, d'octobre 2007 à avril 2008. Nous étions suivi par un tuteur, Bertrand Séchet, chargé de mission au Conseil Général de la Sarthe.

Remerciements

Page de garde du projet
Nous tenons à remercier Monsieur Caro, Directeur du Pays de la Vallée de la Sarthe, ainsi que tous les élus municipaux et intercommunaux qui ont accepté de nous recevoir.

Nous remercions également les associations et les centres culturels pour leur aide et leur soutien. Merci à tous les professionnels pour leur disponibilité.

Enfin merci à Monsieur Séchet, tuteur du projet.

Introduction

Depuis leur création, les pays ne cessent de prendre de l’importance, devenant l’un des premiers partenaires pour les Communautés de communes et les acteurs locaux. Le Pays de la Vallée de la Sarthe, créé depuis 2001, a tenté de définir son rôle dans le développement culturel de son territoire, sans véritablement parvenir à ses fins. Nous avons donc été chargées de réaliser une étude afin d’éclairer celui‐ci sur sa fonction dans le domaine de la culture.

Le développement culturel doit offrir une meilleure diversité culturelle afin de réduire les inégalités d’accès. Ce développement participe également à l’amélioration du cadre de vie, à l’attractivité des territoires et à la création de liens. C’est pourquoi, chacun de ces objectifs s’intègre parfaitement à ceux du développement local. La culture permet de tisser des liens entre les Communautés de communes. Cela implique donc que son développement se fasse en concertation avec les acteurs du territoire.

Le développement culturel ne peut plus se faire à l’échelle communale. Le pays trouve alors tout son sens : avoir une vision d’ensemble afin d’harmoniser les actions, permettre l’échange des expériences entre les acteurs afin d’envisager des coopérations.

Le projet qui nous a été confié, l’étude du développement culturel du Pays de la Vallée de la Sarthe, a soulevé une problématique : Quel est le rôle du Pays de la Vallée de la Sarthe dans le développement culturel de son territoire ? Celle‐ci a engendré un certain nombre de questions. Ces dernières concernent le pays et les structures culturelles.

Le pays est‐il clairement perçu par ses habitants et les structures culturelles, possède‐t‐il une identité propre ? Est‐ce qu’une structure pays doit investir le domaine de la culture ? Si oui, de quelle manière ? Comment avoir un développement culturel cohérent ? Quel type d’aide autre que financière le pays peut‐il apporter ? Comment le pays se positionne‐t‐il face aux différentes structures associatives et culturelles qui le composent ? Est‐ce de façon équitable ? Quel type de demande est fait au pays ? D’autres peuvent‐elles être envisageables ? Des liens peuvent‐ils être créés entre les différentes structures ? Comment communiquent les acteurs du territoire ? Comment les acteurs peuvent‐ils également se positionner dans le schéma du développement culturel de leur pays ?

Ces interrogations constituent les angles par lesquels nous avons abordé l’étude de notre sujet. Dans un premier temps, nous nous sommes penchées sur la définition du pays. Puis, nous avons étudié le cas précis de la Vallée de la Sarthe avant d’établir un diagnostic de l’offre culturelle mettant en relief les atouts, les faiblesses et les manques du territoire. Cet état des lieux nous a amené à rencontrer des élus et des professionnels susceptibles de nous fournir des informations. Enfin, pour répondre à notre problématique, nous avons déterminé le rôle du pays dans le développement culturel et imaginé certaines préconisations pour un meilleur développement sur l’ensemble du territoire. Le plan de notre rapport reprend la logique de la démarche que nous avons suivie tout au long de notre étude.

La notion de pays et le Pays de la Vallée de la Sarthe

La définition du pays

Les fondements de la politique de pays

La L.O.A.D.T. dite loi Pasqua

En 1995, la L.O.A.D.T., Loi d’Orientation sur l’Aménagement et le Développement du Territoire, vient consacrer juridiquement la notion de pays. Cette loi apporte quatre innovations en matière de projet local et global de développement :

  • La possibilité de s’organiser en dehors des périmètres administratifs
  • La concertation des socio‐professionnels et de la société civile
  • L’organisation de la complémentarité entre le monde rural et les pôles urbains
  • La primauté des projets sur la structure avec la possibilité de monter une structure porteuse non institutionnelle

Elle présente cependant de nombreuses faiblesses : imprécision sur l’organisation juridique des Pays, sur le mode de financement, sur l’articulation avec les Communautés de communes, sur les modalités d’association des milieux socioprofessionnels et associatifs, ainsi que l’inexistence d’un périmètre clairement défini.

L’évolution de la politique des pays avec la loi Voynet

De nouvelles orientations sont donc données à la politique des pays à l’occasion de l’adoption, le 25 juin 1999 de la L.O.A.D.D.T. (Loi d’Orientation sur l’Aménagement et le Développement Durable du Territoire) révisant la loi du 4 février 1995. La L.O.A.D.D.T. est le résultat du CIADT (Comité Inter trimestrielle pour l’Aménagement et le Développement du Territoire) du 15 décembre 1997 qui marque le début d’une nouvelle politique d’aménagement du territoire, s’intégrant dans la politique de l ’Union européenne.

Elle définit le pays comme un espace caractérisé par « une cohésion géographique, historique, économique, culturelle et sociale qui peut être reconnu à l’initiative de communes ou de leurs groupements comme ayant vocation à former un pays ».

Par rapport aux définitions précédentes, la nouveauté majeure de la loi Voynet est la volonté exprimée de permettre aux habitants d’émettre des avis et de participer à l’évaluation des actions. Elle introduit également la notion de périmètre permettant ainsi de préciser les contours des pays. Grâce à la L.O.A.D.D.T., le « pays » est définitivement considéré comme un territoire de référence pour la politique d’aménagement du territoire. Il permet de fédérer les acteurs locaux autour d’une charte, d’un conseil de développement et de contrats passés avec l’Etat et les régions. Le pays a pour vocation de stimuler les initiatives locales et doit s’assurer de la bonne articulation entre le projet et le territoire.

La notion de « développement durable » suggère que le développement économique et social puisse se développer sur le long terme. En fait, le développement durable recouvre des notions de préservation des ressources naturelles, d’éthique (sociale, culturelle et économique), d’équité entre génération mais aussi une méthodologie de concertation large entre les décideurs et les usagers.

Les orientations d’aménagement de la loi Voynet

Les principales orientations d’aménagement de la loi Voynet sont les suivantes :

  • Privilégier les stratégies à long terme autour des régions, des pays et des agglomérations
  • Consolider la décentralisation en coordonnant les initiatives locales publiques et privées
  • Rendre cohérente la relation entre les zones urbaines et l’espace rurale
  • Mobiliser les acteurs locaux autour d’un projet de territoire afin de renforcer les dynamiques d’emploi et d’encourager la création d’activités

Les objectifs du pays

Le pays a pour objectif de coordonner la mise en œuvre d’une politique de développement local cohérente, en valorisant les atouts de son territoire. Il doit jouer un rôle de levier dans le développement des actions engagées par les collectivités territoriales qui le composent. Afin d’apporter un soutien technique et financier à ces initiatives locales, le pays est chargé de solliciter des programmes européens, et de signer des contrats avec des partenaires institutionnels.

Le pays doit permettre l’harmonisation des services de l’état avec les besoins et les réalités des espaces de vie. Il doit favoriser le partenariat local et la contractualisation à partir des initiatives des Régions, de l’Etat et de l’Europe. Enfin il doit développer la participation active de la société civile et des communes, groupements de communes, Pays, Région, Etat, Europe.

La constitution d’un pays permet ainsi d’offrir une appréhension globale du territoire et vient également compléter le développement de l’intercommunalité grâce à la mise en place de partenariats.

L’organisation des pays

La Charte de Territoire : « L’acte de naissance » du Pays

Le pays prend son existence matérielle à travers une charte de territoire, qui reflète la direction politique que celui‐ci souhaite entreprendre. Cette charte est initiée à partir des communes et/ou des groupements de communes, et s’appuie sur la réalisation d’un diagnostic territorial servant à identifier les atouts mais également les faiblesses du territoire. Cette charte fixe des règles et des axes que les signataires s’engagent à respecter et à appliquer, chacun en fonction de ses moyens.

L’objectif principal de la charte est de définir le projet commun à long terme (10 ans) du développement durable du territoire.

Pour ce faire, elle doit énoncer un ensemble d’objectifs, et d’axes à suivre, mais également déterminer les moyens mobilisés ou à mobiliser, les mesures prises ou à prendre, pour les atteindre.

La structure juridique du pays

D’après les informations contenues dans la « Loi d’Orientation sur l’Aménagement et le développement Durable du Territoire » du 25 juin 1999, le pays peut s’organiser sous la forme : d’un ou plusieurs E.P.C .I. (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale) à fiscalité propre, d’un groupement d’intérêt public (GIP), d’un syndicat mixte, d’une association ou d’aucune structure.

Il existe deux formes de syndicats mixtes :

  • Le syndicat mixte fermé

Il est constitué des seuls élus locaux, son organisation est la même que l’organisation générale qui prévaut en matière de coopération intercommunale.

  • Le syndicat mixte ouvert

Il permet d’intégrer à l’organe délibérant des membres des établissements publics, notamment les chambres consulaires.

Le conseil de développement

La dynamique du pays repose sur le partenariat et la concertation entre élus mais également avec le milieu économique et social local matérialisé par l’assemblée du « Conseil de Développement ». Cet organisme de conseil et de proposition s’organise librement. Le choix des membres repose sur un principe de confiance mutuelle nécessaire à la coélaboration d’une stratégie commune, et il résulte d’une réelle volonté d’associer des acteurs locaux impliqués.

Ce conseil de développement doit faciliter la compréhension entre des représentants d’activités diverses. Il permet de renforcer la synergie entre le secteur public et le secteur privé. Le conseil de développement est directement associé à l’élaboration de la charte, et il est également consulté sur toute question relative à l’évolution de celle‐ci.

Les contrats de pays

Les contrats de pays permettent la mise en œuvre des objectifs de la charte. Ils représentent l’outil de coordination et le cadre de cohérence des multiples sources de financement et des politiques d’interventions relevant de l’Etat, des conseils généraux et régionaux, de l’Union européenne, d’agences ou d’établissements publics. Les contrats de pays ont également pour but de mobiliser des moyens budgétaires non affectés à priori à certains types d’action.

Le cas du Pays de la Vallée de la Sarthe

La création du pays

Les origines de la construction du pays

Le Pays de la Vallée de la Sarthe est marqué par l’existence d’une forte culture de l’intercommunalité solidement implantée dans le territoire. Dès les années 1970 de nombreux acteurs locaux présentent une réelle volonté de travailler en groupe pour mener des actions communes. Ils souhaitent en effet renforcer l’attractivité de leur territoire. De cette initiative va naître deux associations qui joueront un rôle fondamental dans la naissance du pays.

Regroupant plus de 130 communes des cantons de Sablé, Brûlon, Loué, Conlie et Sillé‐le‐Guillaume, l’association Erve et Vègre, née en 1972 avait pour enjeu la conduite d’une politique commune de développement local. Elle a notamment apporté de nombreux progrès dans ce domaine qui sont très proches des ambitions de la politique de pays :

  • Mobiliser et rassembler des énergies sur des objectifs communs pour mettre en œuvre des programmes de développement
  • Mettre en place de nouvelles structures de coopération intercommunale
  • Développer un travail commun entre élus et socioprofessionnels

Après sa dissolution le 24 novembre 1992, une nouvelle structure est créée.

Cette association est essentiellement à vocation touristique, et se nomme : « l’Association de Développement Touristique de la Vallée de la Sarthe ». Cette structure regroupe 79 communes situées dans la Sarthe, la Mayenne et le Maine et Loir. Elle a pour objectif de promouvoir les actions favorisant l’aménagement touristique de la Vallée de la Sarthe, et le développement des activités touristiques de ce même territoire. L’ADTVS existe toujours, elle a été conservée afin de continuer à mener des actions de promotion sur l’ensemble du territoire de la vallée, y compris sur le Maine‐et‐Loir et sur la Mayenne.

L’émergence du pays

Le Pays de la Vallée de la Sarthe s’est construit en 2001, suite à un travail préparatoire de deux années. Le travail collectif et partenarial entre les collectivités locales, Communautés de communes, institutions et représentants du milieu économique et social, a permis l’élaboration du diagnostic et de la charte de territoire.

Dès 1999, quatre commissions « mixtes » composées d’élus et de non élus se sont formées. Ces acteurs, par leur travail de synthèse et de réflexion, ont défini ensemble une stratégie de développement commune sur dix ans, s’impliquant et s’engageant à toutes les étapes de la construction du pays. Aujourd’hui encore huit groupes de travail se réunissent régulièrement afin d’élaborer des pistes d’actions répondant aux besoins du territoire dans les domaines suivants :

  • Agriculture
  • Tourisme
  • Culture et sport
  • Développement économique
  • Environnement
  • Social
  • Habitat
  • Mobilité

La présentation du Pays de la Vallée de la Sarthe

La situation géographique du pays

Le territoire du Pays de la Vallée de la Sarthe couvre le sud‐ouest du département de la Sarthe et comprend également une commune de la Mayenne. Entouré au nord par le pays de la Haute Sarthe, et jouxtant l’agglomération mancelle, il est flanqué à l’ouest par le département de la Mayenne ; au sud, il est au contact de l’Anjou et du Pays de la Vallée du Loir.

Le territoire est traversé intégralement par la rivière de la Sarthe, principal cours d’eau du pays. Il est également structuré par un vaste réseau de rivières. Cette entité naturelle est l’élément physique qui a servi à délimiter les contours de ce pays.

Le Pays de la Vallée de la Sarthe présente une variété paysagère révélant trois espaces naturels différents :

  • Le flanc Ouest du territoire, limitrophe avec le département de la Mayenne, est caractérisé par la prédominance de la prairie bocagère, d’où son nom de « bocage sabolien »
  • Le nord et la partie centrale du territoire du pays, marqués par de vastes étendues agricoles occupant un large plateau situé entre les vallées de la Sarthe et de la Vègre, appartiennent à la « Champagne Mancelle »
  • Le reste du territoire appartient à la Vallée de la Sarthe, large et sinueuse qui représente la jonction entre le Maine et l’Anjou

Les principales caractéristiques du Pays

D’une superficie de 1150 Km, le Pays de la Vallée de la Sarthe regroupe 62 communes, 5 Communautés de communes (CC du Val de Sarthe, CC des pays de Loué, CC du pays Malicornais, CC de Vègre et Champagne, CC de Sablé) et une commune indépendante Spay. Il compte près de 70 000 habitants, et il est structuré en « syndicat mixte » depuis 2002, au sein duquel siègent 61 élus du territoire (12 élus par CC et 1 élu de Spay) et 5 conseillers généraux.

Le Pays de la Vallée de la Sarthe est marqué par un territoire diversifié qui comprend trois ensembles distincts :

  • Au nord‐est, la Communauté de communes du Val de Sarthe et la partie orientale de la Communauté de communes des pays de Loué sont influencées à la fois par la ruralité et par la proximité avec l’aire urbaine du Mans
  • Au centre du pays, une zone intermédiaire, qui comprend notamment les communes de Loué, Brûlon et Malicorne, est marquée essentiellement par une forte ruralité (importance de l’agriculture)
  • Au sud‐ouest, le territoire est quant à lui influencé totalement par la présence de la ville de Sablé

La ruralité est donc encore fortement présente sur le territoire. Pourtant le Pays de la Vallée de la Sarthe reste un espace attractif. Il bénéficie en effet d’infrastructures de transport considérables qui lui permettent d’être facilement accessible. De plus, il demeure un carrefour important entre le grand Bassin Parisien et l’ouest de la France. Grâce à l’implantation et au développement d’industries reconnues dans les secteurs de l’agroalimentaire et de l’équipement automobile, le territoire du pays présente un dynamisme économique important. Cette attractivité a d’ailleurs permis une forte croissance démographique qui se poursuit encore de nos jours.

Les fonctions et les objectifs du pays

  • construire de manière concertée et partagée une stratégie d’aménagement et de développement à 5 ou 10 ans en agissant au regard de problématiques locales identifiées et en valorisant les ressources et les atouts du pays
  • accompagner les porteurs de projets locaux comme les collectivités locales, les petites entreprises, les organismes associatifs : soutien à la création, au développement d’activités et d’équipements dans des domaines variés
  • capter, animer et gérer des programmes de développement et de financement pour répondre aux problématiques locales et animer les procédures

La charte de territoire a permis de révéler un certain nombre d’objectifs prioritaires dans huit domaines différents et les actions à mener pour y aboutir :

L’agriculture :

  • soutenir des actions collectives de sensibilisation, de démonstration en rapport avec l’utilisation de matériel plus respectueux de l’environnement
  • mettre en sécurité les bâtiments d’exploitations agricoles tout en menant un effort d’intégration paysagère
  • inciter à la création d’activités complémentaires ou au développement d’activités liées à la transformation de produits à la ferme dans le cadre d’une politique d’accueil du public
  • soutenir les actions collectives permettant de mieux faire connaître les productions agricoles locales auprès du grand public et donc des consommateurs
  • améliorer les opérations de pulvérisation

Le développement économique :

  • améliorer la signalétique et les aménagements afin d’optimiser l’attractivité des zones d’activités économiques et des centres bourgs commerciaux
  • développer l’emploi, la formation et les compétences sur l’ensemble du territoire « Programme Intégré Territorial »

L’environnement :

  • soutien aux opérations innovantes de valorisation des déchets
  • valorisation des rivières et des cours d’eau
  • soutien aux actions de restauration, de valorisation des paysages et du patrimoine naturel du territoire

Le social :

  • renforcer et diversifier les services touchant au domaine de la petite enfance
  • développer de nouveaux modes de garde et accompagner les relais d’assistance maternelle

L’habitat :

  • évaluer les besoins précis du territoire afin de mettre en place des programmes adaptés

La mobilité :

  • favoriser le transport et la mobilité des personnes avec le pays du Mans

Faciliter l’accès à la culture:

  • en améliorant la pratique des loisirs culturels sur le territoire grâce à l’acquisition de matériel
  • en soutenant la programmation d’activités culturelles innovantes
  • en organisant des événements afin de contribuer au rayonnement du pays
  • en soutenant à la mobilité des groupes de jeunes dans le cadre de trajets collectifs ce qui permettrait la pratique d’une activité culturelle initiée à l’échelle intercommunale
  • en créant des espaces culturels dans les secteurs du territoire dépourvus d’équipements structurants

Le tourisme :

  • soutenir la création et le développement de petits lieux d’accueil et de visite touristique (écomusée, lieux d’exposition)
  • soutenir la création d’un projet structurant autour de la rivière afin d’accroître l’offre touristique du pôle
  • améliorer les structures d’hébergements et soutenir les espaces de loisirs et de détente autour des lieux d’hébergement
  • soutenir les actions fédératrices permettant d’améliorer l’accueil et l’information touristique en Vallée de la Sarthe

Les contrats de développement local

Les conventions signées entre le Conseil Général et le pays

La politique territoriale du département, et par conséquent du pays, est directement liée à la L.O.A.D.D.T. Le nouveau dispositif mis en place par le Conseil Général succède aux Contrats Régionaux de Développement (CRD). Sur le territoire du Pays de la Vallée de la Sarthe, les CRD avaient contribué au développement local par le financement de projets relevant de différents domaines (artisanat, culture, habitat…). Il existe trois types de conventions associant le pays et le Conseil Général : la convention cadre, les conventions thématiques et les conventions de développement local.

La convention cadre

Signée entre le Conseil général et le Syndicat Mixte de Pays, la convention fixe les objectifs communs de développement du département et du pays pour une durée de trois ans. Les objectifs sont extraits du schéma de développement départemental et de la charte de territoire du pays.

Les conventions thématiques

Pour le département de la Sarthe, une des conventions thématiques concerne les domaines de l’artisanat et du commerce. En 2007, la convention de pôle touristique a toutefois été renouvelée avec l’ensemble des pays.

Les conventions de développement local

Dans le cadre de la politique territoriale départementale adoptée par le Conseil général le 17 décembre 2002, il est prévu de signer des conventions de développement local avec les syndicats mixtes de pays ou les Communautés de communes. Pour le cas du Pays de la Vallée de la Sarthe, aucun contrat n’a été signé avec le pays mais chacune des Communautés de communes qui le compose. D’une durée de trois ans, ces contrats sont une volonté du département de suivre le développement de son territoire. Trois dotations sont prévus, une dotation de base de 16950€ par canton pour le développement local, une dotation principale calculée sur les régimes d’aides habituels et enfin une dotation exceptionnelle pour un grand équipement s’il s’inscrit dans les priorités départementales(base de 2€ par an et par habitant).

Les conventions de développement local

Le programme Leader +

Le programme d’initiative communautaire de l’Union Européenne Leader + a pour objectif de soutenir les projets pilotes en zone rurale. En Pays de la Loire, neuf territoires bénéficient de ce programme. Six thèmes fédérateurs sont proposés par la commission européenne et la France autour desquels la région met en œuvre une stratégie de développement.

Les six thèmes sont :

  • La valorisation des ressources naturelles et culturelles
  • L’amélioration de la qualité de vie dans les zones rurales
  • L’utilisation de savoir‐faire et de nouvelles technologies
  • Les projets autour de publics‐cibles : les jeunes et/ou les femmes
  • La valorisation des produits locaux
  • Et l’accueil de nouveaux acteurs locaux et d’entreprises

Sur chacun de ces territoires, un groupe d’action locale (GAL) réunit partenaires publics (élus) et partenaires privés (associations, entreprises…). Les acteurs privés composent au moins la moitié du GAL. Les territoires bénéficient d’une dotation financière globale, dont l’utilisation est contrôlée par le CNASEA1. Chaque GAL sélectionne, lors d’un comité de programmation, les projets qui répondent à la stratégie de développement du territoire.

Pour le programme 2000‐2006, le GAL de la Vallée de la Sarthe a regroupé 77 communes, soit 70 000 habitants. Le Gal représente 35 personnes dont 22 privés et 13 élus. Le thème choisi pour 2000‐2006 était la valorisation des ressources naturelles et culturelles. Plusieurs projets ont répondu à ce thème.

Une étude a été menée pour l’aménagement de la carrière de Fercé‐sur‐Sarthe. Elle a permis de créer un partenariat entre l’entreprise exploitante, le groupe Lafarge, et les associations environnementales, le Conservatoire du Patrimoine Naturel Sarthois (CNPS) et la Ligue pour la Protection des Oiseaux Délégation Sarthe (LPO Délégation 72).

Suite au constat de l’importante dégradation de la zone humide du Bailleul, un premier projet de création d’une zone de loisirs avec un plan d’eau artificiel a rapidement été abandonné. Cependant, avec l’intervention et le soutien financier du GAL Vallée de la Sarthe, ce milieu naturel a été restauré permettant d’en faire un site attractif, fidèle à l’objectif de la commune.

Enfin, un dernier projet a mis en place un spectacle itinérant intitulé Les Bouillonnantes. Cet événement mêlant improvisation théâtrale et guinguette a été présenté dans les communes des bords de Sarthe.

Les financements :

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Le pôle d’excellence rurale

La création des PER

Le gouvernement a lancé en décembre 2005 un appel à projets visant à labelliser des initiatives de développement économique fondées sur l’excellence des territoires ruraux. Le décret du 28 février 2007 vient clore la désignation officielle des « pôles d’excellence rurale ». Quatre thématiques prioritaires, autour desquelles les projets se sont mobilisés, ont été définies dans le cahier des charges, publié le 15 décembre 2005 :

  • les technologies au service des entreprises artisanales et industrielles des territoires ruraux
  • les services et l’accueil des nouvelles populations
  • La valorisation des bio‐ressources
  • La valorisation des patrimoines naturels et culturels et l’organisation du tourisme

Le cas de la Vallée de la Sarthe : Pôle « La rivière source de la dynamique touristique, culturelle et environnementale en Vallée de la Sarthe »

Le pôle d’excellence « La rivière source de la dynamique touristique, culturelle et environnementale en Vallée de la Sarthe » présenté par «Groupe d’Action Locale du Pays Vallée de la Sarthe» (territoire de 70.000 habitants, 5 cantons (dont 2 classés en ZRR), regroupant 62 communes réparties au sein de 5 communautés de communes) propose la valorisation touristique du Pays autour de l’espace fluvial.

Dès le début de la construction du projet de territoire du Pays Vallée de la Sarthe, à partir de l’année 2000, la question de « la protection et de la valorisation de l’eau et des rivières » est devenue un enjeu prioritaire et un élément fédérateur autour duquel les acteurs locaux ont souhaité travailler ensemble.

Le pôle a permis le développement des activités de loisirs nautiques sur la rivière Sarthe, la sauvegarde et valorisation du patrimoine naturel et architectural des abords de la rivière [par la restauration et l’aménagement de zones naturelles telles que les îles et les marais pour en faire des lieux, certes sauvegardés mais également valorisés auprès du grand public (habitants et clientèle touristique) grâce à des aménagements et à des équipements ludiques adaptés, la restauration d’éléments majeurs du patrimoine architectural autour de l’eau afin d’en faire des sites à la fois attractifs (tourisme) et dynamiques].

Les 6 opérations visent à améliorer les sites de la Vallée de la Sarthe en s’adossant essentiellement sur le patrimoine bâti lié au cours d’eau (Moulin – Port – bâti ancien) et sur l’environnement. Le choix fait d’un développement territorial axé sur la valorisation des rivières Sarthe et Vègre, du réaménagement du patrimoine rural et l’historique local et les améliorations prévues en matière de sauvegarde des milieux naturels constituent des points fédérateurs qui renforcent la cohérence sociale et territoriale du Pays, en valorisant ses atouts par le tourisme tout en permettant une meilleure appropriation par la population locale.

Les bases législatives et administratives du pays étant posées, un diagnostic des atouts, des faiblesses et des manques des territoires du Pays de la Vallée de la Sarthe est maintenant à réaliser.

Le diagnostic de territoire

La présentation générale des différentes Communautés de Communes

Spay

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Présentation de la ville

Spay est une petite commune de 2500 habitants, se situant à l'est du Pays de la vallée de la Sarthe et au sud-ouest de la ville du Mans. Son église du XIIe siècle, son écluse, ses voies navigables, sa base de loisirs, son cyber centre gratuit, son gymnase, ses associations, et son zoo, sont autant d’atouts pour la ville. Son développement culturel a pour base principale le tourisme vert et les activités liées à l’eau.

Les spécificités dans l’offre culturelle

Son intercommunalité est aujourd’hui en réflexion. Elle pourrait donc rejoindre la Communauté de communes du Val de Sarthe.

Spay possède une base de loisirs qui s’étend sur près de 40 ha. Celle–ci allie location de salles, camping, bâtiment jeunesse et le bâtiment principal de la base comporte un lieu pour la baignade. En effet, 10 ha sont composés par l’eau ; ce qui permet l’installation en été d’un aqua-parc. Sur le grand plan dʹeau qui longe la rivière Sarthe, une baignade est aménagée et bordée dʹune plage de sable blanc de Loire, équipée dʹaire de jeux pour enfants et de tables de pique‐nique. Deux bassins de profondeur progressive sont délimités par des bouées. En juillet et août, la baignade est autorisée et surveillée. Il y a la possibilité de louer des pédalos et canoës tous les après‐midi. Il est également possible de pêcher sur le domaine. Le camping offre 80 emplacements à nus disponibles pour tentes et caravanes (1 essieu) avec point dʹeau et branchement électrique. 5 chalets qui se trouvent sur le camping peuvent être loués tout au long de lʹannée. Ce domaine offre également la possibilité de louer des salles (5 salles) pour anniversaires, mariages, séminaires et autres. Ces salles peuvent accueillir de 25 personnes pour les plus petites à 150 personnes pour la plus grande.

Cette base se trouve sur le domaine d’Houssay où il est important pour la commune de mettre en place des animations. La base fluviale appartenait à l’origine à un C.E. mais le coût de fonctionnement étant important, il fut donc vendu à la commune, en 2002. Cette base ne peut s’agrandir, se situant en terrain inondable.

Elle est également l’accueil d’évènements sportifs. Les retombées économiques sont donc importantes, en raison également de sa forte capacité d’accueil. La commune est un pôle fluvial avec un port de plaisance (34 emplacements sont disponibles), une halte fluviale qui comporte 9 pontons d’amarrage. La ville a reçu notamment le financement du programme leader + pour cela. Spay a accueilli quelques temps, le festival les Bouillonnantes et aimerait aujourd’hui installer un partenariat avec les Pic‐Nic Show dans une volonté d’avoir un évènement récurrent sur le territoire communal et d’établir un partenariat avec le pays. Il n’existe pas d’école de musique, dans le projet d’intégrer la Communauté de communes du Val de Sarthe cela semble inutile. Certains membres ont la volonté de s’intégrer au pays mais il est difficile de fédérer tout le monde. L’une des spécificités de Spay est l’existence de ce qui était auparavant appelé jardin des oiseux, le Spaycific’ zoo. En effet, depuis sa création en 1989, le parc a beaucoup évolué, il présente désormais une diversité importante d’espèces d’oiseaux et d’autres animaux. Les animaux sont présenté soit en plein air soit dans un exotarium qui est un espace couvert et chauffé composé d’une partie diurne et ’une partie nocturne. Le zoo propose de nombreuses activités pour les enfants : jeux en rapport avec les animaux, parcours jalonné de panneaux questions réponses, énigmes à résoudre. Le spectacle de marionnettes n’est ni réservé ni conçu pour les enfants en bas âge. Les thématiques animalières permettent une autre approche des animaux. La diversité des espèces présentées propose au visiteur, une approche unique de la biodiversité .À travers ses naissances, le parc contribue à la conservation des espèces. Des présentations sont mixtes, elles peuvent allier mammifères et oiseaux, une zone nocturne en cycle inversé sert pour observer les animaux nocturnes en activité et les enclos permettent aux animaux d’avoir un comportement naturel. Le parc paysager s’étend sur 6ha.

La Communauté de communes du Pays Malicornais

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Présentation de la Communauté de communes

La Communauté de communes du Pays Malicornais a été crée le 16 décembre 1994. Elle se compose de sept communes : Courcelles‐la‐Forêt, Dureil, Ligron, Malicorne‐sur‐Sarthe, Mézeray, Noyen‐sur‐Sarthe, Tassé. Son président est madame Chantal ALBAGI, conseiller général et maire de Dureil. Sa population environne les 7 000 habitants. Elle se situe au sud du Pays en bordure du Pays de la vallée de la Sarthe.

Les spécificités de l’offre culturelle

Les villes principales sont Malicorne et Noyen sur Sarthe. Beaucoup d’évènements et d’équipements se trouvent dans ces deux villes : parmi ceux‐là on peut citer les bouillonnantes ou encore le centre dʹanimation nature et balade aux Mésangères. L’espace faïence de Malicorne, véritable lieu de vie sociale et communautaire, est un atout important pour la Communauté de communes.

Depuis 2001, Malicorne, Ville et Métiers d’Art, a ouvert son musée, renfermant les plus prestigieuses faïences qui ont fait la notoriété de la cité des potiers. Le musée est visible dans le paysage grâce à la grande cheminée de l’ancienne manufacture de grès. Exemple de réhabilitation du patrimoine industriel, Malicorne Espace Faïence allie tradition et modernité ainsi que créations anciennes et contemporaines. La visite du musée se fait en plusieurs temps. L’auditorium diffuse un film introductif sur l’histoire et le savoir‐faire des ateliers des faïenceries. Les expositions permanentes et temporaires proposent, une découverte pédagogique des techniques anciennes de fabrication. Les anciens fours reflètent l’ambiance des cuissons d’autrefois à travers deux scénographies animées. La présence de vastes jardins permet est également un atout pour ce centre. Trois galeries d’exposition permettent de découvrir la richesse et la diversité des productions de céramique. La galerie permanente accueille les plus belles pièces de Malicorne, la galerie temporaire accueille plusieurs fois par an des expositions liées à la céramique. Au delà de la faïence de Malicorne, cet espace propose des expositions thématiques, ou des ventes aux enchères contribuant ainsi à la promotion de l’artisanat d’art Français. La galerie contemporaine du Mef permet de soutenir et d’encourager la création actuelle en mettant à la disposition des artistes un espace où l’imagination et le talent d’aujourd’hui s’allient au savoir‐faire d’hier. Le Mef intègre un atelier d’initiation et d’animation dont les objectifs sont de s’initier et découvrir les arts de la céramique, de pratiquer en amateur une activité dans le cadre des loisirs et favoriser l’éveil et l’expression artistique, manuelle et créative. Il également organisé des animations scolaires. Cet espace propose également des salles en location pour des conférences ou des festivals tels le festival Bee Bop.

La visite guidée des ateliers de faïencerie permet de découvrir toute la fabrication dʹune faïence dans le respect des traditions des grands maîtres du XVIIIe siècle : de lʹargile extraite des carrières à la cuisson finale en passant par lʹajourage, spécialité de Malicorne, la faïencerie vous ouvre les portes sur un univers chargé dʹart et dʹhistoire.

La Communauté de communes du Pays de Loué

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La présentation de la Communauté de communes

La Communauté de communes du Pays de Loué regroupe 15 communes, Amné‐en‐Champagne, Auvers‐sous‐Montfaucon, Brains‐sur‐Gée, Chassillé, Chemiré‐en‐Charnie, Coulans‐sur‐Gée, Crannes‐en‐Champagne, Épineu‐le‐Chevreuil, Joué‐en‐Charnie, Longnes, Loué, Mareil‐en‐Champagne, Tassillé, Saint‐Denis‐dʹOrques, Vallon‐sur‐Gée. Sa création remonte au 19 décembre 1994. Sa présidence est confiée à Michel DROUIN, maire de Vallon‐sur Gée. Cette Communauté de communes se situe au nord du territoire.

Les spécificités de l’offre culturelle

L’école de musique

L’un des atouts de la Communauté de communes est l’école de musique intercommunale qui se déploie sur les sites de Loué, Coulans et Conlie. Créée dans le but de desservir des parties de territoires qui ne sont pas tournées les unes vers les autres, elle associe les communautés de communes des Pays de Loué et de Vègre et Champagne. L’école de musique adhère au Schéma Départemental des Enseignements Artistiques, mis en place par le Conseil Général de la Sarthe. Les formations proposées sont donc variées. Quatre grandes lignes directrices de l’école sont mises en place :

  • L’Eveil musical en milieu scolaire dispensé par deux enseignants à tous les enfants.
  • L’Initiation instrumentale et la formation musicale de qualité, pour le plus grand nombre. Des ateliers dʹinitiation musicale sur trois degrés sont mis en place : éveil instrumental pour les 5‐6 ans, découverte des instruments plutôt tournée vers les 6‐7 ans et le dernier atelier organisé est initiatique, et l’âge conseillé est de 8 ans et plus.
  • Proposer un enseignement instrumental individuel, de qualité, tout en favorisant les pratiques collectives avec la mise en place d'orchestre
  • Participation à la vie artistique et culturelle locale, en lien avec les pratiques amateurs. Une coopération est faite avec l'orchestre d'harmonie de la Vègre. Il existe différents liens avec des événements culturels tels que le festival Damada.

Cet établissement possède environ 125 inscrits et essaie de faire de nombreuses actions de sensibilisation. Elle pilote notamment le festival Damada qui allie concerts, stages de musiques, ateliers de danse et bal. L’école participe également à un nouveau festival autour des « arts de vivre » (la musique étant un des ingrédients de ces rencontres).

Le centre culturel

Le centre culturel est né de la volonté de la Communauté de communes de créer un lieu de diffusion culturelle. Cela fut mis en place sur deux lieux : Loué dont le bâtiment appartient à la commune et Coulans sur Gée dont le bâtiment appartient à la Communauté de communes. Le bâtiment de Loué abrite également la bibliothèque et l’école de musique.

C’est à l’association Pazapas basée au Mans que l’on fit appel, il y a 3 ans, pour diriger le centre culturel. Créée en juin 1998, cette association a pour but de promouvoir et de favoriser l’expression corporelle dansée. En servant de structure administrative à la compagnie Robin‐Juteau, l’association incarne un instrument de création artistique. Elle diffuse des spectacles, met en place des animations, stages et ateliers, et sensibilise le secteur de la petite enfance à la vie artistique et culturelle. Ce fut à la compagnie de danse Robin‐Juteau que l’on confia la direction artistique de la saison culturelle de Loué par le biais de l’association Pazapa On confia la direction artistique de la saison culturelle de Loué à la compagnie de danse Robin‐Juteau, déjà connue sur le territoire. La ville de Loué a décidé de faire appel à des professionnels du spectacle vivant dans le but de mettre en place une certaine dynamique. Ils sont en résidence au centre culturel et peuvent jouir de la scène 12 semaines par an pour leurs propres créations. Depuis 1993, la compagnie oriente sa démarche autour d’un objectif : celui de rendre accessible la danse contemporaine et le théâtre gestuel aux enfants et à un public non averti. La programmation est à l’image de la compagnie qui privilégie la découverte de différents arts, la sensibilisation (artistique) et la formation au spectacle vivant. La compagnie est constituée d’une danseuse contemporaine (Christine Juteau), d’un comédien mime (Robin) et d’un créateur lumière (Bruno Teutsch). Le réseau associatif est important sur la Communauté de communes. La « culture‐loisir » est donc déjà traité, ce qui permet à la compagnie de s’orienter vers d’autres formes de culture.

Programmation

Elle crée des temps forts, dans une volonté dʹavoir une programmation dynamique. Deux saisons sont mises en place : une adulte et une pour le jeune public. Les spectacles sont répartis sur les deux salles de la communauté mais la compagnie essaie de les développer sur tout le territoire, les salles des fêtes peuvent être ainsi mises à contribution. La compagnie met en place l’accueil des compagnies extérieures, des actions avec les associations locales, la bibliothèque et l’école de musique. Elle veut créer des liens sociaux, faire de ses évènements de véritables sorties. Le parcours en car appelé « on r’monte dans le car » est innovant : il allie visite de monuments et prestation artistique puisque les visiteurs ou spectateurs sont accompagnés de comédiens qui animent la sortie. A terme, la compagnie aimerait développer cette activité sur tout le territoire du Pays de la Vallée de la Sarthe.

La Communauté de communes de Sablé sur Sarthe

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La présentation de la Communauté de communes

La Communauté de communes de Sablé sur Sarthe se compose de 16 communes dont une de la Mayenne : Auvers‐le‐Hamon, Asnières‐sur‐Vègre, Avoise, Le Bailleul, Bouessay (Mayenne), Courtillers, Juigné‐sur‐Sarthe, Louailles, Notre‐Dame‐du‐Pé, Parcé‐sur‐Sarthe, Pincé, Précigné, Sablé‐sur‐Sarthe, Solesmes , Souvigné‐sur‐Sarthe, Vion. Elle fut créée le 29 décembre 1978. Elle couvre un territoire de 35 771 km² pour une population de 26 525 habitants. Son président est François Fillon. Elle se situe au sud ouest du pays près du département de la Mayenne.

Les spécificités de l’offre culturelle

L’association d’Asnières sur Vègre

L’association d’Asnières sur Vègre joue un rôle important dans la Communauté de communes. Créée en 1986, lʹAssociation se mobilise aujourdʹhui pour animer et mettre en valeur le patrimoine de la Communauté de communes de Sablé‐sur‐Sarthe et du Pays Vallée de la Sarthe. Elle organise tous les deux ans, un colloque de trois jours sur le patrimoine. LʹAssociation est également agréée Centre du Patrimoine par la DRAC (Direction des Affaires Culturelles) et le Rectorat de lʹacadémie de Nantes depuis 1996. Lʹencadrement des activités est assuré par des professionnels (animateurs du patrimoine, fresquiste et maçon). Pour répondre aux objectifs des enseignants et rendre les élèves acteurs de leurs découvertes et de leurs apprentissages, le Centre propose :

  • éveiller leur curiosité et leur intérêt pour le patrimoine en encourageant leur réceptivité
  • éduquer leur regard, de développer des méthodes spécifiques dʹobservation, de comparaison dʹanalyse, quʹils pourront réinvestir plus tard face à des projets semblables.

Des chantiers « rempart » sont organisés dans le village. Ce projet sʹinscrit dans la volonté de l'association d'apporter son aide à la mise en valeur du village d'Asnières, de participer activement à la restauration du patrimoine villageois et d'œuvrer à la revitalisation et à l'animation du village. Des visites guidées du village d’Asnières sont mises en place. On note la présence d’un verger conservatoire.

L’ADTVS aide cette association depuis le début des années 80. Cette association va devenir un centre de ressources pour le Pays de Vallée de la Sarthe : l’animation patrimoniale et culturelle du pays lui sera ainsi déléguée. Elle souhaite, à travers une salle d’interprétation et des salles d’expositions temporaires, présenter toutes les richesses du territoire. Une convention a été signée, elle porte jusqu’en 2009. L’association s’occupe également du festival Charnie champagne qui associe patrimoine et théâtre.

Le centre culturel Joël Le Theule

Le centre culturel de Sablé sur Sarthe est né vers 1975. La ville souhaitait construire un lieu culturel mais sans avoir véritablement de politique culturelle derrière, celle‐ci fut confiée à Jean Bernard Meunier. Un travail fut mené avec des actions pédagogiques qui s’appuyaient sur les structures existantes. Différentes actions thématiques furent mises en place : théâtres, expositions et cinémas. L’actuel bâtiment ne fut construit qu’en 1982, la même année le festival de Sablé était crée. Ce centre culturel est un service communal dont la gestion a été confiée à l’association Entracte. Celle‐ci gère les secteurs de la création, du spectacle, de la diffusion, de l’art cinématographique et des arts visuels et des académies comme l’Académie Internationale de danse ancienne. La municipalité quant à elle, s’occupe de l’université du temps libre et de l’espace jeunes. Une véritable saison culturelle est mise en place avec un important soutien apporté à la création. Le centre culturel de Sablé possède une scène conventionnée musique et danse ancienne. En effet, la ville possède, une école de danse baroque réputée. Le centre culturel essaie de développer le hors saison et les différents partenariats, par exemple avec des acteurs d’animation du patrimoine. Il apporte ses connaissances et son soutien à d’autres pays comme la Roumanie ou la République Tchèque dans la création de festivals et d’académies.

Programmation

  • Une saison de spectacles
  • Une saison de cinéma, surtout d’art et d’essai
  • Le festival Enfant des toiles avec pour thème l’enfance
  • L’art visuel qui se décline sous la forme de trois expositions par an dont une en collaboration avec le FRAC, « le FRAC est à vous ». Cette exposition est montée par des bénévoles locaux pour que ceux‐ci puissent s’approprier l’art contemporain, les scolaires travaillent également à ce projet. Environ 90 personnes participent à cette exposition
  • Le Festival Annuel Baroque de Sablé est lʹun des principaux rendez‐vous baroque de lʹété en France. Il réunit les artistes les plus prestigieux aux cotés de jeunes interprètes talentueux. Avec 14 concerts en 4 jours, le Festival de Sablé permet de sʹenivrer de musique ou de découvrir quelques œuvres méconnues. Son Académie de Danses et de Musiques Anciennes accueille pendant 9 jours des stagiaires du monde entier autour des meilleurs spécialistes de ces disciplines
  • Rock ici mômes est, comme son nom l’indique, dédié aux enfants. Chaque année, ils se retrouvent dans le parc du château de Sablé pour 6 heures de musiques et de spectacles non‐stop. Ils ont de 3 à 12 ans
  • Nuit d’été est organisée sur deux soirs, il s’agit ici de concerts gratuits

LʹEcole Intercommunale de Musique Agréée

Créée en 1974, agréée en 1996, et intercommunale depuis 2005, lʹEcole Intercommunale de Musique de la Communauté de communes de Sablé est un véritable centre de formation et de ressources pour la pratique amateur et pré‐professionnelle. Elle favorise lʹépanouissement personnel, participe à la cohésion sociale et lʹanimation du territoire par la vitalité de son enseignement et la diversité de ses pratiques collectives.

La Communauté de communes du Val de Sarthe

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La présentation de la Communauté de communes

La Communauté de communes du Val de Sarthe fut créée le 21 décembre 1994, elle se compose de 11 communes : Chemiré‐le‐Gaudin, Étival‐lès‐le‐Mans, Fercé‐sur‐Sarthe, Fillé‐sur‐Sarthe, La Suze‐sur‐Sarthe, Louplande, Parigné‐le‐Pôlin, Roézé‐sur‐Sarthe, Souligné‐Flacé, Voivres‐lès‐le‐Mans, Saint‐Jean‐du‐Bois. Son président est Monsieur Philippe GIRARDOT, maire de Voivres‐lès‐le‐Mans.

Sa population est de 15 122 habitants. Elle se situe sur un territoire facilement accessible, à l’est du Pays de la Vallée de la Sarthe, possédant un fort potentiel économique avec les industries de l’automobile, de l’agroalimentaire, du plastique et du caoutchouc et plus de 200 entreprises artisanales, commerciales et de services. Un tissu associatif dense contribue au dynamisme du territoire. Celui‐ci, traversé par la rivière Sarthe, possède de nombreux espaces naturels et de loisirs.

Les spécificités de l’offre culturelle

Sur le thème « d’un dimanche au bord de l’eau » avec l’ambiance bords de Marne au 19ème siècle, le site du moulin de Fillé a été aménagé pour accueillir un large public. La visite du moulin, la production de farine, la résidence d’artistes, un espace d’expositions, une plaine de jeux en bordure de rivière, un espace de location de barques et canoës et enfin une guinguette mettent ce site en valeur et lui donnent son originalité. Le lieu a été intégré au pôle rivière. Un projet d’écriture d’un scénario sur la mémoire et sur l’histoire locale est actuellement envisagé pour fédérer différentes communes.

Concernant les actions touristiques, le tourisme vert est mis en avant car il intègre deux enjeux importants : participer au développement économique du territoire et permettre aux résidents de devenir des acteurs de lʹanimation du territoire, notamment par le soutien aux associations. Des pôles randonnées ont été crée sur trois communes. Une charte de qualité a notamment été réalisée. Des sites naturels à enjeux ont notamment été ciblés : les cours dʹeau et les bois dans une démarche de réappropriation des berges du canal et de la Sarthe.

Les activités de plein air et de pleine nature doivent être développées par la mise en œuvre du « schéma communautaire des itinéraires de randonnées ». Ce schéma comprend 2 niveaux d’intervention pour la Communauté de communes :

  • L’échelle communale :

Une boucle de randonnée sera équipée de façon homogène à partir d’une charte de qualité autour ou à proximité du centre bourg. Il faut entretenir et communiquer sur ces boucles villageoises et inciter les communes à préserver les chemins existants.

  • L’échelle intercommunale :

Les parcelles et les sites naturels à enjeux pour le développement de la randonnée doivent être inventoriés. Des réserves foncières seront constituées pour créer un chemin de randonnée ou assurer une liaison entre des chemins existants. Il faut créer, équiper, entretenir, animer et gérer des lieux d’accueil et d’informations et développer un programme d’animation, de communication et de promotion sur les itinéraires de randonnées inscrits dans le schéma communautaire. Le dialogue et la concertation avec les acteurs locaux de la randonnée seront développés.

La coulée douce

La coulée douce est une association populaire agréée jeunesse et sport qui s’occupe essentiellement de la mise en place d’un accueil pour les 11‐17ans. Cette association a la volonté de favoriser l’émergence de projets sur la commune. Cette structure existe depuis le 1er septembre 2007 et l’association, elle, depuis 1990. Ce bâtiment est un espace jeunesse qui privilégie un espace informel d’accueil avec un cyberanim et un club informatique avec un atelier photo et vidéo qui a lieu 4 fois par semaine. Les compétences se partagent entre bénévoles.

Des animations sportives et culturelles sont mises en place. Dans le domaine de la culture, des ateliers sous forme de projets sont proposés. Par exemple, un spectacle pour les restos du cœur tous les ans est réalisé : 4 représentations d’une durée approximative de 3 heures sont données. Elles peuvent chacune accueillir environ 100 personnes à la Suze sur Sarthe. Tout est alors créé par l’association. De plus, des objets sont fabriqués et vendus avant le spectacle et lors du spectacle. Cela créer une certaine dynamique. Des animations avec les collèges sont également faites.

La Communauté de communes de Vègre et Champagne

La présentation de la Communauté de communes

La Communauté de communes de Vègre et Champagne fut crée le 21 décembre 1994. Elle compte 12 communes : Avessé, Brûlon, Chantenay‐Villedieu, Chevillé, Fontenay‐sur‐Vègre, Maigné, Pirmil, Poillé‐sur‐Vègre, Saint‐Christophe‐en‐Champagne, Saint‐Ouen‐en‐Champagne, Saint‐Pierre‐des‐Bois, Viré‐en‐Champagne.son territoire couvre une superficie de 172,92 km² pour une population de 5 048 habitants. Elle est présidée par Gilbert VANNIER, maire de Brûlon.

Les spécificités dans l’offre culturelle

Les associations

L’association Chevillé au fil du temps fut créée il y a 5 ans, dans une volonté de d’agir au niveau patrimonial, pour donner un accès à la culture aux enfants. Cela se concrétise par une sortie au musée. Les enseignants de trois communes ont décidé de prendre sur le temps scolaire et d’accorder la gratuité aux parents des enfants pour les visites. Un concert est également programmé. Les enfants sont emmenés voir différents spectacles et participent au téléthon. L’association tente de créer un lien entre jeunes et aînés. Ces derniers assurent la lecture en classe. Un atelier jardin est mis en place pour faire découvrir l’art du jardinage par l’intermédiaire d’une personne qui réalise son propre jardin et le fait visiter. La saison culturelle se termine par un concert à Sablé.

L’association Vègre et Champagne au fil du temps fut créée en complément de l’association précédente, non pas pour 3 écoles mais pour 500 élèves. Une seule sortie est donc organisée, les animations sont promenées de village en village. Il s’agit d’apporter des éléments culturels là où il n’y en a pas. L’association agit dans une volonté d’ouverture, mais il semble difficile de faire déplacer les populations pour un évènement.

L’analyse de l’offre culturelle par domaine

Le patrimoine

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Tableaux[1]

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Commentaires

Le territoire veille à mettre en valeur ses savoirs faire et ses spécificités techniques à travers trois sites : Malicorne et la faïencerie, Sablé et la biscuiterie et enfin Loué et la volaille. En ce qui concerne les savoir‐faire, celui de Malicorne est bien mis en avant grâce à la faïencerie toujours en activité, au musée et aux autres ateliers existants sur le territoire de la Communauté de communes. Deux biscuiteries sont présentes sur le territoire de Sablé. Loué est le leader incontesté de la volaille fermière en France. Cette appellation est un gage de qualité et une attraction gastronomique.

Deux communautés de communes, celle du pays de Loué et du pays Malicornais, semblent moins mettre leur patrimoine en avant ou semblent posséder peu de patrimoine remarquable. Pour le reste du territoire, il nous parait assez riche dans ce domaine. A noter que Spay ne semble pas non plus intégré dans ce domaine là à la vie du pays. Nous avons des lieux notables sur le pays comme le village d’Asnières sur Vègre, l’abbaye de Solesmes, haut lieu du chant grégorien et connue pour ses sculptures de la fin XVème‐début XVIème siècles; la ville de Malicorne, cité de la faïence dont la spécialité est l’ajourage, et le moulin de Fillé.

L’association d’Asnières sur Vègre, structure porteuse de la Communauté de communes de Sablé sur Sarthe, est un appui important pour les compétences développées dans ce secteur. Le pays se doit de se reposer sur cette association. Elle présente à la fois l’urbanisation du village et son église remarquable par ses peintures murales ; la campagne à travers l’étude de la seigneurie : motte féodale à Pirmil, manoirs à Voivres lès le Mans, canton de Brûlon et Loué et pour finir à travers les châteaux de Sablé et Asnières. La structure souhaite également exposer le bâti paysan ainsi que le patrimoine industriel. Elle a donc vocation à présenter un vaste panel du patrimoine du Pays de la Vallée de la Sarthe.

Concernant le patrimoine bâti présent sur le territoire, il est essentiellement composé de châteaux, manoirs et de maisons villageoises. Les initiatives autour de cela sont assez classiques. Cela reste cantonné, pour la plupart du temps, aux visites guidées. Quelques musées aident à la compréhension du patrimoine comme le musée de Claude Chappe à Brûlon, l’espace faïence à Malicorne ou bien encore au moulin de Fillé qui explique l’art de la minoterie. Le fait d’associer ce moulin à un centre fluvial est pour nous une idée originale à retenir et pourquoi pas développer. Ce moulin possède aussi de nombreux atouts, quʹil sʹagisse de la situation du site, avec vue sur le barrage, ou en ce qui concerne le fonctionnement du moulin. Au premier étage, on peut découvrir lʹinstallation de meunerie traditionnelle en parfait état de fonctionnement avec des meules et sa bluterie utilisées lors des animations de mouture. Le moulin dispose également dans ses murs des appareils de base de la minoterie : un matériel de nettoyage de blé, un planchister et des appareils de mouture à cylindres.

De plus, l’initiative de Charnie Champagne d’associer manoir et spectacle vivant est une manière plus originale de découvrir le patrimoine.

Des circuits thématiques ont été mis en place par le Conseil Général. Ils permettent de partir à la découverte des monuments privés ou publics, grâce à une signalétique particulière. Les circuits intitulés « les chemins de lumière » et « découverte du vitrail » mettent essentiellement en valeur les vitraux. Il existe également un circuit sur la guerre de cent ans, sur le patrimoine industriel et pour finir sur les lieux de paroles. Ces circuits permettent de partir à la découverte du patrimoine d’un territoire d’une manière transversale et ludique. D’autres circuits, non réalisés par le Conseil Général, sont disponibles dans les Offices du tourisme. Ils donnent accès aux églises de la champagne mancelle, aux retables précieux et aux peintures murales.

Les équipements

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Commentaires

Deux types d’équipements se retrouvent sur la quasi‐totalité du Pays : ce sont les bibliothèques et les salles polyvalentes. Il ne s’agit donc pas, notamment en ce qui concerne les salles polyvalentes, d’équipements culturels très élaborés. De plus, nous pouvons constater que la plupart des bibliothèques présentes sur le territoire sont essentiellement des points lectures ou des bibliothèques relais. Les points lectures sont des services minimum, ouvert 4 heures par semaine et généralement gérés par des bénévoles ou des associations. Les bibliothèques relais sont, quant à elles, ouvertes au moins 8 heures par semaine et gérées par des professionnelles des bibliothèques. Les services proposés au niveau de la lecture apparaissent donc insuffisant pour un Pays qui comprend cinq Communauté de Communes et une commune indépendante, et surtout repartis de façon inégale sur l’ensemble du territoire. De plus, ils ne prennent pas en compte les attentes du public jeune et adulte puisque ils proposent des horaires d’ouvertures restreintes et peu adaptés. Enfin, nous avons remarqué que les quelques bibliothèques plus importantes ne possédaient pas pour la plupart de structure propre. Elles sont souvent intégrées à l’intérieur d’un bâtiment d’une autre fonction comme par exemple un centre culturel. Les écoles de musiques sont également bien représentées sur le Pays ce qui fait de l’enseignement musical l’une des principales pratiques culturelles d’un territoire pourtant fortement rural. Cependant les inégalités persistent également pour cet équipement puisque certaines communautés de communes disposent seulement de deux écoles comme la CDC du Pays Malicornais et la CDC de Vègre et Champagne. Il existe peu de partenariat entre les diverses écoles de musique, excepté l’existence de quelques écoles intercommunales comme celle de la CDC de Sablé ou bien encore celle qui associe la CDC des Pays de Loué et de Vègre et Champagne.

Le Pays de la Vallée de la Sarthe ne comprend que cinq centres socio culturels. Parmi eux seulement deux établissements, Sablé et Loué, permettent réellement aux actions culturelles professionnelles de se produire dans une structure adaptée à leurs besoins et dans des conditions optimales au regard de la qualité des spectacles proposés. L’espace culturel de Brûlon reste essentiellement une salle dite multifonction qui peut aussi bien accueillir la pratique de loisirs artistiques que sportifs. Le centre culturel de Sablé offre une grande diversité de spectacles, il est bien installé dans le territoire et détient une renommée internationale. Il reste le centre culturel le plus côtoyé par les habitants du Pays de la Vallée de la Sarthe. Son implantation dans la ville de Sablé confirme de nouveau la prédominance de cette ville sur le territoire du Pays. Le centre culturel de Loué propose, quant à lui, une programmation culturelle plus ciblée sur la danse contemporaine et le théâtre gestuel à destination des enfants notamment. De part sa situation géographique à proximité du Mans et de son offre culturelle, il est beaucoup moins reconnu que le centre de Sablé. En effet, il y a une forte tradition du théâtre amateur sur la communauté de communes ceux qui implique que les habitants se déplacent plus difficilement pour ce type de spectacle. De plus, la ville du Mans n’étant pas très loin, le centre de Loué est confronté à la concurrence.

Le tourisme vert et le tourisme fluvial

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Commentaires

Le territoire possède un patrimoine naturel d’une riche biodiversité grâce aux diverses rivières qui le traverse. Le paysage est de nature riche et varié ; les massifs boisés de la « charnie » et du secteur de Malicorne, la vallée adoucie de la Sarthe ou encore le bocage vallonné façonnent l’image du Pays de la Vallée de la Sarthe. Le territoire compte de nombreuses « Zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique » (ZNIEFF). 44% des communes du pays abritent une ou plusieurs ZNIEFF. Cependant, il n’existe pas de réelle valorisation de ce patrimoine puisque pour l’instant il s’agit avant tout d’en préserver la richesse.

Le territoire du Pays Vallée de la Sarthe est situé essentiellement en zone rurale. Le patrimoine environnemental est ainsi un des domaines les plus présents sur le territoire. D’ailleurs on peut voir que certains acteurs du pays ont déjà lancé la valorisation de leur patrimoine naturel.

Le territoire de la Communauté de communes du Val de Sarthe possède une très bonne activité de randonnées. Onze boucles villageoises ont été mises en place et favorisent ainsi le tourisme vert dans la Communauté de communes. On y organise également des journées mycologiques, notamment à Saint‐Jean‐du‐bois.

Les autres circuits de randonnées sont plutôt dispersés et ne constituent ni un pôle attractif ni une spécificité du territoire où ils sont créés. Toutefois, il est important de noter que Brûlon possède 12 circuits de randonnées VTT, partant soit de Brûlon soit de Loué. Néanmoins, la Communauté de communes de Vègre‐et‐Champagne reste limitée concernant la valorisation du patrimoine naturel. Quant au pays Malicornais, il existe un centre d’animation Nature et Balade aux Mésangères situé à Mézeray. Bien que cette structure soit ouverte toute l’année, elle reste le seul lieu de valorisation du patrimoine environnemental sur le territoire de la Communauté de communes. Sur le territoire de Spay, on peut trouver le Spaycific’zoo lié à l’environnement. Ce parc, inédit sur tout le territoire, est ouvert toute l’année.

De multiples jardins ponctuent le territoire du Pays de la Vallée de la Sarthe. Effectivement, compte‐tenu du grand nombre de châteaux et manoirs, il existe un grand nombre de jardins privés ou publics. Cependant, la valorisation de ces sites reste assez limitée puisqu’ils sont ouverts en grande majorité pendant la période estivale.

Le Pays de la Vallée de la Sarthe est marqué par la présence de l’eau. Sillonné par la Sarthe, la Gée et la Vègre, le territoire possède un fort potentiel dans le domaine du patrimoine fluvial. Ce patrimoine a d’ailleurs été favorisé et développé avec le programme Leader + mis en place entre 2000 et 2006.

Comme pour le patrimoine environnemental, les équipements liés à l’eau sont majoritairement situés le long de la Sarthe. On dénombre une quinzaine de pontons ou haltes fluviales, pouvant être facilement exploités pour la valorisation de la Sarthe. Il existe un déséquilibre significatif entre les équipements de la ville de Spay, des Communautés de Communes du pays Malicornais, de Sablé‐sur‐Sarthe, du Val de Sarthe et des autres Communautés de communes. Pour répondre au programme Leader+, des expositions itinérantes avaient été organisées à Brûlon, Loué et Poillé. Cependant, il s’agissait du seul effort de valorisation du patrimoine fluvial sur ce territoire.

Les festivals

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Tableau[1]

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Commentaires

Les Pic‐Nic Show se composent de huit spectacles gratuits ayant lieu dans huit communes de la Communauté de communes du Val de Sarthe. Tous les soirs, le public est convié dès 19h avec leur pique‐nique pour un spectacle ayant lieu à 20h30. La fin de soirée se termine au son des 45 tours autour d’un verre et d’un grignotage sur place. Ce festival commence aux alentours du 19 juillet pour finir fin juillet. C’est la compagnie Tous Ces Chaps qui en est l’organisateur. Cet événement mélange itinérance culturelle et populaire, créant une certaine dynamique sur le territoire. De nombreux liens peuvent ainsi se réaliser.

Le festival Charnie champagne est né de l’initiative de Daniel et Isabelle DURCA, qui ont acquis en 1977 le Manoir de Beaumont jusqu’alors abandonné. Ils le restaurent et en juillet 1987, ils donnent un concert à titre privé. Lʹidée est porteuse et trois autres propriétaires de belles demeures créent avec eux une animation culturelle et artistique estivale en Sarthe : concerts et pièces de théâtre seront offerts tous les étés dans chacune des demeures. Ainsi naît le 14 Avril 1988 le Festival Charnie Champagne qui se déroule tout au long du mois de juillet. Le but initial est de faire découvrir aux spectateurs des monuments historiques (petits manoirs ou châteaux) habituellement fermés au public et de leur proposer en même temps des manifestations culturelles de qualité. L’association reçoit aujourd’hui de nombreux soutiens à la fois privés et publics. Le festival se développera, à partir de la saison 2008, dans cinq lieux différents des manoirs ou des châteaux, propriétés publiques ou privées ou des églises. Les spectacles se dérouleront en extérieur pour les châteaux et à l’intérieur pour les églises. Cette année, les cinq lieux d’accueil des manifestations seront choisis dans les cinq communautés de communes du Pays : Sablé, La Suze, Malicorne, Brûlon et Loué. En s’inscrivant dans la tradition, la dernière représentation aura lieu au Manoir de Beaumont à Joué‐en‐Charnie, berceau du Festival. Cette année, la programmation comprendra trois pièces de théâtre et deux concerts. En ce qui concerne l’organisation du Festival, le pays prend en charge la communication : l’impression des plaquettes et des programmes, ainsi que les envois en nombre. Ce qui représente un soutien très intéressant pour l’association. Malgré ce passage de témoin, la programmation artistique restera dans le même esprit mais des liens avec les acteurs locaux seront créés, la recherche de mécénat sera amplifiée ; la logistique et la gestion financière seront en partie professionnalisées.

Tous Ces Chaps est une association loi 1901 née en avril 2000 dans un village de la Sarthe. Elle est aujourd’hui pilotée depuis le PLUC à St Biez en Belin par un petit groupe de personnes, des professionnels du spectacle, des plasticiens, une costumière, des techniciens et un cuisinier. Cette association propose des manifestations culturelles originales et itinérantes, à dimension humaine pour un large public, tout en favorisant les découvertes. Pour cela, elle dispose d’un chapiteau dénommé «La Marmite» et de structures modulables : cuisine et son coin restaurant, bar et mobilier, scène, décors et installations thématiques. Festival à caractère itinérant, s’installant partout, dans les contrées les plus reculées, avec chapiteau et caravanes, la Marmite propose sur trois jours une programmation culturelle éclectique : du vendredi au dimanche, des arts de la rue aux spectacles jeune public, en passant par différents groupes de musique à découvrir en famille. En Sarthe, cette manifestation se déroule dans la Communauté de communes du Val de Sarthe, à la mi septembre.

Les Bouillonnantes ont lieu de la fin juillet à début août. Il s’agit de guinguettes théâtrales et musicales entre Sarthe et Loire. La valorisation de la rivière est un des axes développés par ce festival. Il s’agit de proposer aux habitants et vacanciers un événement culturel annuel ouvert et convivial à travers les guinguettes, tout en mettant en valeur les bords de rivière (Vallée de la Sarthe, du Loir et de la Loire). Le festival aide également à amplifier une dynamique dʹanimations locales et de rencontres dans les communes de ces vallées. Il renforce une dynamique culturelle régionale en favorisant la participation des communes des différents départements : Maine et Loire, Sarthe en 2006 ; Mayenne en 2007). Cet événement cherche à développer la diffusion du spectacle vivant sur un territoire (lieux atypiques et non équipés) et à faire découvrir aux publics des formes variées de spectacle vivant (théâtre, cirque, musique, théâtre de rue..) et des artistes issus notamment de la Région Pays de la Loire. Il s’agit également de sensibiliser les jeunes à des pratiques artistiques. Il faut que la participation des habitants, des associations, ou encore des commerçants soit encore plus importante pour renforcer dʹannée en année l'identité et lʹancrage territorial de lʹévénement. Ce festival créée en 2003 est géré par une compagnie de théâtre professionnelle, Imagin’action‐Compagnie du Regard. Chaque année, une dizaine de spectacles différents sont répartis sur dix villes.

Vers une cohérence de date

Lorsque nous étudions la répartition au niveau du calendrier, nous voyons une grande disparité. En effet, il y a beaucoup trop d’événements qui ont lieu entre la fin juillet et le début août. Cette concentration de date durant cette période entraîne la dispersion du public, qui ne peut assister à tous les spectacles. Une meilleure répartition des dates permettrait qu’un même visiteur aille dans plusieurs festivals.

Sablé coordonne toutes ces animations sur une même petite période comprise entre mi‐juillet et début août.

Le hors saison n’est pas toucher pas les festivals, le mois de septembre est à peine utilisé comme créneau horaire.

Vers une cohérence territoriale

Les Bouillonnantes ne se développe que sur une seule rivière alors que le territoire en compte trois.

Le festival Charnie Champagne va faire l’effort de se développer sur les cinq communes de communes mais pas à Spay. En effet, pour l’Association, le Festival est un formidable outil de rayonnement sur le territoire du Pays Vallée de la Sarthe.

La Communauté de communes du Val de Sarthe est bien couverte par les festivals. Les autres communautés de communes ne comptent que deux villes accueils. Les initiatives sont donc contenues sur un petit territoire alors qu’elles auraient les moyens de s’étendre. Certaines structures ont des offres similaires mais au lieu de s’associer et de s’entraider, elles restent à un niveau très local. Des structures porteuses, telle Sablé, émergent et pourraient servir de base à la diffusion des animations. Il faut donc veiller à associer les initiatives et les territoires pour permettre leur développement pour obtenir une certaine cohérence qui nous semble faire défaut sur le territoire. A noter que certains festivals essaient de se développer sur plusieurs Communautés de Communes dans un esprit de rassemblement et de cohésion.

Spay n’est pas encore réellement intégrée à la vie culturelle du pays.

Vers une cohérence de fond

Au cours de notre étude, il nous est apparu que les festivals Pic‐Nic Show, la Marmite et les Bouillonnantes ont un peu le même contenu : ils s’orientent vers le domaine musical et la mise en place de concerts. En effet, ce domaine est le plus porteur mais il faut veiller à ce que cette forme d’art ne soit pas exclusivement exploitée. Les autres arts doivent être intégrés aux festivals pour permettre leur connaissance et ainsi leur développement. Il est donc important que c’est trois festivals puissent communiquer pour éviter des redondances, une trop forte concurrence qui serait peut être nuisible en terme de fréquentation mais qui pourrait cependant permettre une accentuation de la qualité.

Différentes formes d’arts et de patrimoine doivent être traités : le bâti, la nature, le théâtre. Charnie a un contenu original qu’il faut soutenir ; de plus, celui‐ci se développe sur tout le territoire. Le centre culturel de Loué, dans une plus petite mesure, associe également patrimoine et art vivant. Cela semble être une thématique porteuse.

Le bilan de l’implication du pays dans cette offre

Les actions menées autour des axes de la charte

Une politique de développement partenariale

L’un des enjeux majeurs du pays exposé dans la charte de territoire est la volonté d’impulser une politique de développement partenariale, de s’appuyer sur des réseaux solides et pérennes tout en mettant en exergue les volontés locales, cʹest‐à‐dire les initiatives. Au cours de notre étude, nous avons pu nous rendre compte que dans certains secteurs un partenariat avait effectivement été mis en place. Nous en voulons pour preuve la création du pôle ressource d’Asnières sur Vègre pour lequel le pays délègue des compétences. Ce point sera évoqué ultérieurement. Cela peut apporter du poids aux actions du pays, c’est une manière pour lui de s’implanter sur son territoire. L’association peut être une vitrine pour le pays.

En ce qui concerne le soutien aux initiatives locales, nous pouvons noter que le pays a aidé à la création d’un bâtiment pour l’association Coulée Douce qui a toute son importance pour la Communauté de communes du Val de Sarthe et en cela nous reconnaissons l’aide apportée aux initiatives locales. D’autres aides sont à souligner comme celle apportée au festival Pic‐Nic Show.

L’exploitation du potentiel touristique

Un autre axe vers lequel tend la charte de territoire réside dans la volonté de se servir au mieux du potentiel touristique. Basée sur la qualité de l’accueil, l’offre touristique doit, pour être davantage attractive, s’adapter aux nouveaux modes de consommation et prendre en compte les nouvelles pratiques de loisirs de plus en plus proches du lieu du domicile. Il faut donc penser les aménagements touristiques en réfléchissant à la double clientèle à la fois locale et étrangère (dans le sens du territoire). En effet, le développement de l’offre est un des pans essentiels de la qualité du cadre de vie.

Selon la charte, ces efforts d’aménagements touristiques doivent prendre en compte :

  • Le potentiel offert par le tourisme fluvial et les activités nautiques
  • La demande accrue d’accessibilité aux abords des rivières
  • L’activité de la randonnée « thématique » autour de Brûlon, la Suze sur Sarthe et Malicorne
  • La protection et la valorisation du patrimoine du savoir faire artistique et artisanal local

Certaines zones de tourisme fluvial et activités nautiques ont été aménagées : nous pouvons noter ici la construction d’un centre fluvial sur le site du moulin de Fillé qui allie à la fois mise en place d’activités nautiques et accessibilités aux abords des rivières. On note également l’aménagement de l’étang de Chemiré en Charnie, de la mise en place d’une journée de l’eau et des rivières et aussi d’une exposition itinérante sur la Vègre et sa vallée. Le pays a dans un sens bien répondu à sa problématique de mise en valeur du secteur de l’eau, nous pouvons cependant faire remarquer que les deux autres rivières du pays, la Vègre et la Gée, ne doivent pas être oubliées pour les différents aménagements. Le pays a participé à la restauration des différents éléments se trouvant aux abords des rivières : restauration de ponts, de moulins notamment. Le pays doit poursuivre et développer son initiative dans le secteur fluvial qui, selon nous, est porteur. En effet, dès le début de la construction du projet de territoire du « Pays Vallée de la Sarthe », à partir de l’année 2000, la question de la protection et de la valorisation de l’eau et des rivières est devenue un enjeu prioritaire et un élément fédérateur autour duquel les acteurs locaux ont souhaité travailler ensemble.

La création d’un pôle d’excellence rural autour de la rivière permet :

  • Le développement des activités de loisirs nautiques sur la rivière Sarthe
  • La sauvegarde et la valorisation du patrimoine naturel et architectural des abords de la rivière par la restauration et l’aménagement de zones naturelles, telles que les îles et les marais pour en faire des lieux, certes sauvegardés mais également valorisés auprès du grand public (habitants et clientèle touristique) grâce à des aménagements et à des équipements ludiques adaptés
  • La restauration d’éléments majeurs du patrimoine architectural autour de l’eau afin d’en faire des sites à la fois attractifs (tourisme) et dynamiques

Le pays a tenu à diversifier ses animations autour de l’eau en créant un festival : « les Bouillonnantes » rentre dans cette problématique là. Il vient compléter l’éventail d’offres proposées autour du fluvial. De plus, pour favoriser l’accès aux abords des rivières, il pourrait être envisagé de travailler sur les chemins de hallage. Cela prolongerait l’action du pays. Il est bon de rappeler que le pays a soutenu plus d’une centaine de projets sur la thématique valorisation de l’eau et des rivières.En ce sens, le pays rentre pleinement dans les objectifs de la charte.

En termes de randonnées, la thématique la plus développée est celle de la mycologie. Au moins quatre randonnées sont organisées autour de ce thème surtout autour de Mézeray et Parcé sur Sarthe. D’autres thématiques seraient, à notre sens, importantes à mettre en place pour diversifier l’offre et permettre à de multiples publics d’avoir accès à ces randonnées, qui sont une manière originale pour découvrir le territoire. Nous pouvons noter ici, l’action de la Communauté de communes du Val de Sarthe qui a mis en place sur chacune de ses communes, des boucles villageoises.

En ce qui concerne le quatrième point, la protection et la valorisation du patrimoine et du savoir faire artistique et artisanal local, nous pouvons dire que pour le patrimoine le pays rentre bien dans les objectifs de sa charte avec la mise en place d’une collaboration avec l’association du patrimoine d’Asnières et la création d’un pôle ressources. De plus, le pays a mis en place un dispositif financier permettant la restauration et la valorisation des biens patrimoniaux appartenant à des collectivités locales ou à des associations souhaitant ensuite les valoriser. Hormis la faïencerie d’art, nous trouvons que les autres savoirs faire ne sont pas mis en avant. Différents éléments restent, selon nous, à mettre en place pour que cet enjeux soit entièrement pris en compte ; par exemple, un lien entre faïencerie malicornaise et poterie de Ligron pourrait être créé.

L’amélioration du cadre de vie

Le troisième axe évoqué dans la charte est la volonté de se préoccuper davantage du cadre de vie. Riche d’un patrimoine diversifié, le territoire offre des espaces préservés qu’il conviendra de protéger et de valoriser auprès du grand public. Dans cette optique, le pays a pleinement joué son rôle avec notamment la réalisation dʹune étude afin de connaître le potentiel dʹune zone humide située sur le territoire du Bailleul ; de plus la commune souhaitait ouvrir cette zone au public. La commune affiche donc une volonté de proposer un cadre de vie agréable aux habitants mais également de créer une zone attractive pour les touristes. C’est avec l’aide du pays que cet aménagement a pu avoir lieu. Il a été mis en place un labyrinthe de saules et une zone naturelle, un observatoire, une mare forestière ainsi qu’un sentier botanique qui rentre dans la volonté du pays de mettre en place des randonnées thématiques. La commune et le pays ont su mettre en valeur cette espace préservé. L’observatoire de Voivres‐lès‐le‐Mans permet de découvrir la Vallée de la Sarthe et de l’Orne Champenoise et son paysage de bocage. La mise en valeur du cadre de vie par ces actions est véritablement réalisée, le pays doit poursuivre ses actions dans ce secteur.Le développement harmonieux et partagé du territoire Afin d’impulser un développement harmonieux et partagé du territoire, le pays avait envisagé de s’appuyer sur deux pôles importants : la Suze sur Sarthe et Sablé dont il souhaitait soutenir notamment l’animation socioculturelle. La charte indiquait qu’il fallait utiliser les pôles secondaires pour mettre en place un réseau d’équipements socioculturels performants pour leur permettre entre autre d’affirmer leur identité spécifique et d’étendre leur rayonnement. Ce qui a été fait dans des villes comme Loué et Brûlon en les équipant de centres socioculturels. Cela permet, entre autre, de renforcer la cohésion des acteurs du pays. Le pays a donc tenté de créer une dynamique sur son territoire, de créer un réseau. Pour avoir un développement harmonieux et partagé, il faut veiller à améliorer l’offre culturelle sur l’ensemble du territoire. Pour cela il faut :

  • réaliser des équipements socioculturels complémentaires dans un secteur dépourvu.
  • soutenir la programmation culturelle avec la mise en place d’un festival itinérant ayant lieu de village en village sur plusieurs jours, accessible au grand public, avec une scène en plein air et une programmation d’artistes professionnels (les Bouillonnantes). Le pays ne doit pas pour autant oublier d’aider les initiatives locales à se développer.
  • soutenir la pratique culturelle des jeunes en milieu rural avec notamment l’aide à la création d’un bâtiment pour l’association la Coulées Douce à la Suze sur Sarthe qui prend totalement en compte cette problématique tout comme l’association chevillé au fil du temps qui permet aux enfants d’avoir accès à la culture.

Le pays et ses acteurs : quel est son rôle ?

La charte de territoire

En règle générale, le rôle du pays est défini dans la charte de territoire. Pour le cas de la Vallée de la Sarthe, le rôle du pays dans le développement culturel nous semble imprécis. Nous constatons un réel manque de lisibilité et en conséquence une absence d’objectifs précis ou des axes non réalisés. En prenant l’exemple de la charte de territoire du Pays de la Haute Mayenne, nous avons remarqué que celle‐ci définissait des objectifs précis et la manière de les attendre. Le territoire de la Haute Mayenne possède des ressemblances avec celui de la Vallée de la Sarthe. Effectivement, il existe une offre culturelle qui se développe progressivement mais de manière localisée et de faible rayonnement. Pour répondre à ces difficultés, la charte a prévu différents points : créer d’une antenne culturelle de pays pour mettre en réseau les acteurs, créer de centres culturels forts ou encore pérenniser les événementiels portés par les associations ou les structures culturelles. Pour le Pays de la Vallée de la Sarthe, la création de centres culturels forts a déjà été mise en place. Cependant, le soutien aux événementiels créés par les associations ou les structures culturelles ainsi que la création d’une mise en réseau restent des objectifs à atteindre.

La communication

Le pays agit sur un territoire très vaste. En conséquence, il est indispensable qu’il connaisse les différents acteurs pour agir efficacement. De même, le pays doit être connu de ces mêmes acteurs afin de pouvoir apporter son aide auprès d’eux. Suite à notre travail, nous avons pu constater un grand manque de communication entre le pays et les différents membres de la vie culturelle locale. En effet, le pays entretient peu de relation avec les structures qui composent son territoire. De plus, les associations, pour la majeure partie d’entre elles, ne comprennent pas forcement son rôle, sa fonction, ou bien encore sa finalité. De manière générale, le pays reste perçu comme un financeur. Il reste une entité abstraite vers laquelle on se tourne pour obtenir des subventions. Le pays doit accentuer la communication avec les acteurs locaux afin de définir exactement son rôle auprès d’eux. Cette absence d’échanges engendre une connaissance limitée du pays en ce qui concerne les possibilités que peuvent offrir son territoire dans le domaine artistique.

Elle ne permet pas une réflexion collective en termes d’actions culturelles avec les différents acteurs locaux et les structures déjà bien implantées dans le Pays de la Vallée de la Sarthe. Lors de nos rencontres avec certaines associations, nous nous sommes rendu compte que le pays n’offrait pas non plus de réel partenariat sur le long terme. La plupart des aides apportées restent ponctuelles voir même attribuées à la « dernière minute » comme le démontre l’exemple du centre culturel le Courmesnil à Loué. Cette situation empêche donc d’exploiter et d’optimiser entièrement les initiatives locales qui sont menées ; des initiatives qui pourraient, avec une meilleure collaboration, se développer sur une grande partie de l’espace composant le pays. Effectivement, les différentes associations ou sites culturels restent très cloisonnés dans leur Communauté de communes voire dans leur commune. C’est pourquoi, le pays pourrait mettre en réseau ces acteurs afin qu’ils puissent développer des actions sur plusieurs lieux, ou sur l’ensemble du pays. Le soutien aux différentes actions nous apparaît donc plutôt faible, et surtout réalisé de façon inappropriée. En effet, les décisions du pays ne semblent pas toujours dirigées par des intérêts généraux mais par des choix personnels. Par exemple, l’association de Vègre et Champagne ne percevra aucune aide du pays cette année car celui‐ci a décidé de se consacrer essentiellement au festival de Charnie Champagne. Nous pouvons également nous poser la question du bien fondé du choix d’une compagnie de théâtre venue de Paris pour le festival des Bouillonnantes. Ce festival, dont le thème était de faire revivre les guinguettes au bord de la Sarthe, est né sous l’impulsion du Pays de la Vallée de la Sarthe il y a quatre ans. Il était organisé par la compagnie du regard, une troupe professionnelle de théâtre populaire. Le festival a été très mal perçu par les élus et les acteurs locaux. En effet, les compagnies théâtrales sont nombreuses sur le territoire et il semblait opportun de leur confier ce type d’événement, mais le pays a préféré faire appel à une troupe parisienne. Le pays a voulu se positionner en tant que maître d’ouvrage alors qu’il n’est pas habilité et qu’il ne possède pas les compétences nécessaires. Il n’a pas concerté des professionnels plus aptes à organiser ce type d’événement.

L’inégalité persistante au sein du territoire

Au regard de nos études sur les différentes cartes par secteur d’activités, nous voyons bien que des communautés de communes sont défavorisées, sont en retrait par rapport à d’autres. Dans les différentes actions mises en place, hormis le festival des Bouillonnantes, nous n’avons pas senti une réelle volonté de développement partagé. Pour nous, certains pôles comme Sablé se développent bien mais seul, sans véritable partage de compétences avec les autres communautés de communes. Nous avons vraiment l’impression que chaque action se développe de son côté, qu’il n’y a pas de lien avec les autres membres du territoire. Il nous semble qu’il y est encore beaucoup de chemins à faire pour obtenir un développement harmonieux et partagé et que le pays doit véritablement en faire un des ses enjeux majeurs. Il faut améliorer l’équilibre spatial du territoire. Cela permettrait d’une part de renforcer la présence et la connaissance du pays sur le territoire et cela consoliderait les liens entre pays et acteurs locaux. Cela pourrait également être le début d’une mise en réseau.

Le pays dispose d’une offre culturelle riche et variée. Cependant, il n’existe pas de réelle cohérence du fait de la disparité de cette offre et du faible rayonnement des activités. Le pays éprouve des difficultés à se positionner concrètement dans le développement culturel de son territoire. Tiraillé entre une image de simple financeur et le rôle inopportun d’organisateur qu’il s’est attribué pour être intégrer dans l’action culturelle, le pays doit trouver d’autres manières de participer au développement culturel de son territoire.

La stratégie pour la création d’un schéma culturel cohérent

Une mise en réseau indispensable

La création de moyens de communication

Le forum de rencontres

Nous avons constaté que les actions menées par les acteurs du territoire se font de manière isolée. Ceci est le résultat d’une mauvaise communication et d’un manque de partenariats et d’échanges. Pour répondre à ce problème, il faut mettre en place un forum de rencontres entre les acteurs locaux : les associations, les compagnies, les centres socioculturels, les musées, les offices de tourisme et les collectivités territoriales. Le premier forum devrait avoir lieu, selon nous, dans la ville de Spay. En effet, il nous parait important de renforcer l’implication de cette ville dans le développement culturel du Pays de la Vallée de la Sarthe. Cette commune indépendante reste assez effacée face aux activités du pays. La ville possède des équipements adaptés à l’accueil d’un tel forum. Participer concrètement à celui‐ci ajouté à une possible insertion dans la Communauté de communes du Val de Sarthe, assurera à la ville de Spay une meilleure intégration avec le pays. Pour chaque forum, il faudra changer de lieu afin d’aider à la découverte du territoire et de favoriser l’implication des acteurs recevant le forum. Il serait mal opportun de choisir un lieu fixe, comme celui de Sablé, car cela favoriserait une prédominance de celui‐ci. L’aménagement d’un tel projet ne suffit pas à lui seul. En effet, pour pouvoir mettre en place le forum et tous les modes de communication, la création d’un poste de coordinateur nous semble essentielle. Effectivement, celui‐ci sera en charge de concevoir le programme, de lister les participants, les intervenants, d’animer et d’assurer le bon déroulement du forum. L’animation doit être confiée à un professionnel à l’écoute, capable de fédérer les différents acteurs et qui parvienne à établir un dialogue. Il doit être en mesure de dynamiser la mise en réseau et de la faire évoluer dans le temps. L’une de ses missions concernera l’élaboration régulière des forums ainsi que la communication par le biais des lettres d’informations. Ses bureaux seraient situés au sein du siège du Pays de la Vallée de la Sarthe. Le coordinateur engagé aura un rôle d’intermédiaire entre les acteurs locaux et le pays. La collaboration sera gage du bon fonctionnement et de la pérennité de cette mise en réseau.

Le déroulement des forums

Il y aura plusieurs commissions consacrées à des domaines et des objectifs spécifiques (spectacle vivant, exposition…). Un président de séance veillera à la répartition de la parole et lancera le débat. Un rapporteur sera chargé de prendre des notes sur les interventions afin de faire un bilan de la séance. Le but de chaque forum est de mieux définir le contenu de la programmation culturelle pour assurer une meilleure cohérence. Les principaux objectifs de ces forums restent toutefois la rencontre directe des acteurs, le partage des expériences de chacun dans le but d’apporter des solutions aux problèmes des autres. La rencontre des acteurs permettrait peut‐être de faire naître de nouvelles collaborations et de créer des projets inédits.De plus, ce forum pourrait mettre en relation une troupe de théâtre et une personne d’une structure, permettant ainsi qu’elle ne se produise plus dans une simple salle polyvalente mais dans une salle mieux équipée et plus adaptée. Enfin, ces rencontres permettraient la diffusion des spectacles de certaines associations qui ne seraient plus cantonnées à l'intérieur d’une commune ou d’une Communauté de commune. Il faut au minimum deux séances par an, pour préparer les saisons estivales et hivernales. Chaque forum durera une journée et sera composé de plusieurs séances. La saison estivale débute vers le mois d’avril, c’est pourquoi la séance devra être programmée dès le mois de novembre. Cela permettra à la fois de faire un bilan de la saison passée et de prévoir la programmation de la saison future. Le forum dédié plutôt au hors‐saison aura lieu au mois de mai.

Le budget

Dans notre budget nous n’avons pas tenu compte de la location de la salle puisqu’elle sera prêtée par un acteur. Le budget est établi sur une base de 200 participants et de 2 ou 3 intervenants extérieurs. Parmi les participants, nous comptons les directeurs de centres culturels, les chargés de missions dans le domaine du tourisme et de la culture en mairie, les présidents d’associations culturelles, les directeurs de bibliothèques, d’écoles d’enseignements artistiques, les conservateurs de musées et les chargés d’actions pédagogiques et les directeurs d’office de tourisme.

Ce budget correspond au premier forum se déroulant à Spay.

Budget.jpg

30 % des frais de déplacement des participants sont pris en charge par le pays.


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Le premier forum

Il sera traité du rôle du pays. Ce thème sera appuyé par l’interventionr d’acteurs culturels d’un autre pays de la région. Effectivement, il serait productif de voir l’exemple d’une structure pays dont le développement culturel fait exemple comme le Pays de la Haute Mayenne.

Le déroulement de la journée :

9h : Accueil des participants

9h15 : Introduction par le coordinateur

9h45‐10h30 : Présentation de la structure Pays, du cadre législatif par des acteurs du pays ou par un juriste par exemple.

10h30 : Pause

10h45 : Le cas précis du Pays de la Vallée de la Sarthe par Bruno Caro

11h30 : Intervention d’un acteur extérieur sur un pays administratif différent

12h15 : Déjeuner

14h : Répartition dans les différentes commissions par domaine

14h15‐16h15 : Discussion et partage des expériences

16h15 : Pause

16h30‐17h : Bilan des séances

17h‐18h : Visite de la base de loisirs de Spay

Types de sujets abordés dans les commissions :

  • Les potentialités d’un centre socioculturel avec l’expérience du Monsieur Meunier et de la Compagnie Robin‐Juteau
  • Comment associer tourisme vert et spectacle vivant
  • Equipements culturels et public jeune ° Les objectifs du pôle d’Asnières et des structures points conseils.

Dans le prochain forum, il serait important de traiter du sujet de l’amélioration du cadre de vie grâce au developpement culturel.

A terme, ce forum disparaitra puisqu’il n’est que le point de départ essentiel à la mise en place d’un réseau entre les acteurs et donc à un meilleur développement culturel. Cependant, pour que le pays reste informé de ce qui se passe sur son territoire, d’autres moyens devront être mis en place, comme par exemple l’organisation de réunions régulières.

Un annuaire et lettre d’informations

Sur le site internet du pays il serait judicieux de créer un annuaire des acteurs locaux dans le domaine de la culture et du tourisme. Il faudra bien sûr que cet annuaire soit mis régulièrement à jour.

Il a trois objectifs :

  • permettre au pays de connaître les composantes de son territoire
  • permettre aux acteurs locaux de communiquer entre eux
  • permettre à la population de savoir à qui s’adresser si besoin est

Il sera indiqué le nom de la structure, sa fonction, le nom des personnes cadres qui la composent, une adresse postale, un numéro de téléphone, une adresse mail et le site internet de la structure. Le pays devrait également publier une lettre d’informations bilan sur les forums à destination des professionnels et acteurs locaux et une seconde pour les habitants.

La lettre pour les acteurs locaux

Elle récapitulera tout ce qui s’est dit pendant le forum précédent. Elle s’attachera à étudier des points précis : une structure, un cadre législatif ou administratif. Pour la structure, il s’agira surtout de mettre en avant une action originale menée par celle‐ci. La lettre pourra revenir sur un point précis de la L.O.A.D.D.T., des codes de l’urbanisme, du patrimoine et tout autre point qui pourrait apporter une solution à des questions posées lors du forum. Enfin, pour le cadre administratif, il faudra plutôt expliciter les différents types de contrats, les types de subventions, les autorisations et tout ce qui concerne les structures culturelles. Cette lettre sera rédigée deux fois par an, après chaque forum. Elle sera diffusée par mail et disponible en téléchargement sur le site du pays.

La lettre d’informations pour les habitants

Elle sera diffusée tous les trois mois dans les lieux prédéfinis : siège du pays, mairies, offices de tourisme, bibliothèques, écoles de musique, de danse, musées, centres culturels, lieux touristiques. Elle sera téléchargeable sur le site du Pays de la Vallée de la Sarthe. Elle récapitule tout ce qui est fait dans les trois mois que couvre la lettre, du point de vue culturel et touristique. Certains encarts seront dédiés à des événements incontournables, les habitants auront plus de précisions sur celui‐ci. La lettre pourra également définir des termes clés de la structure pays comme L.O.A.D.D.T., pays, intercommunalité, Leader+ …

Le financement du projet

La lettre d’informations sera tirée à 20 000 exemplaires et sera sous la forme d’un A4 recto verso. Les tirages seront en couleurs et le grammage du papier de 115g. Le coût a été calculé à partir d’une moyenne de prix d’imprimeurs du centre ville du Mans. Le prix total des impressions reviendra à environ 1 500 €.

L’exemple d’une mise en réseau

Nous avons pu remarquer lors de notre étude sur les festivals que différentes choses pourraient être modifiées. Dans ce domaine, les acteurs ont de nombreux objectifs et points communs qu’ils n’exploitent pas suffisamment comme le prouve notre analyse. De plus, l’offre culturelle est très concentrée sur la même période. La communication et la mise en réseau nous apparaissent alors indispensables pour avoir une cohérence temporelle, territoriale et de fond. Cela répondrait à l’un des enjeux majeurs de la charte qui est le développement du partenariat. De plus, cela impliquerait la mise en place d’un développement équilibré et harmonieux, autre enjeu de la charte.

Différents changements dans le calendrier seraient alors souhaitable : par exemple le festival des Bouillonnantes pourrait être plus étendu dans le temps, il peut tout aussi bien n’avoir lieu qu’au mois d’août évitant ainsi un chevauchement avec le festival Charnie champagne qui lui aussi se déroule au mois de juillet. Une autre cohérence pourrait être envisagée : par exemple lorsque les Bouillonnantes se déroulent à Roëze ou à la Suze il serait plus judicieux que le festival Charnie Champagne ait lieu quelques jours plus tard, dans une ville à proximité. Cela mobiliserait une seule fois le spectateur sur ce territoire et peut‐être serait il intéressé alors pour profiter les deux festivals.

En effet, nous nous sommes aperçues qu’il y avait beaucoup trop de chevauchement entre les festivals ce qui limite leur accès. Il faut que les organisateurs de ces festivals aient la possibilité de communiquer, de se connaître pour pouvoir avoir une meilleure répartition temporelle. Il faut que le pays aide à une mise en réseau des initiatives pour éviter toute redondance.

Il serait opportun d’utiliser le créneau de septembre, très peu fréquenté par les festivals. Effectivement, il y aurait tout autant de fréquentations compte tenu de la population locale et des vacanciers de septembre. Le hors saison devrait être exploité pour des reprises ponctuelles de certaines animations. La population locale est un des enjeux importants pour le pays et il faut que celui‐ci prenne possession de son territoire notamment à travers ces initiatives. En ce qui concerne le territoire, il nous semble qu’il reste encore beaucoup de lieux à exploiter et à mettre en valeur. Nous pensons par exemple au patrimoine industriel ainsi qu’au patrimoine du XIXe siècle ou encore aux bâtiments plus récents. Ainsi le développement de certains festivals sur un territoire plus important pourrait être une réponse.

Les Bouillonnantes peuvent se développer sur d’autres rivières comme la Vègre et la Gée qui peuvent suivre la même problématique que celle mise en place pour la rivière Sarthe. La Marmite pourrait également étendre son champ d’action à tout le territoire du pays en se relayant par exemple avec la compagnie Robin Juteau, puisqu’elle travaille sur le même thème. En définitive, une mise en réseau permettrait d’imaginer des animations sur tout le territoire sur des thèmes autres que la musique, très exploitée dans les festivals. Par exemple, on pourrait imaginer associer cinéma et lecture sur le thème de la mémoire locale.

Favoriser l’émergence de structures porteuses

Pour qu’une cohérence soit créée au niveau du pays et qu’il ait une véritable politique de développement culturel, il faut s’appuyer sur des structures porteuses qui sont, selon nous, des acteurs locaux professionnels déjà bien implantés sur le territoire. Ces structures possèdent les compétences dans un domaine précis et peuvent ainsi servir de relais entre le pays et les associations ou les autres structures.

Le Centre de ressources du patrimoine est à la fois un espace où toutes les personnes intéressées par le patrimoine peuvent travailler ensemble et trouver des compétences professionnelles et bénévoles. Il est également un lieu d’animation d’un édifice patrimonial de grande qualité, le Manoir de la Cour à Asnières‐sur‐Vègre. C’est un lieu d’action collective pour mettre tous les acteurs en réseau et promouvoir leurs activités. Le Centre de ressources du patrimoine mène également son propre programme d’activités : visites commentées, chantier de bénévoles, actions pédagogiques, conférences, spectacle vivant ou stages de savoir‐faire.

L’exemple d’Asnières‐sur‐Vègre dans le domaine du patrimoine

L’Association Patrimoine d’Asnières

Créée en 1986, l’Association Patrimoine d’Asnières a pour missions l’animation et la valorisation du patrimoine asniérois, en s’appuyant sur la recherche scientifique. Elle organise des visites commentées, des actions de valorisation et veille à la sauvegarde du Manoir. En 1995, elle est agréée Centre du patrimoine par la Direction régionale des Affaires Culturelles et le Rectorat et élabore une pédagogie adaptée à la lecture et à la compréhension du patrimoine. En 2001, l’association étend son territoire d’actions. En effet, des actions pédagogiques sont organisées à Sablé‐sur‐Sarthe, à destination des écoles de la ville. Des visites‐conférences sont programmées sur la Communauté de communes de Sablé‐sur‐Sarthe ainsi qu’un Salon consacré aux techniques de restauration du bâti traditionnel. De plus en 2001, un comité de pilotage a été créé pour étudier le projet du Centre de ressources du patrimoine à Asnières, qui est désormais à l’échelle du Pays Vallée de la Sarthe. Enfin, le Centre de ressources devient l’organisateur en 2008 du festival Charnie Champagne, ce qui contribue à élargir son champ de compétences.

Une convention multipartenariale associe le Conseil général de la Sarthe, le Pays Vallée de la Sarthe, la Communauté de communes de Sablé‐sur‐Sarthe, la Commune d’Asnières et l’Association Patrimoine d’Asnières pour la préfiguration du Centre de ressources du patrimoine, en trois années, 2007‐2008‐2009. La signature de cette convention multipartenariale est déterminante en 2007. L’Assemblée Générale de l’Association a validé cette évolution et ce transfert vers une nouvelle mission sur un territoire élargi au Pays Vallée de la Sarthe. Aujourd’hui, le Centre de ressources présente une véritable démarche sur le patrimoine et une forte implication à Asnières pour l’animation du lieu et du Manoir de la Cour. Ce projet rayonne sur le territoire à travers les conférences, les actions pédagogiques, le Festival Charnie Champagne et contribue à mettre en réseau les acteurs du patrimoine.

De nombreuses associations à but culturel existent sur le territoire et à la suite de nombreuses rencontres avec plusieurs représentants de celles‐ci, le Centre de ressources du patrimoine a fait le constat d’un véritable besoin de soutien, de conseil et de relais en matière de communication. C’est pourquoi, il se place au service des ces acteurs du patrimoine pour les accompagner dans leur projet. Le Manoir de la Cour situé à Asnières‐sur‐Vègre devient le lieu‐ressources pour tous les acteurs du patrimoine. En effet, il est un édifice emblématique du territoire du Pays Vallée de la Sarthe, en raison de sa période de construction et de son traitement architectural. Plusieurs équipements culturels existent au sein du Pays Vallée de la Sarthe : Sablé‐sur‐Sarthe, Loué, Brûlon, Coulans‐sur‐Gée. Chacun propose une programmation culturelle de qualité et le Centre de ressources du patrimoine intervient en complémentarité avec ses structures.

Activités culturelles de l’Association Patrimoine d’Asnières Les actions de l’association sont divisées en deux pôles. D’une part, le pôle Etudes et Recherches (inventaire, conférences et ateliers pédagogiques) et d’autre part le pôle Animation, Valorisation et Tourisme. Chaque pôle est placé sous la responsabilité d’un Vice‐Président et est animé par un agent de développement du patrimoine. Les thèmes abordés lors des conférences sont variés et s’intéressent au patrimoine du Pays Vallée de la Sarthe. Les animations pédagogiques sont déjà menées dans certains établissements du pays. Concernant le pôle Animation, une programmation culturelle (théâtre, concert, parcours contés, contes) est proposée dans des lieux patrimoniaux. L’Association Patrimoine d’Asnières a également mis en place des chantiers qui contribuent à l’aménagement et à la valorisation du territoire.

L’identité et vocation du Centre de ressources du patrimoine pour le territoire du Pays de la Vallée de la Sarthe

Le Centre de ressources du patrimoine du Pays Vallée de la Sarthe est à la fois un établissement culturel installé dans un lieu patrimonial et à la fois une équipe de professionnels et de bénévoles au service des publics.

Le Manoir de la Cour situé à Asnières‐sur‐Vègre, daté du XIIIe siècle, est un édifice classé Monument Historique qui mérite d’être mis en valeur par une exposition permanente qui lui serait consacrée afin de permettre au public de comprendre ses particularités et son architecture. Il pourrait également abriter des salles d’exposition temporaire relayant régulièrement les intérêts que présente le patrimoine au sein du Pays Vallée de la Sarthe. D’autres salles pourront changer de fonction selon les besoins : accueil de concerts, de réunions, de classes.

Le terme de Centre de ressources du patrimoine s’explique par le fait que le patrimoine est envisagé comme un outil de développement durable, présentant de multiples ressources à valoriser. La vocation d’un Centre de ressources du patrimoine est de mettre à disposition des publics un ensemble de ressources variées, la forme juridique la plus appropriée semble donc être l’association Loi 1901. Elle autorise une certaine souplesse d’actions au regard de la gestion publique et permet de fédérer les acteurs autour d’un projet commun. Le public clef des services que propose le Centre de ressources est le public local et départemental. Chaque public trouvera un écho à sa demande auprès du Centre de ressources.

Le Centre de ressources du patrimoine du Pays Vallée de la Sarthe est un outil de médiation qui :

  • renvoie les visiteurs vers le territoire pour lequel il donne des clefs de lecture et vers les

autres équipements culturels et touristiques du Pays, intervenant dans le patrimoine

  • accueille, conseille, soutient les acteurs du Pays dans leurs actions

Le Manoir de la Cour d’Asnières‐sur‐Vègre est le lieu‐ressources du Pays en ce qui concerne le patrimoine. A ce titre, il accueille les locaux administratifs du Centre de ressources, des espaces de documentation, des salles polyvalentes à la disposition du public selon certaines conditions, et enfin des salles d’exposition. La salle d’interprétation, située au rez‐de‐chaussée, corps Ouest, bénéficie d’une scénographie particulière. L’exposition permanente doit offrir plusieurs niveaux de lecture et susciter la curiosité et le désir de partir à la découverte du patrimoine du Pays. Le plan d’interprétation s’appuie sur différents supports médiatiques (son, image, ordinateur, guides…), qui suscitent la participation du public, à travers l’usage notamment des différents sens afin d’établir un lien entre le lieu, le sujet traité et l’expérience personnelle du visiteur. Cette exposition utilise plusieurs registres de présentation, qui peuvent mis en œuvre simultanément : des objets, des images, des panneaux de textes et des dispositifs audiovisuels. Plusieurs salles peuvent changer de destination selon les besoins : au rez‐de‐chaussée, la salle située dans le corps Est ; et à l’étage les deux salles principales. Ces dernières peuvent accueillir les expositions temporaires qui encouragent l’approfondissement des connaissances ou la flânerie intellectuelle et émotionnelle au sujet des différentes thématiques patrimoniales abordées.

Un espace de documentation accessible au public sur rendez‐vous est situé au deuxième étage du corps ouest du Manoir de la Cour. Il jouxte un espace réservé aux bureaux du personnel du Centre de ressources.

Animer le territoire du Pays de la Vallée de la Sarthe

Un cycle annuel de visites‐conférences propose des découvertes patrimoniales au grand public, en lien avec des animations départementales (Patrimoine à la Carte) et nationales (Journée Patrimoine de Pays, Journées Européennes du Patrimoine). De plus, des randonnées à thème conduites par le chargé de développement – tourisme sont présentées sur plusieurs moments dans l’année : une au printemps, une à l’automne et sur rendez‐vous pour les groupes.

Les « Circuit des manoirs » entre Asnières, Poillé et Fontenay » et « Circuit du Domaine de Dobert à Avoise » constituent une nouvelle approche de découverte du patrimoine local par la randonnée. Des formations sont proposées aux professionnels du tourisme (Offices de tourisme et Syndicats d’Initiatives) sur le patrimoine du Pays, aux guides professionnels et bénévoles, aux enseignants, aux professionnels du bâtiment (en lien avec les syndicats professionnels, la Chambre des Métiers et le CAUE).

Transmettre

Par l’intermédaire des actions pédagogiques

Diffuser

Les publications ont plusieurs fonctions. D’une part, assurer la diffusion des échanges et des expériences acquises par le Centre de ressources, en lien avec les associations du patrimoine. D’autre part, elles permettent de faire connaître ce nouveau lieu et ses nouvelles missions. La communication concerne le réseau des acteurs du patrimoine : Blog, annuaire des associations du patrimoine, Courriers du patrimoine. La promotion des actions du Centre de ressources du patrimoine : encarts publicitaires, presse, documentation.

Conseiller et coordonner

  • Les associations du patrimoine

Soutien dans le domaine de la communication essentiellement à travers la mise en ligne d’un blog collectif et l’édition des « Courriers du patrimoine », feuillet trimestriel

  • Les collectivités

Le Centre de ressources joue un rôle d’informateur auprès des élus et des techniciens en ce qui concerne les règles attachées au patrimoine (archéologie, urbanisme : PLU, PADD et SCOT).

Le choix de structures porteuses

Suite à l’exemple du pôle d’Asnières, nous avons constaté que cette initiative pouvait assurer un développement culturel plus cohérent, plus équilibré et plus harmonieux. Lors de notre étude, nous avons observé que certaines Communautés de communes orientaient leur développement culturel vers un domaine ciblé. Par exemple, la Communauté de communes du Pays de Loué développe ses compétences dans le domaine de l’équipement culturel, avec notamment son centre socioculturel qui allie salle de spectacle, bibliothèque et salle de musique. Pour le Pays Malicornais, les savoirs‐faire reste le domaine de prédilection, en raison du travail effectué autour de la faïence. Concernant la Communauté de communes de Sablé, le pôle d’Asnières instaure la dimension patrimoniale au territoire. Pour Spay, il s’agit plutôt du patrimoine fluvial puisqu’il y a la base de loisirs et que la Sarthe entre dans le territoire du pays par cette commune. Pour le cas du Val de Sarthe, on peut citer les randonnées comme pôle d’actions essentiel même si ce territoire est tout aussi riche concernant les autres offres culturelles. Cependant, comparé aux autres Communautés de communes, ce territoire est plus avancé en matière de randonnées. Pour Vègre‐et‐Champagne, il ne nous apparait pas de spécificités particulières. Sans vouloir limiter les Communautés de communes à des domaines spécifiques, il s’agit davantage de créer des points conseils proches des objectifs d’un pôle ressources. De plus, cela créera une meilleure lisibilité de l’offre culturelle du territoire sans empêcher les autres Communautés de communes de traiter une autre thématique que celle de leur aptitude. Ce choix de s’appuyer sur des structures porteuses vient renforcer notre mise en réseau puisque les CC devront rester en lien pour s’informer sur les différents domaines. De plus, le pays pourra ainsi s’appuyer sur les compétences de ses partenaires sans se substituer à eux.

Le fonctionnement

Dans chaque C.C., une structure clef sera définie. Celle‐ci possédant déjà le personnel compétent, pourra répondre aux éventuels questionnements des acteurs culturels du territoire. Au cours du forum, les objectifs et mode de fonctionnement de ces points conseils seront précisés auprès des autres acteurs. Des permanences seront tenues deux fois par mois dans ces structures. Elles seront consacrées aux renseignements données lors de rencontres, par mail ou par téléphone et dureront environ une demi‐journée. La permanence sera tenue par une personne apte à répondre à des questions de domaines variées : cadre légal, organisation d’évènement, processus administratif…

L’exemple de point conseil

Pour accueillir les randonneurs, au printemps 2008, à Saint Jean du Bois, sera aménagée la maison de la randonnée. Elle est équipée de sanitaires, d’un point d’eau, d’un préau couvert pour pique‐niquer et d’une salle de réunion pour les associations. Cette maison a la particularité d’être une construction bioclimatique, construction en bois, pour le respect de l’environnement. Elle se situe sur le terrain de loisirs de la commune. Ce type de structure serait un bon exemple de point conseil dans le domaine de la randonnée. Idéalement située, cette maison de la randonnée fait partie de la Communauté de communes du Val de Sarthe qui fait preuve de grandes capacités à mettre en valeur son patrimoine naturel. Effectivement, une boucle villageoise a été créée dans chaque commune de ce territoire. La maison de la randonnée possède une salle de réunion déjà dédiée aux associations ce qui faciliterait son rôle de point conseil. Le pays participerait à la communication et à la diffusion de l’information pour ces points conseils. Cela prendrait la forme de dossiers conçus par les professionnels sur différents sujets susceptibles d’être abordés et disponibles dans les points conseils.

CONCLUSION

Au fil de notre étude, certaines conclusions s’imposent. Malgré l’importance du pays dans le développement local de son territoire, il reste méconnu dans le domaine culturel. Dans l’esprit des acteurs le pays reste un simple financeur ou est même parfois totalement oublié de toute action culturelle. Il demeure absent dans le déroulement naturel du développement culturel. Néanmoins, il apparait parfois de manière ponctuelle soit dans son rôle d’outil de contractualisation et de cofinanceur, soit dans un rôle qui ne devrait être le sien. Il est indispensable que le pays connaisse son territoire et l’étendue de l’offre culturelle. De ce fait, une meilleure maitrise du territoire apportera une communication efficace entre le pays et les acteurs culturels. L’offre culturelle sur le territoire du Pays de la Vallée de la Sarthe est assez riche dans les domaines de la culture : festivals, associations culturelles, centres culturels, bibliothèques, écoles de musique, patrimoine naturel et fluvial. Le défaut prédominant reste un développement très localisé. Le pays doit donc être à l’initiative d’une mise en réseau efficace sur l’ensemble du territoire. Cela se concrétisera sous la forme de forums réunissant acteurs et pays. S’il apparait que le pays doit s’impliquer dans l’élaboration d’un développement culturel cohérent, la réussite de ce projet ne pourra se construire qu’avec la concertation de tous les acteurs. En effet, l’efficacité associée à une homogénéité d’un tel développement dépend d’une volonté commune et d’une prise en considération des intérêts de chacun. Certains axes de la charte ont été ébauchés sur le terrain, d’autres doivent être poursuivis. Au cours des différents rendez‐vous avec les acteurs, tous se sont accordés à dire que le pays ne doit pas être organisateur car ce n’est pas son rôle. Il est plus légitime que le pays soit à l’initiative d’axes de développement, et de la coordination des projets des Communautés de communes. Pour que le pays puisse répondre à ces objectifs, la communication et les échanges sont indispensables. Pour parvenir à cela, il doit créer un lieu de rencontres où tous les acteurs seront conviés pour partager leurs expériences. Par la même occasion, il pourra mieux définir son rôle auprès des personnes les plus concernées. Le forum reste la première étape d’un développement uniforme et est voué à disparaitre lorsque le pays se sera fait connaître des acteurs et que les acteurs se connaitront entre eux. D’autre part, il doit s’appuyer sur des structures existantes, déjà porteuses de projets, pour servir de points conseil toujours dans l’objectif de créer une mise en réseau pérenne.

En définitive, le rôle du pays dans le développement culturel de son territoire est :

  • D’accompagner les grands projets de développement culturel à l’échelle du territoire
  • D’aider à la contractualisation
  • De servir de relais entre les acteurs, grâce à une mise en réseau, et d’harmoniser les actions, point essentiel à un développement équilibré.
  • 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 La Communauté de communes du Val de Sarthe est représenté en rouge, celle de Sablé en vert, celle du pays Malicornais en violet, celle du pays de Loué en orange, celle de Vègre-et-Champagne en bleu foncé et la ville de Spay en noir