Projet pédagogique sur les métiers du bois

De Anne-Sophie Montigny
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Présentation du projet

Le projet pédagogique sur les métiers du bois s'inscrit dans le cadre de ma formation en master 2 professionnel "valorisation du patrimoine culturel et développement local". Le travail s'effectue en groupe de 4 ou 3 étudiants avec pour objectif de faire connaître les archives départementales de la Sarthe et le musée de la reine Bérengère du Mans. Pierre Darlot, professeur détaché aux archives départementales, et Françoise Froger, conservatrice des musées du Mans, ont supervisé l'ensemble des projets.

Les thèmes des mallettes pédagogiques étaient à définir en fonction des sources documentaires contenues aux archives et au musée. Il s'agissait d'exploiter ses sources pour faire connaître la vie des Sarthois au XIXe siècle. Le choix du cycle était également à définir. Nous avons choisi les élèves de cycle 3 ce qui équivaut au CM2.

J'ai travaillé sur ce projet avec Laëtitia Marquès, Fanny Boisseau et Julien Dupré.

Les métiers du bois

Ce travail sur les métiers du bois s’adresse au cycle 3 et plus particulièrement au CM2. Il s’inscrit dans le module scolaire « Découverte du monde ».

La Sarthe est un territoire profondément marqué par ses ressources forestières. Il est essentiel pour les élèves de connaître cet environnement et son utilisation à travers le temps, ainsi que les métiers qui lui sont associés. Ce thème permet d’aborder de nombreux aspects du bois, en se référant aux matières scolaires, tout en sollicitant les compétences de l’élève.

Les objectifs principaux de l’atelier pédagogique sont :

  • découvrir l’arbre dans son milieu naturel
  • faire connaître aux enfants les métiers du bois, les gestes associés, la vie quotidienne des artisans
  • acquérir un vocabulaire spécifique lié au bois
  • confronter les enfants aux images et aux objets
  • montrer la place du bois dans la société rurale du XIXe siècle
  • évoquer l’évolution des objets

Ces points pourront être traités au cours de 5 séances, articulées comme suit :

  • Séance 1 : en classe
  • Séance 2 : en forêt
  • Séance 3 : aux Archives Départementales de la Sarthe
  • Séance 4 : au musée des vieux métiers ou de la maison du sabot
  • Séance 5 : au musée de la Reine Bérengère

(Cette proposition reste modulable selon le choix du professeur)

Séance en classe

Les objectifs :

La séance en classe introduit le sujet sur le bois et la sortie en forêt. Elle permet de découvrir les différents états du bois, le processus d’abattage, ainsi que quelques essences d’arbres. La mallette pédagogique est un support au fonctionnement de cette séance.

Les documents :

  • des sachets d’écorces, de sciure, de charbon, de copeaux, de brindilles, …
  • des échantillons d’essences de bois (couleur, densité, textures différentes…)
  • la photo d’une coupe transversale d’un arbre pour évoquer les différentes parties
  • des photos en couleurs d’herbiers d’essences de bois permettant d’évoquer les caractéristiques de chaque arbre
  • des représentations imagées des différentes étapes de l’abattage d’un arbre

Le déroulement :

Le professeur pourra montrer une coupe transversale d’un tronc, et définir l’écorce, le bois d’aubier, le bois de cœur, les cernes et expliquer la croissance de l’arbre. Il expliquera également le passage de l’arbre à la planche en bois à l’aide des différentes images que les enfants devront remettre dans l’ordre.

Le professeur fera découvrir les différents états du bois avec les échantillons fournis : sciure, copeaux, écorce, charbon….

Le terme « essence » sera expliqué et différents échantillons leur permettront d’évoquer leur couleur, leur texture, leur poids et leurs caractéristiques propres. Des photos représentants les feuilles de chaque essence effectueront un lien visuel. L’évolution technologique du bois (du bois massif aux bois reconstitués) pourra être évoquée.

Séance en forêt

Les objectifs :

Cette séance suit la séance en classe sur le thème de la forêt. Elle permet de compléter l’enseignement que les élèves ont reçu tout en le mettant en pratique. L’observation en forêt offre une étude plus détaillée de ce milieu naturel et vivant.

Les enfants pourront reconnaître les arbres, ses différentes parties, sa croissance, son environnement mais aussi sa préservation et sa gestion présentées par un guide forestier. Il sera intéressant pour les élèves de nommer les différentes essences et de mettre une image sur ce qu’ils ont appris à l’école.

Par ailleurs, la séance pourra être enrichie par une étude des traces des animaux, des plantes, des herbes, des insectes et éventuellement des champignons. De ce fait, les enfants découvriront que la forêt n'est pas une collection d'arbres mais tout un monde vivant.

Le déroulement :

La classe sera accueillie par un guide forestier qui dans un premier temps expliquera son travail au sein de la forêt et la manière de gérer cet environnement. Les élèves pourront prendre quelques notes durant la présentation qui serviront éventuellement à rédiger un travail en classe. Puis, les enfants auront un temps de découverte personnelle pendant lequel ils devront suivre certaines consignes fixées par le guide. Ils pourront par exemple chercher un type d’arbre, trouver certaines écorces ou encore ramasser des feuilles particulières. Enfin, le guide et l’enseignant feront un point avec les élèves sur leurs découvertes et observations.

Séances aux Archives départementales de la Sarthe

Les objectifs :

La séance aux Archives départementales de la Sarthe permet de faire découvrir aux enfants les différents documents d’archives, leur classement et le fonctionnement de cette structure. Elle fait prendre conscience de la place du bois dans le département ainsi que les différents métiers qui lui sont liés, les conditions de vie et le travail des hommes et des femmes (vie quotidienne, double métier, travail saisonnier, habitat).

L’utilisation de différents documents : cartes, recensement, inventaire, cartes postales, mallette pédagogique sur le sabot (facultatif), évoquent les métiers du bois.

Le déroulement :

Pour le déroulement de cette séance, la classe devra être divisée en deux groupes. Pendant que le premier groupe travaillera sur les sources avec l’enseignant détaché, le second effectuera une visite guidée des archives avec un professionnel.

Chaque enfant disposera d’un livret pédagogique. Les questions générales seront communes à tous et d’autres seront spécifiques à un métier du bois (tonnelier, charbonnier, sabotier, charron), c’est pourquoi les enfants seront de nouveau partagés en petits groupes. L’étude de ces métiers fera ensuite l’objet d’une restitution à l’oral au reste de la classe.

Les documents :

La carte de la Sarthe et nomenclature des forêts (projetée au tableau et nomenclature photocopiée) donnent un cadre spatial au sujet et montre que le département est un territoire riche en forêts. Elle permet aux enfants de comprendre les codes géographiques utilisés.

Le recensement de la commune de Jupilles évoque plusieurs informations relatives aux habitants, à leurs métiers, en particulier ceux relatifs au bois.

L’inventaire après décès permet de se familiariser avec les outils et le vocabulaire spécifique lié à une profession.

Les cartes postales des métiers du bois permettent aux enfants de se familiariser avec ces professions, d’appréhender l’aspect humain et de donner une représentation concrète de l’activité qui leur est souvent inconnue. Ces photographies misent en scène la plupart du temps sont aussi un bon support pour aborder les différentes de la fabrication et la distribution des rôles.

Séance au musée des vieux métiers à Saint-Laurent-de-la-Plaine (49) ou à la maison du sabot de Neufchatel (72)

Les objectifs :

Cette séance sert à faire le lien entre les outils découverts aux Archives et ceux présents dans le musée. Les élèves peuvent découvrir les gestes et savoir-faire associés aux objets. Des témoignages et anecdotes ponctueront cette visite.

Le déroulement :

Les élèves seront accueillis par un guide qui leur fera connaître le musée et ses collections. Des démonstrations seront proposées afin d’appréhender les gestes.

Un point important de cette visite sera l’interactivité et l’échange avec les élèves, qui pourront toucher et expérimenter les objets.

Séance au musée de la Reine Bérengère

Les objectifs :

La séance au musée permet un contact avec l’habitat, les objets finis en bois et les représentations imagées des métiers du bois.

La salle commune contient du mobilier sarthois du XIXe siècle et évoque les conditions de vie et la place prédominante du bois dans les intérieurs domestiques d’autrefois.

Les représentations iconographiques permettent d’illustrer les activités professionnelles. Différentes techniques artistiques sont évoquées par le biais de ces représentations.

Le déroulement :

Les enfants découvriront le musée grâce à une visite guidée de l’extérieur, de la structure intérieure et des collections.

Avec un livret-questionnaire les enfants appréhenderont le musée, les œuvres et objets exposés. Ils partiront à la recherche des objets et métiers liés au bois.

Le musée et ses collections permanentes :

La visite guidée fera découvrir les techniques de construction exploitant le bois, utilisées ici au XVIe siècle et encore employées au XIXe siècle. Puis, les enfants percevront la structure intérieure de la maison, par le biais des charpentes, des planchers et des poutres.

Le métier de charpentier sera tout particulièrement abordé grâce à un certain nombre de représentations : le pichet de L.-L. Thuiland et le portrait de Victor Lair, compagnon charpentier. Avec ces deux représentations et la lithographie du sabotier, les techniques artistiques seront étudiées.

Enfin, la pièce commune présentera le mobilier en bois.

Pistes d’élargissement de l’atelier pédagogique sur le bois

Par ce travail sur le bois, l’enseignant peut aborder d’autres disciplines :

  • les sciences naturelles
  • la technologie
  • les arts plastiques : le land art, la pyrogravure, les assemblages en bois
  • l’éducation civique et éducation à l’environnement
  • la littérature : les dictons, les textes mythologiques liés au bois et à la forêt
  • la géographie (les plus grandes forêts dans le monde)
  • l’histoire (les industries liées au bois, comme par exemple le papier)

Certains ouvrages abordant la question de la forêt ou des métiers du bois pourront être exploités par l’enseignant :

  • Amos Oz , Soudain dans la forêt profonde, ed. Gallimard, coll. Folio, Février 2008
  • Robert Holdstock, La forêt des Mythagos, ed. Gallimard, coll. Folio, Novembre 2004
  • Ovide, Les métamorphoses, Le mythe de Philemon et Baucis
  • Ayyam Sureau, L’inconnu de la forêt, ed. Gallimard, coll. Voyages en pages, Octobre 2007
  • Jean Jaubert et Alain Gauthier, Histoire de la forêt profonde, ed. Ecole des loisirs, coll. Medium, Janvier 2001

Dans le dossier pédagogique, le professeur trouvera le poème sur le charbonnier utilisable en classe.

Les livrets pédagogiques

Nous avons réalisé cinq livrets pédagogiques contenant des questions et des jeux. Quatre livrets sur des métiers spécifiques, tonnelier, charron, sabotier, charbonnier et un livret sur le musée de la Reine Bérengère. Tous les élèves ont le même livret sur le musée tandis que pour les livrets métiers, ils correspondent au quatre groupes constitués par l'enseignant. Les six premières pages des livrets "archives" sont communes. Elles traitent de la présence de la forêt en Sarthe et d'un métier commun, le menuisier. Les pages suivantes sont spécifiques à chaque métier traité.

Le charbonnier

Couverture du livret
Page à remplir par l'élève ou le groupe
Page 1 du charbonnier
Page 2 du charbonnier
Page 3 du charbonnier
Page 4 du charbonnier
Page 5 du charbonnier
Page 6 du charbonnier
Page 7 du charbonnier


Page 8 du charbonnier
Page 9 du charbonnier


Page 10 du charbonnier
Page 11 du charbonnier


Page 12 du charbonnier
Page 13 du charbonnier


Page 14 du charbonnier
Page 15 du charbonnier


Le charron

Couverture du livret
Page à remplir par l'élève ou le groupe
Page 1 du charron
Page 2 du charron
Page 3 du charron
Page 4 du charron
Page 5 du charron
Page 6 du charron
Page 7 du charron
Page 8 du charron
Page 9 du charron
Page 10 du charron
Page 11 du charron
Page 12 du charron
Page 13 du charron


Page 14 du charron
Page 15 du charron


Le sabotier

Couverture du livret
Page à remplir par l'élève ou le groupe
Page 1 du sabotier
Page 2 du sabotier
Page 3 du sabotier
Page 4 du sabotier
Page 5 du sabotier
Page 6 du sabotier
Page 7 du sabotier
Page 8 du sabotier
Page 9 du sabotier
Page 10 du sabotier
Page 11 du sabotier


Le tonnelier

Couverture du livret
Page à remplir par l'élève ou le groupe
Page 1 du tonnelier
Page 2 du tonnelier
Page 3 du tonnelier
Page 4 du tonnelier
Page 5 du tonnelier
Page 6 du tonnelier
Page 7 du tonnelier
Page 8 du tonnelier
Page 9 du tonnelier
Page 10 du tonnelier
Page 11 du tonnelier
Page 12 du tonnelier
Page 13 du tonnelier


Le livret du musée de la reine Bérengère

Couverture du livret
Page à remplir par l'élève ou le groupe
Page 1 du livret musée
Page 2 du livret musée
Page 3 du livret musée
Page 4 du livret musée
Page 5 du livret musée
Page 6 du livret musée
Page 7 du livret musée
Page 8 du livret musée
Page 9 du livret musée
Page 10 du livret musée
Page 11 du livret musée


Dossier pédagogique

Ce dossier est fourni à l'enseignant. Il comprend des illustrations, des fiches techniques, les réponses aux livrets-jeux et des fiches métiers. Nous y avons également intégré une bibliographie.

Les fiches techniques

La forêt

Première approche de la forêt

Dans un premier temps, il est important pour les élèves d’avoir une image générale de la forêt et des différentes strates qui la composent. Cette répartition en strates correspond à la meilleure utilisation de l'énergie solaire. Les végétaux se répartissent de telle façon :

Les strates

  • Strate arborescente : les grands arbres
  • Strate arbustive : arbustes (noisetier cornouiller...)
  • Strate herbacée : herbes, fougères, etc.
  • Strate muscinale : mousses, champignons, lichens
  • Dans le sol : mycélium des champignons, bactéries, …


La strate arborescente et la strate arbustive dominent. Elles sont celles qui couvrent les autres végétaux de la forêt et qui créent un microclimat (température, lumière, humidité) grâce auquel poussent les strates dites herbacée et muscinale.

Dans un deuxième temps, une étude plus précise de l’arbre est envisageable. Il s’agit de définir les différentes parties de l’arbre grâce à l’utilisation d’un schéma explicatif.

Les différentes parties d'un arbre

Puis, toujours dans le but de comprendre la matière qu’est le bois, la coupe d’une souche permettra l’observation des cernes annuels. Les couches annuelles ou cernes sont bien individualisées (épaisseur de quelques dixièmes de mm à quelques cm). Le comptage des cernes indique le nombre d'années qui se sont écoulées entre le moment où l'arbre a atteint le niveau de la section considérée et le moment de la coupe. Il faut donc ajouter au nombre de cernes le temps approximatif mis par le jeune semis pour atteindre le niveau de la section.

La section d'un arbre montre deux parties, l'écorce et le bois. Entre les deux se trouve la zone par laquelle l'arbre s'accroît en épaisseur et qu'on appelle zone génératrice (ou cambium). La partie extérieure du bois la plus récemment formée constitue l'aubier ; la sève y circule, puis peu à peu les vaisseaux s'obstruent, s'imprègnent de produits imputrescibles quelquefois colorés : tanins, résines. Ils constituent alors le bois de cœur, parfois plus coloré, toujours plus dur. Il est plus solide, plus résistant à la pourriture et aux insectes. Le cœur sert de support à l'arbre : il est donc utile bien que la sève n'y circule plus.

Coupe transversale d'un tronc

En examinant l'épaisseur des cercles annuels, on peut se rendre compte de l'histoire de l'arbre : plus la croissance est active, plus les cernes sont larges. Cette observation peut également donner des indications de climatologie : au cours des années pluvieuses les cernes formés sont plus larges que ceux qui correspondent à des années sèches.

Enfin, l'extrapolation des données relatives aux dernières années permet de prévoir l'accroissement en volume du peuplement d'arbres, ce qui est indispensable pour l'aménagement de la forêt.

L’aménagement de la forêt

Les séances en classe et en forêt apportent des informations sur l’histoire de la forêt française et les rôles qu’elle joue de nos jours. Aujourd’hui la notion de développement durable est essentielle, c’est pourquoi ces séances sensibilisent également les élèves à la nécessité d’aménager et de protéger nos forêts.

Contrairement à ce que l'on pense quelquefois la forêt française n'est pas un milieu « naturel », c'est un milieu artificiel où l'homme travaille depuis des siècles. La forêt ne pousse pas toute seule sauf dans certaines zones de montagne vraiment inaccessibles et de ce fait inexploitables. L'homme utilise les lois de la nature : les espèces forestières ont des exigences précises et on ne peut faire pousser n'importe quel type d'arbres n'importe où. Mais l'homme cherche également à infléchir les équilibres naturels pour obtenir soit l'environnement esthétique jugé le plus beau, soit la production de bois la plus rentable.

Tenant compte des lois de la nature, le forestier connaît les exigences des différentes espèces :

  • le besoin de lumière
  • les exigences par rapport à la nature du sol

Le chêne est une essence de lumière. Le jeune chêne se développe mal sous le couvert des autres arbres et ne pousse bien qu'en clairière. Pour obtenir la régénération d'une chênaie, il faut faire des coupes. Le hêtre, lui, est une essence d'ombre. Sous le couvert un jeune hêtre se développe plus vite que le chêne. Le charme préfère un « juste milieu », mi-ombre, mi-lumière, et se développe bien sous le couvert.

L'étude de l'aménagement, de la « culture » et de l'entretien de la forêt conduit tout naturellement les enfants à s'interroger sur son rôle, ou plutôt sur les rôles multiples qu'elle assure. Avec la question de l’aménagement forestier, on peut étudier le mode de gestion des plantations. Celui-ci permet au massif forestier de remplir plusieurs fonctions : la production de bois, la production d’autres produits que le bois et le maintien de l’écosystème forestier.

La forêt est constituée d’ensembles de végétaux ligneux différents. Ces différences sont dues à la répartition des arbres sur la surface, à leur origine (semis, rejet), et à leur homogénéité. On peut distinguer :

  • le taillis est constitué de rejets de souches (c’est-à-dire d’arbres qui ont poussé sur des souches coupées au ras du sol) de même âge. Le taillis offre un bois utilisé autrefois pour des usages domestiques et industriels (mine, verre, sidérurgie), car il s’agit plutôt de branches de taille moyenne.
  • la futaie est composée d'arbres issus de graines ou de plants du même âge. Tous les arbres sur une même parcelle ont approximativement le même âge et un diamètre sensiblement équivalent. Ce type de peuplement présente le plus d'intérêt économique.
  • le taillis sous futaie est un peuplement qui rassemble sur le même sol deux étages de végétation ligneuse d'origines différentes : le taillis qui constitue l'étage inférieur et la futaie qui constitue l'étage dominant. Bien adapté à l'économie française jusqu'au début du siècle. La futaie fournissait du bois d'œuvre et du bois de feu pour les usages industriels. Le bois domestique provenait quant à lui du taillis. Comme celui-ci, le taillis sous futaie a perdu son intérêt économique. Leur mise en valeur dépend de la composition en essences de qualité, de l'âge des arbres de futaie, de la présence ou de l'absence de semis d'essences précieuses.

Schéma d'un écosystème simplifié


Les essences de bois

Les résineux sont des bois solides et légers, faciles à travailler, odorants, tendres et clairs (exemple : pin, sapin, cèdre). Les feuillus constituent une essence noble qui possèdent une finesse de grain (exemple : chêne, châtaignier, frêne, orme, saule, peuplier, hêtre, charme, érable, aulne, bouleau).

Selon les essences, les bois n’ont pas tous la même densité, couleur, propriété…

Le châtaignier, cultivé pour ses fruits, est aussi utilisé pour la construction de charpentes, la menuiserie, la tonnellerie, l’ébénisterie.

Le chêne est un bois dur et très résistant, il est utilisé en menuiserie, pour les huisseries extérieures, le parquet, les pièces maîtresses de charpente. Il en existe 300 espèces différentes.

Le frêne est un bois dur et élastique. Il est employé par le charron, mais aussi pour la fabrication des barreaux d’échelles et les manches d’outils.

Le hêtre est cassant et peu résistant. L’ébénisterie, la saboterie l’utilisent.

Le noyer, le pommier, le mûrier, le cerisier et le buis se retrouvent dans les travaux d’ébénisterie.

Le bouleau, le tilleul, l’érable, le platane et l’aulne sont les matières premières du tourneur, du sabotier, du luthier. Ce sont des bois blancs constitués d’un bois léger et peu résistant.

Les bois reconstitués

Trois sortes de bois de fabrication : le stratifié, l’aggloméré et le lamellé-collé
Le bois massif de qualité est aujourd’hui rare, car l’arbre n’a plus le temps de croître avant d’être coupé. De plus, les déchets (sciure, copeaux) de bois ont été utilisés pour la production de panneaux dérivés du bois.

Le contreplaqué est une superposition de feuilles de placage de bois aux fibres croisées et collées entre elles sous forte pression. Il est constitué sous forme de plaques. Le contreplaqué a bouleversé l’ameublement.

Parallèlement à l’invention de la colle s’est développé le lamellé-collé qui est un assemblage de lamelles de bois. Il permet de réaliser des pièces de grande longueur, contrairement à celles exécutées dans des bois massifs limités par la longueur des troncs.

L’aggloméré est quant à lui obtenu par compression de copeaux et de sciure mélangés à un liant. Le stratifié est une image de bois imprimé sur une couche composite et protégé par une résine. Les panneaux plaqués sont avantageux pour l’ameublement (leur prix est moins élevé, et ils ont une meilleure résistance aux changements de température).


La marqueterie

La marqueterie est le nom que portent les décors réalisés par placage. Par extension, le mot marqueterie désigne également la technique et le métier d’art.

Cette méthode décorative trouve ses origines dans l’antiquité égyptienne pendant laquelle on incrustait des pierres précieuses dans des objets en bois. Dans un second temps, la marqueterie prend la forme de placage de bois précieux et rares. Elle connaît un certain essor au XVe et XVIe siècle, grâce aux essences exotiques rapportées par les navigateurs dans leurs voyages.

La technique

Dans un premier temps, on définit le dessin à reporter sur le meuble. Puis, on détermine les essences que l’on va utiliser en fonction des particularités du bois (couleur, veinage, grain, profondeur…). Le choix du bois est primordial car le rendu de chaque essence est différent selon la partie de l’arbre dont elle est extraite. On trouve une infinie variété de bois, et par conséquent une large gamme de couleurs et de textures. Cependant, les jaunes, les rouges vifs, les bleus ou encore les verts foncés restent inexistants c’est pourquoi le marqueteur utilise des bois teints qui laissent visibles les textures et les veinages du bois.

Chaque élément du dessin est découpé dans le placage à l’aide d’une scie fine ou d’un cutter, lorsqu’il s’agit de bois tendre. L’assemblage et le collage de ce puzzle sont les étapes suivantes. Un à un chaque élément est collé à l’envers sur une plaque provisoire, puis une fois l’ensemble réuni, le tout est collé sur le meuble ou la plaque définitive. La marqueterie est maintenue sous presse avant d’être poncée pour gommer les imperfections de surface et les épaisseurs.

Les matériaux

Avec les siècles, la technique est restée la même. Seuls les outils et les matériaux ont évolué. Ainsi, la colle animale a laissé place à une colle moins sensible aux variations hygrométriques. Quant au vernis actuels, ils sont plus résistants et surtout moins jaunissant, ce qui améliore la qualité de la marqueterie et le confort d’utilisation des meubles dans la vie quotidienne.

Les fiches métiers

Fiche métier du charbonnier

La vie en forêt :

Le métier de charbonnier était un métier que l’on pratiquait en forêt uniquement de mars à septembre. Le reste de l’année, on exerçait un autre métier comme par exemple cafetier et on vendait le charbon de bois fabriqué pendant la saison précédente. Le charbonnier restait sur place pendant toute cette période car il était indispensable de surveiller les feux. Il pouvait être accompagné de sa famille, d’autres charbonniers ou rester seul. Le style de vie du charbonnier était très particulier. Les conditions de vie étaient précaires compte tenu des conditions de travail en pleine nature. Installé dans une forêt souvent humide et fraîche, le charbonnier restait isolé dans une habitation inconfortable. De plus, les journées commençaient très tôt, à 4h du matin, et s’achevaient très tard, vers 23h. Les charbonniers se nourrissaient de raves, de pommes de terre et de gibier qu’ils braconnaient. La nourriture ne posait pas trop de problèmes, d’autant que l’on pouvait se ravitailler dans les fermes voisines.

Le métier de charbonnier :

  • L’habitation :

Le charbonnier arrivait 2 ou 3 jours avant le début de son travail pour réaliser son abri pour la saison. Cet abri était construit de bois et de fougères et par-dessus était disposé de la terre fine, qu’on recouvrait d’une bâche lorsqu’il pleuvait. L’intérieur était aménagé sommairement, on y trouvait un lit, une table, un poêle et le minimum pour assurer les besoins quotidiens.

  • La meule de terre :

Au XIXe siècle, la méthode de réalisation du charbon de bois la plus usuelle est celle de la meule de terre. L’emplacement de la meule n’était pas choisi au hasard. Le charbonnier cherchait un terrain plat et propre, et utilisait certaines fois d’anciens emplacements de fourneaux. Cela lui évitait ainsi un labeur supplémentaire. On pouvait faire brûler du bois de toutes essences mais il était préférable d’utiliser de l’acacia ou du charme, qui fournissaient un très bon charbon. Le mélange des essences était à éviter. Les morceaux de bois utilisés étaient de 3 à 6 cm de diamètre et d’un peu moins d’un mètre de longueur. On appelait ces morceaux de bois la charbonnette. Abattue l’hiver, la charbonnette était mise à sécher pendant près d’un an avant d’être brûlée pour en faire du charbon. 20 à 30 stères de bois étaient nécessaires pour faire une meule de taille moyenne. On utilisait au maximum 45 stères de bois.

  • La réalisation de la meule :

Pour créer sa meule, le charbonnier commençait par planter un poteau central de 2 mètres de haut. Cette cheminée servait d’appui pour un ensemble de rondins de même longueur, tous disposés verticalement. Empilés sur plusieurs étages, les rondins devaient être méthodiquement disposés pour qu’au cours de la calcination, la meule s’effondre progressivement. Le charbonnier recouvrait sa meule d’une épaisse couche de feuilles puis d’une couche de terre agglutinée, associée à un peu d’eau afin de mieux contrôler la combustion. Puis le poteau central était ôté pour permettre au charbonnier de verser une pelletée de braises rouges. Des trous étaient ménagés pour activer le foyer. Il ne restait plus qu’à surveiller la combustion qui ne devait être ni trop rapide ni trop lente. Cela prenait entre 30 et 50h selon la taille de la meule et la nature du bois. Il pouvait y avoir plusieurs meules atteignant parfois jusqu’à 1m70 de hauteur, mais une seule était allumée à la fois pour que le charbonnier puisse bien surveiller la calcination et ne pas risquer de perdre tout son charbon.

  • L’ouverture du fourneau :

Une fois la cuisson terminée, le charbonnier devait effectuer un travail précis avec une certaine rapidité : l’ouverture du fourneau. Dans un premier temps, il s’agissait d’enlever toute la terre et le mélange de feuilles et de fougères servant à embraser le bois. Pour cela, on utilisait un outil appelé « rabot » assez similaire à une binette, mais avec une lame plus longue et plus épaisse. Le charbonnier laissait ensuite refroidir le charbon avant de le décrocher de la meule avec un râteau spécial, à longues dents, indispensable pour récupérer le charbon des braises encore brûlantes. Ce travail pénible pouvait durer deux heures. On peut noter que l’outillage était plutôt simple, et qu’on pouvait le trouver chez un quincailler.

Le charbon était ensuite mis dans des sacs pouvant atteindre 40kg. Ils étaient transportés par le chorroyeur. D’ailleurs, le charbon était soit vendu à des marchands de bois soit directement au consommateur. Le charbonnier était payé en fonction de sa production et de la qualité de celle-ci. Elle était différente selon son emplacement dans la meule. Ainsi, le bois de « pied », le dernier à avoir été consumé, était de meilleure qualité et pouvait être vendu plus cher par le charbonnier. Le bois de « tête », celui qui s’est consumé le plus longtemps, était de moins bonne qualité et était souvent conservé par le charbonnier pour son usage personnel.

Fiche métier du charron

Le charron était présent dans chaque village jusqu'à il y une cinquantaine d'années; il maîtrisait la fabrication de tout ce qui pouvait tourner et rouler dans un village. C’est donc lui qui concevait les chariots, les charrettes, les tombereaux, les véhicules hippomobiles, mais également les brouettes, les râteliers ou les échelles. Il fabriquait notamment les roues et devait pour cela savoir manier à la fois le bois et le fer.

Les différentes parties d'une roue

Les différentes étapes du travail d’un charron :

  • La sélection des bois

La première étape du travail d’un charron commençait par la sélection des bois qui servaient à la fabrication de la charrette et à la confection des roues. Pour le moyeu, cœur de la roue, le charron utilisait l’orme car il ne se fendait pas. Les rayons ou rais, parties exigeant une certaine rigidité, étaient réalisés avec du chêne ou de l’acacia. Ils étaient taillés à la main afin de vérifier qu’ils ne présentaient aucun nœud susceptible de provoquer une rupture. La jante, qui constituait la circonférence de la roue, était fabriquée avec du frêne, un bois à la fois souple et dur.

  • Le façonnage des différentes parties de la roue

Le moyeu en forme de tonneau, constituant le centre de la roue, était dégrossi à la hache de charron. Il était ensuite fixé sur un tour à pédale ou à manivelle avant d’être cerclé par deux frettes métalliques qui évitaient qu’il n’éclate. Un trou était creusé au milieu du moyeu à l’aide de tarières et agrandi jusqu’à obtenir la dimension de la boîte en fonte qui devait s’y loger et dans laquelle s’ajustait l’essieu. Le charron mesurait au compas l’emplacement des rais, puis creusait entre dix et quatorze trous carrés dits mortaises sur le pourtour central du moyeu avec la tarière et enfin il les équarrissait.

Les rais, sciés à la longueur souhaitée, étaient ajustés à la plane et au rabot. Ils étaient ensuite équipés de tenons qui s’encastraient dans les mortaises.

Les jantes étaient découpées à la scie à chantourner. Apres les avoir façonnées à la plane courbe et au rabot, le charron vérifiait leurs contours en plaçant dessus un patron en bois, dit la jumerante.

  • Assemblage des rais au moyeu

Le charron, après avoir façonné les différentes parties de la roue, pratiquait l’assemblage des rais et du moyeu. Il posait le moyeu dans un enrayoir, c'est-à-dire une pièce de bois large et épaisse, creusée en son centre. Les rais étaient ensuite encastrés puis enfoncés à coup de marteau dans les mortaises du moyeu. La roue était alors appelée « à hérisson ». A l’aide d’une vis, le charron fixait au centre du moyeu une mesure à faire les rais, c'est-à-dire un long bâton percé de trous de repérage qui servait à marquer l’emplacement des tenons de rais. Il plaçait également une plumette, c'est-à-dire une règle de bois qui marquait l’emplacement des mortaises à creuser dans la jante.

Les jantes étaient fixées à un jantier afin d’être mortaisées à la tarière et equarriées à la gouge carrée.

  • Assemblage des autres pièces

Une fois l’assemblage des rais et du moyeu réalisé, le charron devait réunir la jante et les rais ensemble. Pour cela il devait rapprocher les rayons entre eux à l’aide d’un levier : le serre-rais afin d’enfoncer les tenons dans les mortaises de la jante. Lorsque que la roue était montée, le charron pratiquait l’alésage du moyeu (réalisation d’un trou parfaitement rond) qui permettait le boîtage de l’essieu.

  • L’embattage de la roue

L’emboîtage étant terminé la roue était prête à être cerclée. Le charron préparait des cercles de fer de même circonférence que la roue en bois. Pour cela il utilisait la jumerante et un calibre, c'est-à-dire une roulette munie d’un manche et portant une entaille qui servait de repère et donnait la circonférence. Le charron entassait ensuite les cercles les uns sur les autres et allumait un feu. Une fois le fer dilaté par la chaleur, il pouvait le saisir et le forcer à épouser le bois en faisant pression avec des pinces. Lorsque le fer était en partie entré sur la roue, le charron se servait de la masse ou du marteau pour le faire entrer totalement. La roue refroidie était examinée une dernière fois, son équilibrage était testé pour vérifier sa rotation et rectifié si nécessaire par l’introduction de coins en chêne permettant de centrer la boîte d’essieu. Enfin pour protéger la roue des intempéries le charron l’enduisait de peinture.

Fiche métier du sabotier

Le sabotier est initialement un métier de la forêt. Le sabotier et sa famille vivaient sur le lieu même des coupes, à l’abri dans de petites huttes de bois. Il faut attendre la fin du XIXe siècle et le début du XXe pour que les sabotiers quittent les bois pour le bourg. Ils faisaient alors venir le bois fraîchement coupé jusqu’à leurs ateliers pour le travailler. Un même village pouvait d’ailleurs abriter un ou plusieurs sabotiers. En complément de leur activité, de nombreux sabotiers tenaient avec leur épouse un café, les deux activités se côtoyant sur une même enseigne. Le rôle du sabotier était très important car la population rurale d’alors portait majoritairement des sabots, la chaussure de cuir étant un luxe réservé aux plus aisés. Les travaux des champs mettaient les sabots à rude épreuve, lesquels avaient une durée de vie de 2 mois en moyenne. Afin de les protéger et d’augmenter leur longévité, ceux-ci étaient parfois ferrés. Il y avait plusieurs modèles de sabot : tout en bois, sans artifice, ou recouverts d’un dessus de cuir. Certains sabots, pour le dimanche, étaient sculptés et vernis. Pour se prémunir du froid, les sabots étaient garnis avec des chiffons ou de la paille. Avec l’arrivée des bottes en caoutchouc après la seconde guerre mondiale, les sabots disparurent progressivement et leur fabrication cessa.

Les différentes étapes de la fabrication d’un sabot

  • La coupe du bois

Pour la fabrication des sabots, on utilisait généralement du bouleau, du hêtre, du noyer, du merisier, ou encore de l’orme. Le bois abattu était coupé en billes de différentes longueurs, selon la pointure voulue, à l’aide d’un passe-partout, le « godenda ». Le bois devait être travaillé encore vert car il durcissait en séchant. D’ailleurs, le sabotier prévoyait systématiquement une pointure plus large pour compenser le rétrécissement du bois lors de son séchage.

  • Le bûchage

Le sabotier fendait la bille de bois en deux avec un coin de fer, puis commençait à retirer l’écorce et à ébaucher la forme du sabot à l’aide d’une hache, « l’épaule de mouton ». Il travaillait sur un billot de bois à trois pieds, appelé le « tronchet ».

  • Le façonnage

Cette étape était sans doute l’une des plus physiques. À l’aide d’une grande lame à poignée, le paroir, dont l’extrémité était attachée à l’établi à l’aide d’un crochet, l’artisan façonnait l’extérieur du sabot.

  • Le creusage

Avec un « amorçoir», puis une tarière, le sabotier creusait un trou au niveau du talon. En utilisant des « cuillères à sabots », il agrandissait le trou initial. Il terminait le creusage avec le « boutoir » pour le talon et la « rouanne » pour la semelle. Il vérifiait la pointure du sabot en y introduisant une « pige ».

  • La décoration

Certains sabots recevaient une décoration sculptée à l’aide d’une « rainette », principalement à base de motifs floraux et d’entrelacs. Ce travail était réservé aux femmes des sabotiers. Elles pouvaient également ajouter sur le dessus du sabot une bride de cuir décoré.

  • Le séchage

Les sabots étaient ensuite entreposés dans le grenier de l’atelier. Ils y séchaient 3 à 4 mois, puis étaient vendus.

  1. Paroir
  2. Talonnière
  3. Rouanne
  4. Cuillère
  5. Hache
  6. Asseau
  7. Amorçoir
  8. Boutoir
  9. Rainette
  10. Pige
les outils du sabotier

Fiche métier du tonnelier

Le tonnelier utilise du bois qui n’a pas été scié mais fendu dans le fil du bois, le merrain. Les essences les plus utilisées sont le chêne, l’acacia et le châtaignier.

Le tonneau est constitué de différentes parties : les douves (ou douelles), de planchettes pour le fond et de cercles de métal ou de bois de châtaignier qui l’entourent. Il sert à conserver le vin, les alcools, l’huile, la bière, mais aussi des substances en poudre et des grains.

Les différentes étapes du travail d’un tonnelier

  • Le fendage

Avec le coutre et le maillet, le tronc était débité en merrain (en forme de coin). La découpe des merrains s’effectuait à la doloire (une hache). On obtenait ainsi une douelle de section rectangulaire. Le tonnelier coupait les douelles à la longueur voulue à l’aide de la scie à mettre en taille.

  • Le dolage de la douelle

La douelle était façonnée sur le « banc d’âne » qui permettait de la serrer. Elle était ensuite assujettie avec les planes (plane droite pour la forme convexe de la douelle et la plane creuse pour la forme concave). Puis, elle était dressée sur la colombe (gros rabot sur pieds) qui lui donnait sa forme arrondie et plus large au centre qu’aux extrémités.

  • Le montage et le pliage

Une fois que les douelles étaient prêtes, le montage commençait. Les douelles étaient montées côte à côté et debout dans un cercle de montage. L’ensemble était serré avec plusieurs cercles supplémentaires qui étaient plus larges que le premier (situé au sommet du tonneau). Ces cercles étaient serrés grâce à la châsse (coin en fer avec un manche en bois) sur lequel le tonnelier frappait avec un marteau. Le tonneau était alors fermé sur sa partie supérieure, le tonnelier cerclait ensuite la base. Celle-ci était entourée par la corde de la batissoire. Le tonnelier mouillait l’extérieur du fût et le plaçait au dessus d’un feu effectué dans un brasero (l’eau assouplit les douelles). La vis de la batissoire était serrée, elle raccourcissait la corde et comprimait les douelles qui se joignaient. Le tonneau était retourné et le tonnelier plaçait un cercle en tête et enlevait la batissoire. Le tonneau pouvait recevoir ses fonds.

  • La fabrication des fonds et leur mise en place

Le fond était constitué de plusieurs planches jointives réunies par des goujons en bois ou en métal. Il était découpé avec la scie à chantourner suivant le tracé du compas. Le bord du fond était biseauté avec une plane. Sa mise en place s’effectuait en desserrant les cercles du tonneau (et les douelles s’écartaient). Le fond du tonneau était placé dans la rainure, le tire-fond (sorte de crochet en fer) permettait de le faire pénétrer dans sa place définitive. Les cercles étaient remis et serrés : le forçage était alors terminé. Le cerclage définitif nécessitait l’utilisation d’autres outils : le racloir et le grattoir. Le percement de la bonde (trou du tonneau) se faisait avec la vrille, le vilebrequin ou la bondonnière.

Un artisan mettait environ 8 h pour fabriquer une barrique de 300 litres. Différentes capacités de tonneau existaient : demi-muid : 800 à 900 litres, barrique : 200 à 220 litres, demi-barrique : 100 litres, …

Les outils du tonnelier

Fiche métier du bûcheron

Les bûcherons travaillaient pour leur compte ou pour des propriétaires forestiers, de scieries ou des charpentiers. Ils construisaient des huttes ou cabanes pour y vivre pendant les semaines d’abattage des arbres. La saison d’abattage des arbres était surtout l’hiver car les arbres contiennent moins de sève. Le mode d’abattage était choisi en fonction des arbres. L’arbre était abattu en raison des besoins et en fonction de son état, de sa position dans la forêt (gêne la croissance d’autres arbres…). Il était ensuite marqué au moyen d’une hachette de forestier.

Les différentes étapes

  • L’abattage

Les taillis étaient sectionnés à la serpe, les perches et les troncs de petites dimensions à la hache. L’opération d’abattage donnait lieu à une véritable stratégie quand il s’agissait de grands arbres. Il fallait prendre en compte la direction de leur chute et la direction du vent. Les plus grosses branches qui risquaient d’abîmer le bois lors de sa chute étaient enlevées, au cours de l’ébranchage. Le bûcheron préparait le pied de l’arbre, il pratiquait du côté choisi pour la chute, une entaille d’abattage. De ce côté, il entamait à la cognée (grande hache), la base du tronc qui formait une entaille mais ne pénétrait pas profondément dans l’arbre. Elle était la charnière pour la chute de l’arbre. Du côté opposé du tronc et un peu au-dessus de la première entaille, le bûcheron entamait l’arbre avec le passe-partout (longue scie à deux poignées). Quand cet outil n’était plus loin de l’entaille réalisée par la cognée, il enfonçait des coins dans la fente effectuée par le passe-partout pour maintenir l’ouverture et jouer le rôle de cale. Il frappait ensuite le coin à l’aide d’une masse, les craquements de l’arbre se faisaient entendre et le tronc s’effondrait.

  • Le façonnage

Le bûcheron tronçonnait les branches ou les petits arbres en rondins de même longueur ; ils étaient ensuite empilés ou stérés. Les tronçons découpés dans la grume porte le nom de bille, la surbille est quant à elle la partie haute de la grume. La présence de branches amoindrit la valeur de la grume.

  • Le débardage

Le débardage est une opération qui consiste à transporter le bois de son point d’abattage jusqu’à une voie carrossable. Dans les régions montagneuses, lorsque la pente était suffisante on laissait dévaler les troncs, après les avoir écorcés pour qu’ils glissent mieux. Ce mode de débardage s’appelle le lançage et est peu couteux mais il abîme le bois. Dans un relief accidenté, on installait un système de câble. L’homme a longtemps utilisé la traction animale pour sortir le bois des forêts.

  • Le transport du bois

Le bois, soit en piles de rondins alignés ou soit en grumes stockées les unes contre les autres, était disposé au bord des routes pour être chargé et transporté vers son lieu d’utilisation. Autrefois, on le laissait flotter sur les rivières puis on l’a embarqué sur des bateaux, des charrettes, puis des trains. Lorsque le bois ne pouvait pas venir à l’ouvrier, c’est lui qui s’installait en forêt. Pour être utilisé, le bois doit être sec. Il peut sécher naturellement en restant exposé à l’air libre. Une fois sciées, les pièces de bois sont empilées et séparées les unes des autres par des liteaux. Ces piles sont protégées du soleil par des bâches pour éviter que le bois ne se fende en séchant. Le séchage artificiel consiste à placer le bois dans une pièce ventilée.

Illustrations de Théophile Schuler (1857) :

le bûcheron et ses outils
La première étape de l'abattage
La deuxième étape de l'abattage
La chute de l'arbre
L'ébranchage de l'arbre
L'écorçage et le façonnage

Fiche métier du menuisier

Le menuisier travaille le bois en menus ouvrages, d’où son nom. Son activité nécessite des connaissances en géométrie. Il emploie de nombreux outils adaptés à tous les stades du travail et propres à chaque ouvrage réalisé. Il assemble les différentes parties avec des tenons et des mortaises, autrement il les cloue ou les cheville. La colle s’utilise accessoirement contrairement à l’ébéniste qui l’utilise pour les placages et les assemblages.

Le menuisier utilise de nombreux outils ; de traçage : règle graduée ou non, équerre, fausse équerre, équerre à angle, trusquin, traceur de courbe, compas d'épaisseur, compas de traçage et crayon ou pointe ; de sciage : scies diverses (à tenons, à chantourner, guichet, à cheville) ; de tranchage : rabots (plans et de différents profils), varlopes, râpes, ciseaux, planes, herminette, de serrage : étaux, valets, boîtes à coupe ou à onglets, presses à plane, presses à placage, servantes ; de perçage : chignoles, vilebrequins, mèches, amorçoirs, tarières, vrilles, drilles ; de frappe : marteaux, maillets, massettes ; de finition : rabots, racloirs, rifloirs, tarabiscots. Le métier de menuisier consiste à « amenuiser » le bois, l’usiner, et l’ajuster pour agencer fenêtres, portes, volets, escaliers, planchers, lambris, plinthes,… tous les éléments en bois de la maison.

Il travaille sur place ou dans son atelier. Il crée du neuf, mais il est aussi un réparateur, réparations qu’il sait rendre solides grâce à la qualité de sa fameuse colle qui est presque invisibles grâce à la précision de ses ajustages. Son métier obéit à des règles précises, transmises longtemps par le compagnonnage.

Les corrections des livrets-jeux

Fiche réponses aux questions communes du livret des archives

Nom des deux forêts les plus grandes : Perseigne et Bercé

Superficie : Perseigne 5080ha et Bercé : 5455ha.

Aide-toi du recensement pour retrouver le nom des métiers du bois qui correspond aux définitions :

Cet artisan fabrique ou répare des tonneaux (récipients en bois pour contenir le vin) : tonnelier

Son métier consiste à travailler le bois et faire des meubles : menuisier

Cet ouvrier fait ou répare les toitures : charpentier

Il abat les arbres : bûcheron

Il fabrique des chaussures en bois appelés sabots : sabotier

Personne qui fabrique et répare des chariots et des charrettes : charron

Ouvrier qui procède au sciage à la main des troncs abattus : scieur de long

Les différentes essences de bois sont : chêne guigner et orme.

Les noms d’outils : Bec d’âne - ciseaux - scie - sergent – valet – établi – varlope – guillaume – rabot – bouvet.

Fiche réponses métier du charbonnier

Mets les bons mots dans les trous pour comprendre le métier de charbonnier. L’activité de charbonnier se passe dans la forêt. Le matériau indispensable à la fabrication du charbon est le bois. Le charbonnier fabrique donc du charbon de bois.

Qui suis-je ? Le barbecue

Raye les mots qui te semblent incorrects.

Le charbon de bois est du bois cuit lentement. Ce type de cuisson permet au bois de conserver sa forme. On dit que le charbon est du bois carbonisé. Une fois cuit, il est plus léger. Il est donc plus facile à transporter.Contrairement au bois naturel, le charbon ne craint pas l’humidité. De plus, il se consume plus lentement et crée ce qu’on appelle des braises.

Remets dans l’ordre les étapes de réalisation de cette meule. 4-1-5-3-2

Regarde le schéma ci-dessous et replace les mots au bon endroit.

Meule.jpg

Regarde la photo 3. Avec quel outil, les charbonniers ont-ils apportés la charbonnette ? Une brouette.

Selon toi, à quelle étape de la préparation de la meule sont-ils ? Ils viennent de poser la charbonnette.

Que doivent-ils faire après ? Recouvrir d’un manteau de feuilles et de terre.

Cherche les outils sur la photo 2 et 3 puis relie-les à leur utilisation.

pelle : pour jeter les braises chaudes dans le fourneau

rabot : pour enlever la terre et le mélange de feuilles

râteau à longues dents : pour décrocher le charbon encore chaud de la meule de terre sans se brûler

corbeille : pour transporter la charbonnette

échelle : pour monter sur la meule

râteau à petites dents : pour ramasser les feuilles

Colorie les saisons de couleurs différentes.

Pendant quelles saisons se passaient le travail du charbonnier ? Au printemps et en été.

Combien de mois cela durait-il ? 7 mois.

Regarde la photo 1 et lis l’enseigne du magasin. Que vois-tu d’écrit ? Café charbonnier.

Pour trouver le nom du métier de celui qui travaille dans cette maison, remets les lettres dans le bon ordre : CAFETIER Pour chaque maison, donne les matériaux utilisés pour la construction.

Hutte : fougères, terre, bois, herbe, feuilles Maison : tuiles, pierre

Quel est le nom de l’abri : La hutte.

Quelles sont les formes géométriques que l’on retrouve ? triangle, rectangle Comment fabrique-t-on l’abri du charbonnier ?

Remets les étapes dans le bon ordre. 3 – 1 – 2 – 4

Entoure les meubles essentiels : lit, poêle, table.

Qui habitait avec lui ? Femme, enfants, parfois d’autres charbonniers

Entoure les mots qui qualifient les vêtements que portent les personnages sur la photo 2.

Elégants Propres

N’est-ce pas curieux d’être si bien habillés pour travailler dans la forêt ? Les personnages sont bien habillés car : Ils posent pour la photo.

Fiche réponses métier du charron

Afin de retrouver la définition du métier de charron, replace au bon endroit les mots suivants :

Le charron était celui qui maîtrisait la fabrication tout ce qui pouvait rouler ou tourner. Il concevait donc des chariots, ou bien encore des véhicules hippomobiles, c'est-à-dire tirés par un ou plusieurs chevaux, et également des tombereaux (caisses servant à transporter des matériaux). Pour réaliser une roue, il devait connaître parfaitement les différentes essences de bois.Le charron était présent dans chaque village jusqu’à ce que le métier disparaisse avec l’arrivée des industries et des véhicules à moteur.

D’après toi, qu’est-ce que le charron n’a pas pu fabriquer ? Vtt, skateboard, quad, tracteur.

Maintenant relie les arbres et leur particularité à chaque composant de la roue :

L’orme est un bois dense, épais, et noueux qui ne se brise pas : Le moyeu est le cœur de la roue. Il reçoit les rais et la boite d’essieu et ne doit pas se fendre.

Le frêne est un bois mi-dur, souple, solide et élastique. La jante constitue le cercle de la roue. Elle supporte une charge importante et subit les obstacles des chemins.

Le chêne ou l’acacia sont des bois très robustes. Les rais (rayons de la roue) lorsqu’elles passent à la verticale supportent à elles seules tout le poids.


Regarde l’image 1 et le détail ci-dessous, que tient dans ses mains le jeune homme ? Une plane.


Vrai ou faux ?

Les différentes parties qui composent la roue ont été assemblées. VRAI

Le jeune homme est entrain de cercler la roue en bois avec du fer (entourer). FAUX

L’outil utilisé sert à creuser un trou. FAUX

L’outil utilisé sert à clouer le bois. FAUX

L’outil sert à façonner et à donner sa forme aux rais. VRAI

Regarde l’image 2 et décris ce que tu vois : Différents personnages, des femmes, deux roues, un personnage en train d’assembler la jante.

Comment est habillé le personnage au centre ? en vêtement de travail

Les personnages sur la photographie sont : figés, ils posent

D’après toi, quelle est la différence entre la roue de droite et celle de gauche ? Une des roues est terminée, toutes les parties ont été assemblées. Celle de droite est inachevée, le charron est en train d’emboiter la jante.

Qu’est-ce que fait le charron de droite ? Il assemble les rais dans les mortaises de la jante.

Dans les cadres, raye les termes qui te semblent incorrects :

Une fois que tous les éléments de la roue ont été assemblés, la roue peut être cerclée de fer. Le charron va entasser les cercles les uns sur les autres et allumer un feu. Lorsque le fer est devenu plus souple grâce à la chaleur, il peut le saisir avec des pinces. Le charron peut ainsi forcer le fer à prendre la forme du bois. Quand le fer est en partie entré sur la roue, il se sert du marteau pour le faire entrer totalement. La roue refroidie peut être examinée une dernière fois. Remets dans l’ordre les différentes étapes de la fabrication d’une roue : 2 – 4 – 1 – 5 - 3

Relie chaque outil à sa définition :

Tarière : outil muni d’un manche et d’une tige et qui sert à percer et creuser des trous dans le bois

Doloire : hache qui sert à dégrossir le bois

Rabot à rais : outil à fut court avec une partie métallique et une lame cintrée qui donne sa forme au bois

Calibre : roulette portant une entaille et servant de repère. Elle permet de donner la circonférence (le cercle) de la roue

Scie à araser : petit outil, léger qui permet de scier les tenons.

Fiche réponses du métier de sabotier

Sais-tu comment appelle-t-on l’activité du sabotier ? La saboterie

Replace les numéros sous les scènes correspondantes. 3 6 2 4 5 1

Quelle étape était généralement laissée aux femmes ? La décoration des sabots

Vrai/faux

Les sabots étaient aussi portés par les riches. Faux

Les sabots décorés étaient réservés pour les dimanches. Vrai

Pour se protéger du froid, on garnissait les abots de paille ou de chiffon. Vrai

Une paire de sabot pouvait durer toute une vie. Faux

Relie chaque outil à son utilisation :

Correction sabotier.jpg

Mots croisés

Mots croises.jpg















Fiche réponses métier du bûcheron, le doleur et le tonnelier

Complète le texte à trou avec les mots suivants :

Les bûcherons travaillent dans la forêt, ils ont construit un abri. La grume est le tronc de l’arbre débarrassé de ses branchages. Les planches de bois ont servi aux bûcherons pour faire un abri car ils vivaient dehors pour abattre les arbres. Un des bûcherons est assis sur la grume.

Vrai/faux

Les personnages sont habillés avec leurs vêtements de travail. Faux

La photo a été prise sur le vif. Faux

Les douelles sont empilées. Vrai

A l’aide des photos et des définitions, replace le nom des outils sur la carte postale.

Tonnelier.jpg

Encadre le mot qui convient :

Certains tonneliers/vannier débitaient eux-mêmes leurs merrains/grumes et ébauchaient leurs douelles/branchages, d’autres les commandaient à une professions de forestiers : les doleurs/charpentiers.

Cherche sur la carte postale les éléments suivants. Lesquels sont présents ? La forêt, des douelles

Associe les différentes parties du tonneau avec leurs définitions :

Les douelles sont les longues pièces de bois qui constituent le tonneau.

Un tonneau possède deux fonds qui servent à le fermer.

Les cercles entourent les douelles. Ils peuvent être ne fer ou en bois.

La bonde est le trou du tonneau qui sert pour le remplir.

1 fond 2 cercle 3 douelle

Remets dans l’ordre, les différentes étapes de la fabrication du tonneau 5-1-6-3-4-2

Décris les personnages

La colombe est portée par l’épaule d’un ouvrier et la scie est posée sur le pied d’un ouvrier qui est assis.

Parmi ces outils, lesquels n’appartiennent pas au tonnelier ? la tronçonneuse, la colombe, le coin, la batissoire.

Les corrections du livret du musée de la Reine Bérengère

Qui l’a fabriqué ? Louis-Léopold Tuiland

En quel matériau est-il réalisé ? Terre cuite

Pour qui a-t-il été réalisé et quel était son métier ? Denis Cordelet, charpentier

Que tient ce personnage dans sa main droite ? Une hache

Observe bien les détails du pichet, quels autres outils reconnais-tu ? Une scie, un marteau, un rabot, un ciseau à bois

Retrouve ce tableau dans le musée et note son titre: Portrait de Victor Lair

Quelle expression se dégage de ce portrait ? De la fierté

Quels sont les deux éléments qui te font penser qu’il s’agit de la représentation d’un charpentier ? La poutre et l’arbre

Complète ce texte à l’aide des mots suivants :

Le compagnonnage rassemble différents corps de métiers du monde ouvrier et de l’artisanat. Le titre de Compagnon est attribué à l’élève qui, après avoir rempli son temps d'apprentissage et s'être perfectionné sur le tour de France, a réalisé un travail appelé communément chef-d'œuvre.

A ton avis, quels éléments nous permettent de voir qu’il s’agit d’un compagnon ?

  • le ruban rouge à son chapeau et la boucle d’oreille
  • le bâton

Inscris les numéros des éléments du portrait selon qu’ils sont en premier plan ou en arrière plan.

  • Premier plan : 2, 5
  • Arrière plan : 1, 3,4

Vrai/faux

Le charpentier fabrique et monte les structures en bois des maisons et de leurs toitures. Vrai

Remet les numéros dans le bon ordre pour reconstituer la lithographie du sabotier.

Tableau.jpg

Barre les mots qui te semblent incorrects.

L’artisan est dans son usine/atelier. Il creuse/scie le sabot avec la tarière/le rabot. En travaillant, il a fait tomber des copeaux/de l’écorce.

Compare la lithographie et le portrait de Victor Lair

Noir et blanc (Lithographie)

Couleurs (Portrait)

Mat (Litographie)

Brillant (Portrait)

Intérieur (Lithographie)

Extérieur (Portrait)

Long à réaliser (les deux)

Figé (Portrait)

En mouvement (Lithographie)

Dans cette salle, note tous les meubles et objets qui sont en bois : la table, le banc, le lit, le berceau, le promenoir, le porte-couverts, le rouet, le basset, la maie, l’armoire, l’horloge, …

Sais-tu comment appelle-t-on celui qui fabrique les meubles ? Le menuisier

Lorsque le menuisier travaille du bois précieux, il porte le nom d’ébéniste.

Son nom vient d’un bois précieux noir, lequel ? L’ébène

À l’aide de ce rébus, trouve les essences les plus utilisées en menuiserie dans la Sarthe. Guignier Chêne

Regarde avec attention le bas du buffet. Quels détails y vois-tu ? Une corbeille et des tiges fleuries

Cette technique de décoration est appelée de la marqueterie, mais sais-tu exactement ce qu’est la marqueterie ? C’est un découpage et une incrustation de différents bois.

Complète la grille avec les mots que tu as appris aujourd’hui

Mots croises2.jpg

Textes supplémentaires pouvant être étudiés

Philémon et Baucis, Ovide

Dans une région montagneuse de la Phrygie, il y avait jadis deux arbres que les paysans se montraient du doigt, de près ou de loin, et pour cause, car l’un était un chêne, l’autre un tilleul et cependant ils n’avaient qu’un seul tronc. L’histoire qui raconte comment ceci advint fournit la preuve de l’immense pouvoir des dieux et de la façon dont ils récompensent les humbles et les pieux.

Parfois, lorsque Jupiter se lassait de goûter au nectar et à l’ambroisie de l’Olympe ou même, un peu, d’écouter la lyre d’Orphée et de regarder danser les Muses, il lui arrivait de descendre sur la terre pour y courir l’aventure, déguisé en simple mortel. Pour ces randonnées, son compagnon favori était Mercure, le plus amusant de tous les dieux, le plus sagace et le plus fertile en ressources. L’excursion qui nous occupe avait un but bien déterminé; Jupiter voulait savoir jusqu’à quel point le peuple phrygien pratiquait l’hospitalité. Le père des dieux et des hommes s’intéressait très particulièrement à cette vertu puisque tous les hôtes, tous ceux qui cherchent refuge dans un pays étranger se trouvaient sous sa protection personnelle.

Les deux dieux prirent donc l’apparence de pauvres vagabonds coureurs de routes et se promenèrent au hasard à travers le pays, frappant à chaque chaumière basse, à chaque grande maison qu’ils venaient à passer, demandant partout de quoi se restaurer et un coin pour se reposer. Personne ne voulut les recevoir; toujours, on les congédiait avec insolence et la porte se refermait. Cent fois et davantage, ils répétèrent leur essai; partout ils furent traités de même. Ils arrivèrent enfin devant une cabane à l’aspect le plus humble; c’était la plus pauvre de toutes celles qu’ils avaient vues jusqu’ici et couverte d’un simple toit de roseaux. Mais là, quand ils frappèrent, la porte s’ouvrit toute grande et une voix aimable les pria d’entrer. Ils durent se courber pour passer le seuil tant la porte était basse, mais quand ils eurent pénétré à l’intérieur, ils se trouvèrent dans une pièce chaude et accueillante et surtout très propre, où un vieil homme et une vieille femme aux bons visages leur souhaitèrent la bienvenue de la façon la plus amicale et s’affairèrent à les mettre à l’aise.

Le vieil homme poussa un banc devant l’âtre et les pria de s’y étendre pour reposer leurs membres fatigués et la vieille femme y jeta une couverture. Elle se nommait Baucis, dit-elle aux étrangers, son mari s’appelait Philémon. Ils vivaient depuis leur mariage dans cette chaumière et ils y avaient toujours été heureux. « Nous sommes de pauvres gens, mais la pauvreté n’est pas un si grand malheur quand on est prêt à l’accepter, et un esprit accommodant peut être lui aussi d’un grand secours », conclut-elle. Tout en parlant, elle vaquait à de menues tâches et se préoccupait de leur bien-être. Elle souffla sur les braises du foyer jusqu’à ce qu’un bon feu y reprît vie; au-dessus des flammes, elle suspendit une petite marmite pleine d’eau; comme celle-ci commençait à bouillir, le mari rentra, portant un beau chou qu’il était allé cueillir dans le jardin. Le chou alla dans la marmite, avec une grande tranche du lard qui pendait à une poutre. De ses vieilles mains tremblantes, Baucis prépara la table qui était bien un peu boiteuse, mais elle y remédia en glissant un éclat de poterie cassée sous un pied. Sur la table elle déposa des olives, des radis et quelques oeufs cuits sous la cendre. Le chou et le lard étaient maintenant à point; le vieil homme approcha deux couches délabrées de la table et pria ses hôtes d’y prendre place et de faire honneur au repas.

Un instant plus tard il posait devant eux des coupes en bois de hêtre, et une jarre en terre cuite contenant un vin qui avait un goût prononcé de vinaigre et largement coupé d’eau. Mais Philémon semblait heureux et fier de pouvoir joindre cet appoint à leur souper et il prenait grand soin de remplir chaque coupe à peine vidée. Les deux vieillards étaient si contents et tellement surexcités par le succès de leur hospitalité, qu’il leur fallut tout un temps pour s’apercevoir d’un étrange phénomène. La jarre restait toujours pleine; quel que fût le nombre de coupes versées le niveau du vin ne baissait pas. Quand enfin ils se rendirent compte du prodige, ils échangèrent un regard terrifié et ensuite, baissant les yeux, ils prièrent en silence. Puis, tout tremblants et d’une voix mal assurée, ils implorèrent leurs hôtes de leur pardonner la pauvreté des mets offerts. "Nous avons une oie ", dit le vieil homme. " Nous aurions dû la donner à vos Seigneuries. Mais si vous consentez à patienter un peu, nous allons la préparer pour vous. " Mais la capture de l’oie s’avéra une entreprise qui dépassait leurs maigres forces. Ils s’y essayèrent en vain et s’y épuisèrent, tandis que Jupiter et Mercure, grandement divertis, observaient leurs efforts. Et quand Philémon et Baucis, haletants et exténués, durent enfin abandonner leur chasse, les dieux sentirent que le moment d’agir était venu pour eux. Ils se montrèrent, en vérité, très bienveillants. "Ce sont des dieux que vous avez hébergés et vous en serez récompensés", dirent-ils. " Quant à ce pays inhospitalier qui méprise le pauvre étranger, il sera châtié, mais pas vous. " Ils prièrent les deux vieillards de sortir avec eux de la chaumière et de regarder autour d’eux. Stupéfaits, Philémon et Baucis ne virent plus que de l’eau partout. La région tout entière était submergée, un grand lac les entourait. Les voisins ne s’étaient jamais montrés bien aimables pour le vieux couple, qui néanmoins pleura sur eux. Mais une autre merveille sécha les larmes des bons vieillards. La cabane qui depuis si longtemps était leur demeure se transformait sous leurs yeux en un temple majestueux, au toit d’or soutenu par des colonnes du plus beau marbre.

« Bonnes gens », dit Jupiter, « exprimez un voeu et nous vous l’accorderons aussitôt.» Les deux vieillards chuchotèrent un instant, puis Philémon parla: « Qu’il nous soit permis d’être vos ministres et les gardiens de ce temple - Oh, et puisque nous avons si longtemps vécu ensemble - ne laissez aucun de nous demeurer seul, un jour; accordez-nous de mourir ensemble. » Émus, les deux dieux acquiescèrent. Longtemps le vieux couple servit dans le grand édifice, et l’histoire ne dit pas s’il leur arriva parfois de regretter leur chaumière douillette et les flammes joyeuses de son âtre. Mais un jour qu’ils se tenaient l’un près de l’autre devant la magnificence dorée du temple, ils se mirent à parler de leur vie ancienne, si dure et cependant si heureuse. Ils étaient maintenant parvenus à un âge très avancé, et soudain, comme ils échangeaient leurs souvenirs, chacun s’aperçut que l’autre se couvrait de feuilles. Puis une écorce les entoura. Ils n’eurent que le temps de s’écrier tendrement: «Adieu, cher compagnon»; les mots avaient à peine passé leurs lèvres qu’ils étaient transformés en arbres. Mais ils étaient toujours ensemble; le chêne et le tilleul n’avaient qu’un seul tronc.

De partout on venait admirer le prodige et des guirlandes de fleurs garnissaient toujours les branches pour honorer ce couple pieux et fidèle.

Le poème du charbonnier par André Theuriet

Le charbonnier

Rien n’est plus fier qu’un charbonnier
Qui se chauffe à la braise ;
Il est le maître en son chantier
Où flambe sa fournaise.
Dans son palais d’or,
Avec son trésor,
Un roi n’est pas plus à l’aise

Il a la forêt pour maison
Et le ciel pour fenêtre,
Ses enfants poussent à foison
Sous le chêne et le hêtre ;
Ils ont pour berceau
L’herbe et les roseaux,
Et le rossignol pour maître.

Né dans les bois, il veut mourir
Dans sa forêt aimée ;
Sur sa tombe, on viendra couvrir
Un fourneau de ramée :
Le charbon cuira,
Et son âme ira

Au ciel, avec la fumée.

Bibliographie

Ouvrages généraux :

  • ARNOULT (Annie), La grande aventure des scieurs de long, revue française et généalogie, n°103, avril-mai 1996
  • AZIRE (Véronique), Outil des artisans, ed. De Borée, collection la mémoire du temps, Octobre 2007
  • BENOIT (Yves) et DIROL (Danièle), Les guide de reconnaissance des bois de France, ed. Eyrolles, 2000
  • BONA (Chantal et Jacques), Les outils du bois, ed. Flammarion, collection La maison rustique, 2003
  • BOUTON (André), Le maine, histoire économique et sociale, XIXe l’aube des temps nouveaux, imprimeries Floch, 1974
  • BOIS (Paul), Paysans de l’ouest, ed. Flammarion, 1971
  • COMTE (Hubert), Des outils et des hommes, Livre de poche jeunesse, Paris, 1984.
  • FELLER (Paul), TOURRET (Fernand), SCHLIENGER (Philippe), L’outil, EPA, 2000.
  • HUBERT (Raymond), Le temps des artisans, Hier et demain, Paris, 1980.
  • ICHER (François), La France des artisans et des métiers, du Moyen-âge à l’époque industrielle, ed. de la Martinière, 2003
  • LAURENT (J-P), Le sabot de Jupilles, province du Maine, T. XIII, 1984, p 330-335.
  • LIGNE (André), La Sarthe au travail, au début du XXe siècle, ed. Alan Sutton, 2006
  • MOURAT (Jean Noel), Les objets de nos campagnes, Hatier, Paris, 1994.
  • NEANT (hubert) et CADIOU (Raymond) (sous la dir.), Métiers oubliés ou disparus, lycée Robert-Garnier, La Ferté-Bernard, 1977
  • NOEL (Michel) et BOCQUET (Aimé), Les hommes et le bois, ed. Hachette, collection la mémoire du temps, 1987
  • PIETRIN (Nicolle), Des chênes de Bercé à la plus grande cuve du monde, Le Grand Bercé, n°22, Janvier 2002
  • PLESSIX (René), Monographie sur l’industrie des sabots à Neufchâtel, Cahier du Saosnois, n°12, 1988,
  • ROUSSEAU (Francis), L’univers du bois, Solar, Paris, 1999.
  • VELTER (André), LAMOTHE (M-J), Le livre de l’outil, tome 1 la terre – le bois, collection Denoël/Gentier, édition Hier et demain, Paris, 1976.
  • Le grand livre du bois, ed. Place des victoires, 2002
  • Office National des Forêts, De l’arbre au bois, Office National des Forêts, Paris, 1997.


Livres pour enfants :

  • BAUMANN (Anne-Sophie), Pourquoi coupe-t-on les arbres ?, Tourbillon, Paris, 2006.
  • PARKER (Steve), Les matériaux : le bois, Gamma, Bonneuil-les-Eaux, 2002.
  • VERMOREL (Alice), Touchez du bois !, Epigones, Paris, 1992.

Site Internet :

  • www.menuiserie-caserotto.com
  • http:/environnement.ecoles.free.fr

Renseignements pratiques

Archives départementales de la Sarthe

9, rue Christian Pineau-72016 Le Mans cedex 2
M. Pierre Darlot, enseignant détaché et responsable du service éducatif
Email : pierre.darlot@cg72.fr
Téléphone : 02 43 54 74 74

Musée de la Reine Bérangère

7, rue de la Reine Bérengère-72000 Le Mans
Horaires d’ouverture :
Ouvert du mardi au dimanche : 14h-18h (le matin sur rendez-vous) et du 1er juin au 30 septembre : 10h-12h30 et 14h-18h30
Mme Françoise Froger, attachée de conservation et responsable du service éducatif des musées du Mans
Email : francoise.froger@ville-lemans.fr
Téléphone : 02 43 47 38 51
Tarifs pour les scolaires :
Visites libres gratuites
Visites-conférences : 14 € par classe pour les écoles du Mans, et 25 € pour les écoles hors de la ville du Mans

Musée du bois et de l’artisanat (actuellement fermé)

Le Bourg-72500 Jupilles
02 43 79 48 69
02 43 44 64 17
Horaires d’ouverture :
Ouvert de Pâques à la Toussaint (sauf le lundi) de 14h30 à 18h30 et sur rendez-vous pour les groupes

Maison du sabot et des métiers d’antan

Place Maxime Boisseau-72600 Neufchâtel-en-Saosnois
02 43 97 75 54
Horaires d’ouverture :
Ouvert les dimanches et jours fériés des mois de juillet et août de 15h30 à 18h30
En-dehors de ces horaires, s’adresser aux commerçants de la commune
Visite libre ou commentée pour les groupes sur réservation (présentation des techniques et outils)
Accès libre

Musée des métiers de Saint Laurent de la Plaine

Place de l’Abbé Moreau-49290 Saint Laurent de la Plaine
Tel : 02 41 78 24 08
Fax : 02 41 78 56 87
Email : contact@musées-metiers.fr
Web : www.musées-metiers.fr
Horaires d’ouverture :

  • du 6 avril 2008 au 31 mai 2008 : dimanche et jours fériés de 15h à 19h
  • du 1er juin au 30 octobre 2008 : du mardi au samedi de 14 h 30 à 18 h 30 et les dimanches et jours fériés de 15h à 19h. Fermé le mardi
  • pour les groupes (à partir de 20 personnes) : ouvert toute l’année sur réservation

Tarifs pour les scolaires :

Enfant : 3,20 € (1 accompagnateur gratuit pour 7 enfants)
Forfait visite guidée moins de 20 personnes : 100 €
Visites guidées sur les métiers du bois et ateliers proposés

Office national des forêts

Service départemental Maine et Loire, Mayenne, Sarthe
13 avenue du Général de Gaulle-72000 Le Mans
Tel : 02 43 24 44 70
Responsable : M. Noel
Gardes forestiers : M. Clemence, M. Gouchet

Les illustrations

En plus des illustrations intégrées aux livrets jeux et aux fiches techniques, nous avons ajouté dans la mallette pédagogique des images de feuilles d'arbre imprimé en A5 et d'essences de bois en A4. Pour une meilleure manipulation, les images ont été plastifiées.

Le cerisier
Le frêne
L'orme
Le peuplier
Le platane
Le sapin
Le tilleul
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